‹ Essai sur les variations de l'uréeChapitre 26 sur 70 · DES POINTES · texte numérisé non relu

DES POINTES

Bout de langue 0"00l = i/i ligne.

Pulpe des doigts de la main 0»00-2 = 1 ligne.

Surface rouge des lèvrea

Face palmaire de la deuxième phalange 0«004 =. 2 lignes.

des doigts*

Face dorsale de la 3* phalange i

^"' ''" "°? : ;••,••;:;••;• o-ooe = 3 lignes.

Face palmaire au-dessus de la tôte des |

métacarpiens »

Le dos et le bord de la langue. . \

La partie non rouge des lèvres > 0n009 z= 4 lignes.

Le métacarpe du pouce )

Le bout du gros orteil

La face dorsale de la 2* phalange des!

doigts. l 0"011 = 5 lignes.

La paume de la mam ( °

La peau de la joue

La face externe des paupières

La muqueuse du palais ObOIS = 6 lignes.

La pommette \

La face plantaire du métatarsien du gros |

orteil } 0«016 = 7 lignes.

La face dorsale de la {''«phalange des t

doigts .'

La fdce dorsale des têtes des os méta-\ ^ ^ ,.

cprpiens { O"»'» = » ^'K^^s.

Les gencives 0"OiO = 9 lignes.

U région zygomatique. . . . | (,.023 = iO lignes.

La partie inférieure du front J °

La partie inférieure de l'occiput 0»027 = 12 lignes.

Le dos de la main 0"032 = U lignes.

La région sus-hyoïdienne 0"034 = \o lignes.

A la rotule 0n»036 =: 46 lignes.

Au sacrum

A Tacromion

^}f ^®®^- ) 0-041 = 18 lignes.

A lavant-bras '

Au genou

Au dos du pied près des orteils

Austernum 0"045 =: 20 lignes.

(1) Loncet. Physiologie 3* édit, t. Iil,p.66.

Ati rachis,lelongdes cinq vertèbres dor-\

sales Hupâneurea ...• f - *« at v «*

n V j ir * i y 0«aOS ^^ 24 lignes»

Près do rocciput * •♦•.(

A In région lombaire. » » • • • j

Aiî mchia, dans le milieu du mu; dans!

le miliea du dos ,..,.,,,. |

Au bras > 0«'Û7 =^ 30 ligneaJ

A la cuisse . . , ♦ « l

A la jambe • , I

E. H. Weber n'a exploré ainsi que la sensibilité physiologiquo. En 1849, Browai^Séquard euiridée de se snrvip de ce précieux moyen pour mesurer lêi^ altérations de la sensibilité tactile dans les affections du système nerveux. L'instrument employé pour cette exploration porte le nom d' j-Esihésiomètre^ et la méthode celui à\Esihésmnéiiie.

Nous citerons et décrirons l'œsthésiomètre de Brown-Séquard, celui de fiieveking, celui do Ogle quil appelle compos aphmétrique, celui de Jîic* coud ; enfin nous indiquerons comment ces instruments peuvent être aisément remplacés.

ï"* ^Esihémmètre de Brown-Séçuard (i), — C'est simplement le compas de cordonnier ou le podomètre dans lequel les deux liges perpendiculaires à la régie graduée sont terminées en pointes. Une seulo de ces tiges est mobile et peut être fixée par la pression d*uno vis à distance voulue de rautre tige*

L'eestbésiomôtre de Sieveking (2} est construit sur le même modèle, c'est aussi un podomètre.

Collin vient d'en proposer un semblable,

2" Compas aphmêlrù/ue de /.- W. Ogle (3), — Il se compose d'un compas ordinaire et d'une plaque en

{\) lùnvmû de physiologie, Paris 1858, p. 346,

(i BriLish and Ibreign nicd.-chirarg. Review, i8S8, p, ^80,

(3) Beale's Archives of medeciaej London 1839, vol, h

forme de cadran sur laquelle se trouve un index; cet index est fixé par une de ses extrémités à Tune des branches du compas. La branche mobile entraîne avec elle Tindex lorsqu'on Técarte de l'autre branche, et le degré d'écartement des deux pointes est indiqué par rindex sur le cadran.

3® Compas de Jaccoud {\). — Jaccoud a fait construire un compas qui donne toutes les indications désirables pour les besoins de la clinique. C'est un compas ordinaire long de O^OQ et muni d'un arc de cercle gradué; c'est en somme un compas d'épaisseur de Baudelocque de dimension moindre et dont les branches sont droites. Les divisions de l'arc gradué correspondent à des centimètres et les subdivisions à des quarts de centimètre.

Cet arc de cercle peut se reployer sur les branches du compas qui prend alors un petit volume.

4® Compas ordinaire. Epingles. — Un compas ordinaire fait un très-bon œsthésiomètre pourvu que ses pointes ne soient pas trop aiguës. Il faut seulement, une fois l'écartement des pointes amené au degré nécessaire à la production de la sensation double," lé mesurer directement à l'aide d'une règle graduée.

A défaut d'instrument spécial, on peut encore se servir de deux épingles et d'une règle de bois ordinaire ou mieux d'une règle graduée. Pour cela, on enfonce l'une des épingles vers l'extrémité de la règle, puis on pique la seconde près de la première, on essaie ce petit appareil au contact de la peau, et par tâtonnement on arrive à donner aux deux épin -

(i) Jaccoud. Des paraplégies et do Tataxie. Parifi,1866, p. 679.

glos le degré d'ecartement qui correspond au degr de sensibiliti' do la région explorée.

