‹ Essai sur les variations de l'uréeChapitre 64 sur 70 · SI · texte numérisé non relu

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hypothétiques, l'hëmorrhagie aura été non-seulement innocente, mais utile.

Si ce phénomène hémorrhagîque peut donc être souvent considéré comme bénin» il faut bien reconnaître cependant ses dangers; l'un des plus graves, et des moins connus, consiste dans le séjour du sang dans rintestin ; il s'y putréfie, est résorbé en partie, et empoisonne rapidement Torg-inisme* Ce danger est d*autant plus considérable qui.' le fait a lieu à un moment où l'intestin est paralysé; dans ce cas, les purgatifs ne procurent pas de selles; seul, ralcool à forte dose donne du ton à Tintestin, le fait contracter, en mi5me temps qu*il congestionne la peau» Un autre dangei* des hémorrhagies est lanémie; celle-ci existe presque toujours, mais modérée; elle peut être trèsforte, elle ne tuera pas le malade si la lésion du sang n'est pas très-avancée ; car on ne saurait trop se rappeler ridée exprimée par Trousseau : dans la fièvre hémorrhagique, ce n*est pas l'hémorrhagie qui tue, c'est la dyscrasie, c'est la putridité. Un des plus beaux exemples qu*on puisse voir d*une anémie portée à l'extrùme et suivie de guénson, est l'observation 3 de la thèse de M. Granier Saint*Aubin r Tinterne en pharmacie de M. Moutard-Martin est atteint de dothiénentérie ; f 1 est soumis à un traitement évacuant strict, lorsqu'au quinzième jour surviennent des évacuations sanguines tellement abondantes, qu'au bout de vingt-quatre heures ce n*était plus qu'un cadavre respirant â peine, M. Moutard-Martin administra l'alcool, et le malade guérit.

Nous allons présenter quelques observiUiuns que

nous avons pu recueillir nous-ménne dans les différents services dans lesquels nous avons étudié. Elles nous semblent bien être des exemples des diflFérentes formes d'entérorrhagies qui se praduiseat dans le cours de la dothiénentérie.

Obs. XI. — Dolldciieutérie îi«morrlmgique. — Ëpista^ris, aoéinie profonde^ ^

eiitérorrhagies muîti[>Ie*t. — Corig(s(ion pulmonaire viuîenlf», mais au oébut de convalescence. — Dnrée : 22 jours environ. — i>Ute; tôlale : 38 jours.

T... (Marie), !2 ans, entre le 30 janvier 1870, salle Satnteguerile» n" 20, service de M. Triboulet, Sainte-Eugénie- Cette petite lîlle fut mal élevée en nourrice; revenue à Paris I 18 mois, elle fut atteinte de la coqueluche et la garda deux ans: elle est sujette aux saignements de nez; vers le 1**" janvier, elle a souffert d'un embarras gastrique qui céda à un purgatif. Il y a huit jours, elle tombe malade sérieusement : fièvre, céphalalgie, abattement considérable succédant à une grande vivacité onfi* naire. Il y a deux jours, elle saigna du nez depuis onze heures dti soir jusqu'à cinq heures du matin.

Le 30, C'est une enfant petite et maigre; les yeux &ont cavei^ cernés d'une aréole noire; la peau est blanche et mate: décubitus dorsal, affaissement complet ; les gencives, dents et lèvres sont couvertes de croûtes fuligineuses sèches; la narine gauche est pleine de croûtes sanguines sèches; la langue tremble, est couverte d'un enduit blanchâtre considérable. La soif est violente, l'enfant a bu deux litres de tisane cette nuit. Le ventre est plat, douloureux surtout à droite, et il n'y a pas encore eu de diarrhée; deux taches rosées bien pâles. Hachis douloureux, céphalalgie^ perte de mémoire, fatigue intellectuelle excessive ; carphologie. Râles sonores multiples.

Traitement. Emétique, 0,03 ; frictions avec alcool camphré* lavements.

Soin Vomissements abondants : la peau nVst plus blanche/ mais un peu colorée; sueur, rougeur des pommettes. Somnolence calme; pouls à 116.

Le ai. Même faiblesse considérable; il y a eu trois selles en diarrhée contenant d'abondants caillots de sang noir; vives douleurs abdominales; pouls à 120,

Julep avec extrait de quinquina, 4 gr.

Soir. Pouls fort, bondissa^nt, à 120; somnolcQce et grande faiblesse; trois selles sanglanles dans la journée. L'enfant se refusant à rien prendre, on administre un Lavement de vin et de bouillon, qui fut gardé.

1'"' février. Langue croûteusef ex^coriations des lèvres, selles liquides non sanglantes; céphalalgie vive, tremblement des lèvres, de la langue et des bras; carphologie. Le pouls bat fort, est vibrant, mais dépressîble, à 128.

Traitement. Lavement huileux, suivi d'un lavement de rataahia; ablutions tiédes vinaigrées; demain matin, limonade magnésienne.

Soir, Somnolence, prostration, même pouls; trois selles.

Le 2, Le ventre est^^moins douloureux; il y a eu trois selles cette nuit avec un peu de sang; le pouls a perdu son earactère vibrant, à 112*

Soir. Les lèvres et la bouche se sont nettoyées, la céphalalgie a disparu; sommeii tranquille dans la journée.

Le 3. Il y a encore eu un peu de sang cette nuit dans une selle ^ Tenfant reprend des forces et de lu vivacité; le pouls à 112. Les râles sonores sont plus abondants que jamais.

