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fin ; elles apparaissent au milieu de mouvements parfois désordonnés, violents, quelquefois fugitifs, mais souvent aussi tenaces; au milieu de ces congestions actives qui se montrent à cette époque sur la peau, la muqueuse nasale, le poumon, Tintestîn ; elîes reconnaissent pour cause le mouvement fluxionnaire, S€ font indifïéremment par les ulcérations ou la surface de la muqueuse; elles sont facilités par la lésion du sang, les altérations vasculaires, les troubles fonctionnels du système nerveux. Dans l'autre classe se rangeront les hémorrhagies qui se montrent le plus souvent à une période avancée de la maladie, mais qui peuvent apparaître aussi plus tèt^ dans le cas de fièvre putride hémorrhagique ; la cause première est une lésion intense du sang; l'écoulement se fait en tous points de l'intestin , s'accompagne toujoai^s d*hémorrhagies dans d'autres organes; les lésions vasculaires, la faiblesse du cœur, Tatonie du système nerveux aident puissamment à leur productmn.
On comprend que les jugements qu'on a pu porter sur la valeur de faits dont les causes sont multiples, soient dissemblables; ^ussi, beaucoup d'auteurs déclarent-ils que les hémorrhagies intestinales sont funestes; d'autres les regardent comme innocentes, et quelquefois comme utiles* Il faut encore ici considérer les auteurs et les faits,
M, Jaccoud repousse de la manière la plus formelle toute opinion qui tend à innocenter les entérorrhagies; en 1871, il en avait vu six cas, tous terminés par la mort, chez des individus très-adynamiques* Cette manière de voir est conforme à celle de Delar-
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roque, Louis, Chomel, Taupin, Grisolle, Barth, qui ^voyaient presque tous leurs malades mourir. Aussi, lorsque Trousseau vint déclarer, après Graves, que les hémorrhagies intestinales n*avaient pas toute la gravité qu'on leur prétait, le fait parut singulier ; les auteurs du Cuoipendium avaient bien restreint déjà le danger de cet accident, mais Trousseau alla plus loin en déclarant que, dans quelques cas, l'hémorrhagie pouvait t^tre non-seulement innocente, mais utile, et que, lorsque la mort l'avait suivie, ce n était pas récoulement de sang qu'il fallait en accuser, mais bien la dyscrasie sanguine formidable qui la causait. Trousseau s'appuyait sur Graves, sur sa propre pratique, sur les mémoires de quelques médecins, et il citait Ragaigne, de Mortagne, et Juteau, de Chartres. Depuis, on a présenté bien des observations qui venaient prouver la vérité de Tassertion de Trousseau. M. Chèdevergne montra, par ses observations 35, 36, 37, 40, 46, 48, que les entérorrhagies n'étaient pas un symptôme qui annonçait une terminaison nécessairement fatale; bien plus, il leur reconnut le pouvoir de faire disparaître Je délire dans certains cas. M. Jaccoud a reconnu qu'elles s'accompagnaient d'un notable abaissement de la température, symptôme éminemment favorable quand il persiste,
A priori^ on ne voit pas quelle pourrait être la grayité excessive d'une perte de sang s'exécutant par Tintestin dans certaines conditions; un jeune homme est pris de fièvre typhoïde, dans laquelle les phénomènes congestifs acquièrent de suite une puissance désordonnée ; les principaux viscères deviennent le
théâtre d'hyperémies violentes qui menacent d'empor* ter le malade : c'est là la forme inflammatoire de plu* sieurs auteurs. Les vaisseaux de là muqueuse iotesti nale, remplis outre mesure, laissent exhaler une quao* tité de sang plus ou moins obondante; il est évident que les phénomènes congest ifs vont s'amender par suiîc de cette diminution dans la quantité de sang contenue dans les vaisseaux, et si rhémorrhagie se répète, elle n'aura d'autre effet que les saignées multiples àt M. Bouillaud, celui d'éteindre ces congestions intenses et menaçantes, quitte à causer une anémie que k médecin devra surveiller, et qui est rarement biic intense. Supposons encore un hémophilique^ un de ces hommes qui perdent du sang habituellement; Tentérorrhagie n'aura pas non plus une bien hnutt gravité chez un homme habitué aux pertes sanguines. Prenons un cas plus grave en apparence : un malade arrive à la fin de la période d'état de la fièvre typhoïde ; le cœur a perdu sa force, les vaisseaux sont lésés, le système nerveux fonctionne mal, les vasomoteurs se paralysent, et les lésions intestinales ont amené autour d'elles une congestion qui s*est exagérée sous d'aussi fâcheuses influences; le sang stagne dans des vaisseaux paralysés , et cette hyperémie torpide entrave la circulation intestinale, et par suit* i la circulation générale; enfin, rhémorrhagie a lieiiJH les vaisseaux se vident, leurs parois recouvrent leur tonicité, leur calibre se rétrécit, la tension sanguine diminue, et le cœur n'ayant plus devant lui Tobstacle qui a disparu, bat avec plus de facilité. Il est évident que, dans ces circonstances qui ne sont nullement