Précauiiom à prmdre pour pratiquer t njsthésiomé'- (rie (1). — Quoi que soit rinstrumenl dont on se serve il faut veiller à ce que les pointes soient mousses; ce n'est pas, en cfTct,une piqûre qu'il faut produire, c'est un contact sans pression. Les pointes, condition cssentielloi doivent être appliquées simultanément, sous peine de déterminer deux impressions successives donnant lieu à une double sensation pour un écartement moindre que celui qui se trouverait en rapport avec le degré réel de la sensibilité. Peut-être trouve ra-t-on lii, au contraire, une raison pour n'appliquer les pointes que successivement. Ce serait mal comprendre lo but do reesthésiomélrie. Elle recherche, en effet, à quel écartement des pointes correspond la cessation de la confusion des deux impressions en une seule, et à quello limite le tégument est susceptible de percevoir la sensation d* écartement, étant donné le degré œsthésiométrique physiologique comme point de comparaison*

Le malade doit être attentif mais ne doit par voir la main qui opère. Ce qui importe, c'est que le sujet réponde d'après ses sentuitions et non pas d*après ridée qu'il se fait de rexpérienco. Toutes les fois que lo malade a accusé une sensation, la sensation de deux pointes par exemple, il faut contrôler son dire vn n^appliquant plus qu'une pointe et en variant les applications de manière à constater la sincérité ou rexaetitude des réponses et dos sensations,

Brown-Séquard fait observer que dans les cas

(l) Brown-Siquurd, Art, .Ksthrsiomèlro du DictioiUKiirc cnry-

d'anesthésie considérable, les pointes peuvent être appliquées Tune après l'autre et ne donner cependant qu'une seule sensation. La lenteur de la transmission est quelquefois telle, d'après ses observations, que le malade n'accuse qu'une seule sensation bien qu'un intervalle de 40 et même de 50 secondes sépare les applications successives de la première pointe restant appliquée et de la seconde qui s'y ajoute. L'œsthésiomètre peut donc ainsi servir à donner la notion de la vitesse de la transmission des impressions tactiles.

Une précaution importante à prendre est encore de n'appliquer l'appareil que perpendiculairement ou au moins obliquement à l'axe du membre. On ne court pas ainsi le risque de faire porter les pointes sur un même filet nerveux qui, quel que soit son degré de sensibilité, recevant deux impressions égales et simultanées, les percevrait comme une seule. Nous avons vu souvent appliquer l'œsthésiomètro parallèlement à l'axe du membre et la double sensation no se produire que pour un très-notable écartement; appliquait-on l'instrument perpendiculairement dans la même région, on trouvait la double sensation pour un écartement beaucoup moindre. Comment expliquer ce fait, si ce n'est en admettant que dans le premier cas les deux pointes portaient sur un même filet nerveux?

2"* Sensibilité à la douleur. — La sensibilité à la douleur s'explore par des procédés plus simples que la sensibilité tactile.

Deux procédés sont généralement en usage :

La piqûre et la traction des poils.

La piqûre s'exerce avec une épingle : les seules

precaulions à prendre sont do ne pas blesser le mn* lade sous prétexte qu'il ne sent pas.

J^ traciion des pmis doit être plus forte qu*on ne le pense, aux membres inférieurs surtout, pour produire une véritable douleur, principalement lorsque l'on tire sur plusieurs poils u la fois.

C'est un moyen d'exploration que nous ne voulons pas rejeter absolument, mais qui pourtant est défectueux : la traction des poils produit en effet deux sortes de sensations : une première engendrée par le redressement des bulbes pileux et la tension do la peau; c'est la sensation tactile; une seconde est la sensation do douleur naissant sous Tinfluence d'une traction plus énergique et d'un commencement de traumatisme.

Bref, tous les moyens capables de produire de la douleur sans nuire au malade peuvent être utilement employés pour explorer ce modo de sensibilité,

Gublcr et Onimus ont recours au pincement pratiqué à Taide d'une pince construite exprès. Cette pince est munie d*un cadran qui indique Técartement des branches, et par conséquent l'épaisseur du pont de peau qu'il est nécessaire de pincer pour engendrer do la douleur.

3" Semibilitê thermique. — La sensibilité au froid et au chaud est, nous l'avons déjà dit, celle qui sub siste le plus longtemps, malgré les altérations des centres nerveux*

Le moyen d*exploratîon do ce mode do sensibilité est des plus simples ; il consiste dans Tapplication successive d'un corps chaud et d'un corps froid quelconque. On conçoit qu'il faut

p prendre M

garde de brûler le malade en cherchant à lui faire percevoir la sensation de chaleur.

Il suffit que le corps chaud soit à une température de quelques degrés supérieure et le corps froid de quelques degrés inférieure à la température normale. Une éponge humectée deuis le premier cas d'eau à +40' ou +50^, et dans le second d'eau à + 10* ou + 15* remplit parfaitement le but. Il n'est nullement besoin de prolonger l'application ; un simple contact suffit.

L'œsthésiomètre de Liégeois peut donner de précieux renseignements sur la sensibilité thermique.

JEsthésiomètre de Liégeois. — L'œsthésiomètre de Liégeois (fîg. 45) ressemble à celui de Brown-Sé-

Fig. 45. — iEsthésiomAlre de Liégeois.

quard; c'estaussi un podomètre EF. Il en diffère en ce que chacune des tiges est remplacée par un petit réservoir conique ou cylindrique AB et AA'de 0"*,02 ou 0",03 cubes de capacité, du fond duquel on peut faire saillir les pointes D et C. L'instrument ainsi disposé peut servir à deux fins : fait-on saillir les pointes du fond des réservoirs , on a un œsthésiomètre ordinaire servant à l'exploration de la sensibilité au contact. Ne faiton pas saillir les pointes et remplit-on les deux réservoirs d'eau à une température différente , on a un instrument qui donne la limite de la zone cutanée,

incapable de diflereneicr deux impressions calorifiques simultanées; ou, si Ton aime mieux, qui indique à quelle limite deux impressions caloriOques simultanées cessent d'être perçues comme une seule : eii un mot, le degré aiSthé$ioméiri(jite thermique.

Cette dernière indication, ce second mode d*a3sthésiométrie est nouveau et mérite une étude approfondie,

ExploratlDii des sens spéciaux* — Les maladies du système nerveux produisent, on le sait, des troubles, non-seulement de la sensibilité générale, mais aussi des sens spéciaux : vue, ouïe, odorat, g 0

Nous n'avons pas à examiner ici les procédés et instruments divers en usage pour le diagnostic des maladies des yeux ou des oreilles, nous en avons déjà dit le motir Mais il nous appartient sans aucun doute i de passer en revue les procédés d'analyse des altérations symptomatiques de ces organes, c*est*à-dire des troubles fonctionnels qui y surviennent sous riniluence' des lésions nerveuses centrales. Le lecteur est en droit d'exiger do nous les moyens de répondre à cette question : Dans quel état se trouvent les sens?

I. Sens de la vue. — Chez un malade atteint d'une lésion du système nerveux central (hémorrliagie, embolie, tumeur, etc.), on peut rencontrer les troubles suivants du sens do la vue : P diminution de la puissance visuelle à tous les degrés, depuis l'amblyopie légère jusqu'à raoïaurose complète ; 2* daltonisme ; 3° le strabisme, la diplopie, la myose et la mydriase sont des symptômes que te médecin doit fréquemment rechercher dans les cas dont il est ici question.

1* L'analyse rigoureuse du symptôme amblyopie, la mesure de raciiité visuelle constitue un chapitre des plus importants de Toplithalmologie. La méthode est la suivante (1) :

La finesse de la vue s'évalue par le degré de ténuité des objets vus à une même distance.

Il s'agit de déterminer le degré de la sensibilité rétinienne. Pour cela, il faut connaître l'étendue de l'image la plus petite qui, à une distance donnée, peut être nettement perçue. Dans l'œil normal et adulte, ce minimum d'étendue est O""! et sous tend à la distance de 1 pied (0"324) un angle de 1 minute (0"°0045) (2). C'est de cette unité qu'on part pour mesurer le degré d'acuité visuelle.

Des échelles ont été dressées comme il va être dit: l'unité est le caractère d'imprimerie de 0"°1 de diamètre. Une phrase est composée avec ce caractère et porte le n' 1. Elle doit être lue à la distance de i pied (0"324). Le n* 2 est égal au double du nM ; le n* 3 est égal au n* 2 plus le n* 1 , etc. , de telle façon que chaque numéro est égal au numéro qui le précède plus l'unité. Quant à la distance à laquelle chaque numéro doit être lu, elle augmente dans le même rapport, en sorte que le n® l devra être lu par un œil adulte et normal à 2 pieds (0"648;, le n* 3 à 3 pieds (0"'972), et ainsi de suite.

On fait lire à une distance quelconque des caractères de moins en moins gros, jusqu'à ce qu'on soit arrivé au caractère le plus petit que le sujet puisse

(I)Wccker. Traité théorique et pratique des maladies des yeux. Paris, 1866, t. II, p. 414.

(î) Helmholtz. Optique physiologique, 1866. — Schultze. Sitzungsberichte der niederrb. Gesellsch. in Bonn. 1861, p. 97.

voir disUnclement; on lit sur l échelle lo numéro du caractère, soit N ; on mesure la distance à laquelle il est lu, soit D; S étant l'acuité visuollo, Donders(l) a montré qu'on avait :

En pratique, le médecin se contente de faire lire

à son malade des caractères d'imprimerie de différents calibre qu'il pla«?o à une distance fixe. Il juge de Tacuité visuelle d'après le caractère qui est lu avec facilité; mais il faut pour cela qu'il ait dans l'esprit la valeur, c'est-à-dire lo numéro lypographicjuo du caractère qu'il soumet à son malade. On comprend qu'au lieu de faire varier lecaractère, on puisse faire varier la distance ; la formule subsiste toujours.

2" Daltonisme; ce symptôme est la perversion dans Tappréciation des couleurs. La définition, k elle seule, implique le mode de constatation.

3" Lo sirabisme est révélé par la simple inspection attentive et par Tétude des mouvements de TœiL

Lu dipbpie ou vision double est aussi facilement reconnue* 11 suffit d'exposer un objet, lo doigt, par exemple, aux regards du malade, de le promener devant ses yeux et de lui demander s il perçoit une ou deux images.

La myose et la mydriase se constatent par T étude des mouvements de l'iris sous Tinfluence de variations do lumière, par la comparaison de Tétat des deux pupilles et enfin par la mensuration exacte de la dilatation pupillaire. Pour cette mensuration, notre collègue le D^ Dubujadoux a imaginé Finstrument suivant ; c est un podomètre dont les deux tiges pa-

(i) Donderscité par Perrin, loco dtato*

rallèles sont remplacées par deux crins tendus au moyen d'un étrier.

Pour faire une mensuration, on approche l'instrument de la cornée et on amène les deux crins chacun à l'extrémité du diamètre de la pupille, de telle sorte que le plan horizontal, par exemple, passant par l'un des crins, passe par l'extrémité correspondante du diamètre vertical de la pupille. On lit ensuite sur l'échelle la valeur de Técartement des crins.

IL Sens de fouïè. — Le procédé de la montre est le seul pratique et exact pour l'exploration de l'acuité auditive. On approche plus ou moins une montre de l'oreille du sujet et l'on juge de l'acuité auditive d'après la distance à laquelle on est obligé de la placer pour que le sujet en entende le tic tac. On peut encore, dans les cas de surdité avancée, placer la montre entre les dents du sujet.

IIL Sens du goût et de F odorat. — Il suffît, pour explorer ces sens, de faire goûter des corps sapides ou sentir des corps odorants. Mais il est une erreur que l'on commet trop souvent : on offre des corps qui émettent des vapeurs caustiques (ammoniaque, acide acétique) et qui éveillent non pas la sensation gustative ou olfactive, mais la sensation douleur.

Exploration du sens musculaire. — L'impression qui donne au sensorium la notion de la contractilité musculaire et de son degré est l'expression du sens musculaire.

La seule méthode précise d'exploration de la sensibilité musculaire est celle de l'estimation pondérale imaginée par Weber. Lorsqu'un corps pesant porte sur T extrémité d'un membre, il produit plusieurs impressions : une première de contact; une seconde de pression en raison du poids, toutes

doux du domaine do la sensibilité tactile; uni* Iroî^ sieme 00(111 do refTort a faire pour soutenir le poids; celte dernière nppartioiil u la sonsibilité niuseulaire. Webera recherché jusipi*à queUo limite 1* homme à Fétat physiologique a conscience de la mesure do TefTort qu'il oppose; d'après Jaccoud, il aurait trouvé qu'aux membres supérieurs il n'y avait conscience d'un elFurt difTérenl que pour des poids a qui sont ejitro eux comme 39 est a 4(K » Nous n^avons rien pu constater do semblable.

Jâecoud a montré que la sensibilité musculaire est beaucoup moins délicate aux membres inférieurs où elle ne sait différencier que des poids entre lesquels existe un écart de 50 à 70 grammes. 11 décrit ainsi lo procédé qujl emploie :

<c J'ai deux sacs carrés ; lo bord ouvert porte à chacun de ses angles un cordon qui sort à fixer lo sac au Cûu-de-pied ; la constriction doit être assez forte pour qu'il n'y ait pas ballottement, et pour que le petit appareil ne puisse pas glisser sur la jambe lorsque rindividu la soulève. Je place d'avance dans chacun de ces sacs un poids différent; je fais coucher le sujet de manière que ses membres inférieurs dépassent de toute leur longueur lo bord du lit; cela est facile s'il n"y a pas de montant aux extrémités. Dans le cas contraire, je fais coucher le malade en travers, un aide maintient lo haut du corps. Les yeux étant alors bandés, je fixo le sac le plus léger à Tun des cous*de-pied, et je prescris rélévation de la jambe ; je laisse les choses en cet élat pendant quelques instants pourque Fimpression soit parfaitement pcreue, et je fais replacer le malade dans sa position première. Alors, et avec toute la rapidité possi-

ble, je substitue le sac plus lourd, et je recommence répreuve; si le sens musculaire est intact, Tindividu apprécie la différence de poids par l'effort plus grand qu'il est obligé de faire pour le soulever et le porter avec sa jambe dans l'extension droite. Si, au contraire, la sensibilité musculaire spéciale est diminuée ou perdue, il faut donner aux poids un écart considérable pour qu'ils soient appréciés; souvent même l'appréciation est faite en sens inverse, et le poids le plus lourd est indiqué comme le plus léger. »

0 Un autre procédé plus rapide consiste à fixer aux deux membres inférieurs des poids différents et à faire élever les deux membres simultanément; en cas d'anesthésie musculaire, le malade n'accuse aucune différence d'un côté à l'autre; alors même que les poids varient de 100 à 500 grammes et au delà» {{).

Nous proposons la modification suivante: d'après le premier procédé, au moment de la substitution du poids le plus lourd au poids le plus léger, il faut dénouer le premier sac et fixer le second; c'est cette manœuvre qu'il y a lieu d'abréger et de simplifier : qu'au lieu de deux sacs, on ait un lien "soutenant un crochet ; que l'on fixe le crochet avec le lien à la jambe du sujet, et qu'au crochet l'on suspende les poids voulus : les poids ont ordinairement des anneaux; s'ils n'en avaient pas, il serait facile d'en improviser au moyen d'un bout de ficelle. On comprend combien dès lors la substitution d'un poids à l'autre devient commode.

Exploration de la motillté. — Nous étudions les procédés d'exploration de la motilité au cha-

(i) Jaccoud. Les paraplégies et l'ataxie/p. 67îf, ou bien Palh. Interne, Sclérose postérieure, 4870, p. 341.

Jeannel. 12

— in —

pitre des maladies nerveuses, bien qu'il semble au premier abord que ces procédés appartiennent plulôt aux maladies du système musculaire. Mais, à notre avis, les altérations de la motilité sont presque toutes secondaires à des lésions nerveuses centrales. Pour les hémiplégies et les paraplégies, pour rataxie locomotrice, personne nen doute; pour Tatrophie musculaire progressive, la chose est disculée, nous lo savons j mais Tétude des faits et le raisonnement nous portent à croire que Ta! té ration nerveuse centrale est la règle; les paralysies consécutives aux blessures ou contusions des nerfs sont du ressort des maladies du système nerveux; les paralysies par intoxication saturnine arsenicale, etc., sont encore d'origine nerveuse , tandis que les paralysies dépondant de lésions musculaires primitives sont extrêmement rares.

En clinique, rexplorationde la motilité se fait soit sans instruments, soit à l'aide d'instruments dynamomélriques. Le plus habituellement on se passe d'instruments, et lo médecin sorend compte de Tetat de la motilité en ordonnant des mouvements tels que l'élévation des bras, la projection du membre inférieur en avant, la marche, ou blendes efforts auxquels il résiste lui-même, faisant ainsi l'office de dynamomètre.

Les mouvements à ordonner sont en somme les mouvements physiologiques : flexion, extension, abduction et adduction; pour les membres inférieurs, il faudra ajouter la marche les yeux bandés ou non bandés, qui fournit des signes diagnostiques précieux.

Pour la paralysie faciale, l'exploration se fait encore en j»rovuquant la contraction des muscles : le

médecin prescrira au malade de souffler, de siffler, de simuler le rire, de froncer le sourcil. La seconde épreuve consiste à demander au malade un serrement de main aussi énergique qu'il lui est possible. L* intensité de la pression permet de juger de la force musculaire; mais s'il ordonne des mouvements de flexion et d'extension, le médecin pourra juger du degré de la paralysie par la mesure de l'effort qu'il devra faire pour leur résister.

L'exploration doit porter encore sur les mouvements réflexes. La manière de les provoquer est variable : une piqûre, un chatouillement sur la plante des pieds ou la paume de la main, et qu'on pratique fLvec les doigts, ou mieux avec une barbe de plume, un bout de papier roulé sur lui-même.

Examinons maintenant les instruments dont on peut se servir pour explorer la motilité. Nous ne dirons qu'un mot de l'exploration électrique. D'abord l'électrisation est bien plutôt un moyen de traitement que de diagnostic, etTétudede la contractilité électrique chez un malade atteint de paralysie est surtout intéressante pour le physiologiste ; ensuite, décrire après Duchenne (de Boulogne) (1), les appareils électriques employés en clinique serait pour le moins téméraire.

Nous nous bornerons àc^ter l'appareil deTrouvé(2), qui par son petit volume, sa simplicité, son facile maniement et l'ingénieux agencement de ses pièces, contenues dans une trousse de volume ordinaire, se recommande à tous les praticiens.

(4) Duchenne. De rélectrisatîon localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques, d^édit. Paris 1874.

(2) Trouvé. Bulletin de F Académie de médecine. Juin 4869) U XXXIV. Voy. aussi Gaïuot et Spillmann, Arsenal de la chirurgie contemporaine. Paris 4879, t. II, p. 266.

Des dynamomèires, — Les dynamomètres médicaux sont dos instruments destinés à donner une mesure exacte de la force musculaire,

{"" Dt/namnmeire de Leroy {!). — C'est le premier dynamomètre un peu précis qui ait été proposé.

11 consiste en un tube métallique long de 0"'il5, contenant un ressort en spirale surmonté d'une tige saillante terminée par un tampon. L'elTort exercé sur le ressort par rinlermodiaire du tampon et de la tige est mesuré par un index oscillant devant une échelle. Cet instrument, connu sous le nom de amp de foàtff^ peut servir à mesurer un cfTort quelconque. C'est la tête de turc sur laquelle les gens du peuple s'exercent dans les foires.

2° Di/namomèire de Grahamet Désagidiers (2). — A une forte charpente étaitjointepar une charnière une lige do fer graduée sur laquelle on faisait glisser un poids déterminé. Le sujet saisissait Textrémilé libre de la tige, le poids étant maintenu aussi près que possible de k charpente et Félevait jusqu'à Thori- 2ontale. On rapprochait peu à peu le poids de la main du sujet jusqu'à ce qu'il ne lui fût plus pos* sible de le supporter.

La force musculaire était représentée par le degré de réchello auquel correspondait le poids.

Cet instrument n'offrait aucune sensibibilité et n'a pour nous qu un intérêt historique.

3* Ih/namomètre de Régnier (3). — Le dynamomètre

(l) Michea; Dictionnaire do médccîne et de chirurgie pratiques de Jttccoud, art. DynamomcHre. Paris *S69, t. XL

(î) DesaguUerâ, Lectures of expérimental Phibsophy, London 1719, trad. de l'anglais par le P* Esp, Pezenas, 1751-1752»

(3) Dictionnaire des scietic<?s médicales en 60 vol. Kéraudren, Paris 11*14, t X, art. Dynamomètre.

de Régnier plus satisfaisant laisse pourtant encore beaucoup à désirer.

Il se compose : d'un ressort, de deux cadrans, de deux aiguilles et d'un levier.

Le ressort est elliptique, long de 0'",32. Il est composé de deux branches larges de O^jOS, épaisses de 0™,002 et écartées Tune de Tautre dans le milieu de leur longueur de 0",05.

Les cadrans sont de dimension inégale. Le plus grand fait à peu près le tiers d'un cercle de 0",12 de rayon ; de la partie moyenne de son bord droit, naît une sorte de prolongement au moyen duquel il est fixé sur un support d'acier maintenu au milieu d'une des branches du ressort. Ce cadran présente deux échelles, l'une divisée en myriagrammes, l'autre en kilogrammes. Une même aiguille se meut sur les deux échelles. Le second cadran, de la même forme que le premier auquel il est superposé, appar4;ient à un cercle de plus petit rayon, son échelle est divisée en myriagrammes.

Une aiguille en partie couverte par le petit cadran qui ne laisse passer que sa pointe est fixée au centre du grand cadran ; cette aiguille est, au moyen d'un mécanisme spécial, commandée par la seconde branche du ressort ; elle entraîne dans ses mouvements la première aiguille dont nous avons déjà parlé au sujet du grand cadran, aiguille qui est folle et qui

une fois Teflort terminé, reste à la place où cet effort l'a amenée.

Utilisé encore pour mesurer les forces considérables, cet instrument a servi de modèle aux dynamomètresde Mathieu, de Robert et CoUin, et de Sédillot. Les pressions s'exercent suivant le petit diamètre

elles tractions suivant le grond dyamètre du ressort elliptique; FoiTort tend dès lors en tous cas h rapprocher les doux branches de ce ressort,

4^ Dynamomètre de Burq (1). — En 1839 Burq a imaginé Finstrument dont la description et la figure sont ci-jointes.

L'auteur Fintitule dynamomètre de poche. Il sert :

1" A rcxplnration facile do la force de pression cl de traction dans tous les systèmes de muscle do ta vie de relation ;

2** A révaluation très-approximative^ jusqu'à concurrence de 500 kilogrammes do charge, des forces parfois très-considérables que le chirurgien peulclro appelé à employer, comme pour la réduction de certaines luxations.

'riiM'^ïll

Fifif. 46, — Dytwmomètre dfi Bitrq,

Cet appareil se compose : d'une boîte rectan- (t)Unîoû médicale, Î859, t m, p. 461.

gulaire ABCD, offrant à étudier d'une part les deux pans AG et BD, et d'autre part les pans AB et CD. Les deux pans AG et BD plus épais, sont intérieurement percés et soigneusement taraudés pour servir de conducteurs à deux guides fixés au pan CD. Le pan GD est en effet libre, c'est-à-dire qu'il n'est pas soudé aux extrémités G et D, des pans AG et BD, il présente seulement deux guides, tiges calibrés sur les dimensions des conducteurs dont sont peroés les pans AG et BD, et qui s'engagent à frottement doux dans ces conducteurs comme un piston dans un corps de pompe. D'après cette disposition on voit que le pan CD peut s'écarter ou se rapprocher du reste de l'appareil. Le»pans AB et GD sont arrondis sur leurs angles et disposés en poignées. Ils offrent aussi en leur milieu une échancrure destinée à recevoir l'attache de leviers de tractions. Les leviers de traction représentés dans la figure 47, sont construits de façon à pouvoir quintupler l'expression des chiffres du cadran pour les cas où il s'agit de mesurer des efforts considérables. VV est la pièce qui leur sert de point d'appui. Les leviers LG peuvent s'articuler à cette pièce en deux points : l'un situé en leur milieu, sert dans les cas où l'on mesure des efforts modérés et porte le n® 1 ; l'autre situé plus près du point où s'applique la puissance ou la traction porte le n® 5, il sert pour les cas où l'on mesure des efforts considérables ; ce dernier divise le levier de telle façon que le bras de la résistance soit le cinquième du bras de la puissance.

Il serait facile de prouver que grâce à cette disposition la résistance se trouve multiplée par 5, ou, si l'on veut, la puissance divisée par 5, et que par con-

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seqpïpnt les chiffres du cadran doivent être quintuplés pour donner Texpression véritable do l'cfTort,

Fie. ^^* — D>iianomèlre de Burq, muni ût ses levîrrs de (raclion.

Dans r intérieur de la ])OJtc ABCD est placé un ressort KR de la force d'environ 100 kilog. Ce ressort est composé de deux arcs de cercle d'acier vissés chacun par leur milieu au milieu des pans AB et CD. Les deux extrémités de ces ressorts sont réunis par deux tiges ou bielles B, dont la longueur est calculée de manière k faire saillir les deux guides du pan CD hors de leurs conducteurs d*une quantité égale et toujours seulement égale à la longueur de la course maximum du ressort. Au ressort estattachée du côté du pan ou de la poignée CD, et fixée par la mêmevisT une crémaillère N qui conduit h Tatlaque des aiguilles deux petites glissières U, ménagées dans l'épaisseur du fond de la boîte. Au centre un

cadran 0 avec deux aiguilles, Tune folle, comme celle du dynamomètre de Régnier, et Tautre toujours sous la dépendance du ressort.

Maniement. — Pour Tévaluation de la pression tles mains, on saisit la* boîte à pleine main appuyant franchement la poignée CD contre Téminence thénar et la poignée AB contre les premières phalanges, et Ton presse par un effort brusque en ayant soin que les doigts fléchis respectent les aiguilles.

Pour les mesures de traction on applique les leviers avec leurs poignées sur lesquelles on tire : la traction se convertit en pression sur le ressort grâce à la disposition des leviers. Il ne faut pas oublier d'évaluer Teffort produit en tenant compte du point d'appui que Ton a choisi. Les chiffres conservent leur valeur, lorsque l'on articule les leviers au point d'appui n* 1. Ils doivent être quintuplés lorsque l'on a articulé au point'n'* 5.

Cet instrument n'est pas passé dans la pratique.

5* Dynamomètre de Duchenne {de Boulogne) (1). — Il est composé d'un puissant ressort roulé en spirale (fig. 48 et 49), terminé par deux branches droites parallèles AG dont l'écartement met le ressort en tension. Ces branches portent, sur leur longueur chacune à la même hauteur, deux facettes situées l'une à leur extrémité, l'autre près du point où la branche se continue avec le ressort. Deux poignées B peuvent se fixer à l'aide de vis de pression à l'une ou l'autre de ces facettes, soit en se croisant, lorsque

(1) Bulletin de TAcad. de médecine, 4863, t. XXVIII, p. 9i3.— Mîchéa. Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques. Art. Dynamomètre, t. XL Paris, i860.

Ton veut évaluer dos pressions, Boit sans se croisc»r, lorsqu il s'agit de mesurer des Iractioiis. Dans les

Fîg. 48. ^ DvTiamomHre de DurlininE (de Boologne), A. centre du ressort, — B. poignée. — C. tiges du ressort*

deux cas en eiïet, la pression agissant sur les poignées croisées, la Iraction sur les poignées non croisées, refîort appliqué aux poignées écarte les branches du ressort.

Fif. 49— Le m^mt inatrnmcnt pour h mesure des forces de faibïe inlenstlé.

Un cadran domine le ressort et est fixé en son milieu; sur ce cadran se voient deux échelles, Tune porte des divisions de l t\ JOO kilogrammes, l*autre de 1 à 40 kilogrammes. L'aiguille fixée au centre du

cadran dépasse un peu ce centre. A ce prolongement de l'aiguille est articulée une tige qui s'articule ellemême à celle des branches qui est située du côté du zéro du cadran. Cette tige est de longueur telle que lorsque aucun effort n'agit sur le ressort l'aiguille est au zéro. On comprend dès lors comment les mouvements de l'aiguille sont commandés par l'écartement des branches.

Lorsque les branches s'écartent, la tige, entraînée par la branche à laquelle elle s'articule, entraîne elle-même et fait basculer l'aiguille sur son centre de mouvement d'une quantité proportionnelle à l'écartement des branches ; à cette aiguille est jointe une aiguille folle.

Dans les poignées sont pratiqués deux trous destinés à recevoir le crochet d'une courroie par l'intermédiaire de laquelle se fait la traction.

Les poignées doivent être appliquées sur les facettes situées près du centre du cadran, et l'on doit lire sur l'échelle qui va jusqu'à 100 kilos, si l'effort h mesurer est considérable.

Les poignées doivent être appliquées aux extrémités des branches, et Ton doit lire sur l'échelle qui va jusqu'à 40 kil., si l'effort à mesurer est médiocre.

Pour la mesure des mouvements partiels, les poignées sont appliquées non croisées, et une courroie est attachée à l'extrémté de la partie du membre dont on veut mesurer le mouvement partiel. On fait exécuter ce mouvement et l'on tire sur la poignée restée libre jusqu'à ce qu'on ait surmonté la résistance.

Pour la mesure de ces mouvements Duchenne (de Boulogne) a fait construire un dynamomètre plus

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sensiblo, dont la fiji^uro ci-jointo explique la flisposition (lig. 49), On voil qii il ne ditrùre du préeédent quo par la longueur des branches et la forme des poignées B ou D ; Tune est un croehet qui reçoit la courroie, Tautro un anneau que rexpérimentaleur saisit pour exercer la résistance. Le ressort est en outre plus doux,

6* Dynmnomèire de Muihie^i, — Dans l'intérieur d'un ressort elliptique plus arrondi et plus large] que celui du dynamomètre de Régnier, à Tune des extrémités du petit diamètre est solidement lixé le sommet d'un cadran demi-circulaire de telle façon que le diamètre du cadran soit parallèle au grand diamètre de l'ellipse a b constituée par le ressort (fig. 50).

Fis* 50. — Dynamomèlrc de Mntliieu.

L* aiguille placée au centre du cadran porte une roue dentée avec laquelle est engrenée une crémaillère droite. Celle- ci est de telle longueur que le ressort étant ail repos, elle puisse venir butter contre celle de ses branches restée libre. On comprend que, lors de la tension, la branche sur laquelle butte la crémaillère se rapprochant de Tautre, pousse cette crémaillère qui à son tour fait tourner la roue dentée qu'elle engrène et par conséquent Taiguille. i

7*» Dynamographe de Dmikn, — Le dynamograph*?

(fig. 51) est un dynamomotre enregistreur. Entre les deux branches BB ou ressorts du dynamomètre de Mathieu, aux deux extrémités du petit diamètre de Fellipse sont articulées deux tigettes de fer chacune plus longue que la moitié de ce petit diamètre. Ces deux tigettes s'articulent entre elles par leur extrémité

FxQ, 51. — Dyoâmographe de Bastien.

libre, et s*articulent en même temps avec une troisième tige horizontale qui va perforer le ressort à Tune des extrémités de son grand diamètre. L'extrémité libre de cette tige horizontale commande en A un levier porte -plume qui se meut devant un enregistreur semblable à celui du sphygmographe do Marey, C D.

8* Dynaniomètie Robert ei Colfin, — Le dynamomè-

tre Roberl et Colliii {fig. 52) est aussi un ressort elliptique^ lo cadran n doux aiguilles dont Tune est folle; de plus au lieu do la crémaillère droite qui eummande rniguiUe de rappareil do Mathieu, ou y voit une seconde roue dentée mise en mouvement par une tige qui lui (^st fixée et est articulée avec le ressort.

Fi0. 52. — Dynamomèlre de Bobert el CoUin.

Les pressions s'exercent suivant le petit et les tractions suivant le grand diamètre de Tellipse que décrit le ressort* Dans les deux cas Teffort tend à rapprocher les bronches.

Le dynamomètre de Sédillot n'est pas employé eu médecine, c'est un instrument chirurgical destiné à' la mesure dos tractions que Ton exerce dans les cas de réduction des luxations à Taide de moufles (1).

9^ Pince myujjrapfùquc de Marey. (2), — Cet appareil est fondé sur ce fait qu'un muscle qui socontriictc se gonJlo d'autant plus que sa contraction est plus énergique. Si un mufecle est pris entre les deux branches d*une pince à larges mors, lors de la contraction le

(1) Sédîllot. Gaze Un médicale de Paris, 1834, et CoutributicHB à la chirurgie, Paris, 18U8, t. I.

(5) Miirey, Du mouvement riane les fonclîuna do la vie.

gonflomnnt do ee muscle procluil l'écartement des mors de !a pince. C'est ce mouvement des murs de

7à pînco que Marey avait d'abord appliqué au premier tambour d'un polygraphe qui renregistrait. Cet appareil ne pouvait s'appliquer qu'à la main. Une

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modification importante on a rendu possible l'application sur un grand nombre de muscles. L*uppareil modifié est ainsi construit : une tifçe verticale (fig. 53) porte à son extrémité une branche horizontale k rextrémité de laquelle est iixéc une ampoule de polygraphe; cette branche peut s*nl!onger et se raccourcir en glissant à frottement dans un trou pratiqué à rextrémité de la tige verticale. Au-dessous de la branche horizontale est un ressort dont on gradue la pression au moyen d'un excentrique de réglage. A rextrémité do ce ressort est une tige verticale et qui appuie d'une part sous Tampoule du polygraphe et d'autre part sur le muscle par Tintermédiaire d'un tampon. Une seconde branche horizontale inférieure s'élève et s'abaisse à volonté pour saisir le muscle et le presser contre la branche supérieure. Gel appareil n'est pas employé en clinique, il peut servir cependant k donner une mesure très-frappanle de rélat de la coRtraclilité musculaire , il peut enregistrer les mouvements fibrillalres de Fatrophie musculaire progressive, répondant ainsi à une question d'un intérêt incontestable pour la physiologie pathologique,

Conelmion. — La cérébroscopie est plus intéressante qu*utile.

L'exploration du racliis est facile et simple à l'aide de la pression, de la percussion et des procédés de Téponge chaude et de la glace.

L'exploration de la sonsibiUté au contact n'exige qu un peu de finesse dans les questions. La sensibilité a la pression peut être très-exactement appréciée à l'aide du petit instrument de Mathieu. L'œsthésiomélrie est une source de renseignements curieux et précieux.

Tous les œsthésiomètres sont bons, il faut savoir en fabriquer un avec ce que Ton a sous la main, une règle et deux épingles par exemple.

La sensibilité à la douleur est facile à explorer. L'appréciation de la sensibilité au froid et au chaud n'offre aucune difficulté. L'aesthésiométrie par le procédé de Liégeois mérite une étude approfondie.

Les procédés d'exploration du sens de la vue çont simples et satisfaisants. Ceux des sens de l'ouïe, du goût et de l'odorat manquent de netteté et de précision.

L'exploration du sens musculaire est difficile ; le procédé de Jaccoud tel que nous l'avons modifié donne do bons résultats. Les dynamomètres cliniques de Duchenne (de Boulogne), de Robert et Collin et de Mathieu sont excellents. Le dynamographe de Bastien est aussi fort estimé.

L'étude des tremblements à l'aide de la pince myographique serait fertile et fructueuse (1).

(i) Gh • Fernet. Des tremblements. Thèse d'agrégation. Paris, i872.

Jeanncl. i^

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