Le 4. Sommeil, appétit; ventre peu douloureux; la diarrhée a presque cessé.

Le 5. Inappétence, fièvre vive; râles sonores et sous-crépitants; pouls à 120 et le soir à 140.

Le 6. îl y a eu encore du sang dans une selle; les râles ont bien diminué; calme et appétit, pouls à 104.

Le 10. Pas de fièvre, poitrine libre; pyleur et maigreur, convalescence un peu lente.

Le 20. Un peu d'embonpoint et de coloration de la peau ; pouls à 68.

Une otite suppurée retarde encore la guérison définitive, et Tenfant sort le 28 février.

On voit dans ce fait one petite fille sujette aux épistaxis, par conséquent prédisposée auxhémorrhagies, présenter successivement, dans le cours d*une fièvre typhoïde, un saignet?ient de nez considérable, des entéroi rhagies répétées et abondantes, et une congestion pulmonaire intense, mais courte. Ne sont-ce pas là trois phénomènes congest ifs actifs, se succédant les uns aux autres? L'enfant a guéri facilementj et Thémor-

rhagie jniestinale n'a pas été un phénomène plus fécheux que l'épislaxis : au contraire, celle-ci a amené après elle une anémie plus considérable que celle-là. On pouvait encore pronostiquer la bénignité relative de TentéroiThagie, en remarquant que le sang était en caillots, c'est-à-dire qu'il n*avait pas perdu la propriété de se coaguler, qu'il n'était pas atteint d*unt altération profonde.

Oas. Xll, — Dolhiéiictitùrje iK^morrhng-qiie h congestions Ir^fv-mobn^s, — Congestion de U peau, délire cédant à des vpntou»es sc»fili^3 ; le» sucun disparnisBenl devant des entérorrlmgiea pour reparaître lor9C|»iA etlU»*^ «ont arrêtée»* ^ Con^ftion puLmanaire triVlutoiiâo. — IlèmorHisi» lôgères de riotoatin; des von touflcfi «carUlceftj tige lit tous ce* phézusaièoa. Cotivalesofsucii lente. — ûuféa : 50 jours envirou.

K... (Albertine), 22 ans, domestique, de la Suisse» entre le ï 27 avril 1872, aaUe Saint-Bernard» n* ti, service de M. Gueaeaa /ie Mussy, remplacé par M. Cornil* Hùtel-Dieu,

Cette jeune femme, à Paris depuis trt>i« mois, est malade depuis huit jours; elle a souffert d'insomnie, d^étourdisscnients, de vertiges, de Bèvre; pas de diarrhée, ni d'épistaxis.

Le 28. Cette femme est de constitution robuste : elle n^a pas vu.] à sa dernière époque. La face est rouge, la peau haJitueuse, ctm-J verte de sueur. Douleurs dans la fosse iliaque droite, san^ gwgouillement ni diarrhée; pas de t(mx. ni de râles, rien au cœur«] Langue rouge, lèvres fuligineuses.

Traitement, Eau de Sedlitz, lavement, bnuilloos.

Le 29. Délire, agitation cette nuit; pas de taches, douleurs viv dans le ventre; râles sibilants et sous-crépitants, surtout aux deuil bases; pouls à 104, T. A. 3&'',6, Ventouses scarifiées dans le dùsA

Le 30. Sommeil, peau sudorale, langue sèche; respiration fr^l quente. Ventre ballonné, une selle, râles sonores, sans bulles;! pouls à i20.

l''^ mai. Figure bonne, peau sudorale; diarrhée hier à la suit^ d*un lavement; taches rosées lenticulaires; gargouillement; ralet' sonores; 40 respirations, 120 pulsations.

Le 2. Trois selles en diarrhée; même état; pouls à 124, T» A.J 39,6.

Le 3. Même étati pouls h 12'j. T. .\.. :î9,4*

^■respiration gênée, raies sonores» T. A» 38»8.

H Le 5* Trois selles; les sueurs ont disparu; les râles sont plus nombreux; 124 pulsations*

Le G* Langue rouge, pouls petit, à 108; quatre selles sanguinolentes, liquides mais peu abondantes. T. A., 39,

Le 7* Il y a eu hier deux aeïles contenant du sang noir dans la journée, et dans la nuit deux selles semblables; le pouls est trèsfaible et petit; le ventre est plat; la face est pâle, la malade trèsfaible; la langue présente plusieurs ulcérations. Pouls à 120. T. A. 38,4.

Traitement. Glace sur le ventre; perchlorure de fer et extrait de quinquina.

Le 8. Pouls faible, à 116, chaleur modérée de la peau, calme et faiblesse générale; cinq selles avec sang noir liquide, râles sibU lants.

Supprimer le traitement d'hier. Potion de Todd, à hù gr.

Le ^. La peau redevient sudorale; pas de selle; pouls à 124, T. A., 39,2.

Le 10. La peau est suante, le pouls mou, à 112; la langue large, humide, un peu rouge; deux selles liquides sans hémoirhagie. Il y a eu cette nuit un léger vomissement de matières bilieuses épaisses. Un peu de gène de la respiration, râles sonores dissé-^ minés, quelques bulles dans les bases. T. A., 38,7.

Supprimer tout traitement.

Le 11. Ventre mou, un peu ballonné; mêmes râles; pouls à 120, T. A., 38»5, Vésicatoire en arrière de la poitrine.

Le 12. Dyspnée, crachats muco- purulents abondants, toux fatif^ante, râles très-abondants des deux côtés. Pouls à 124, T. A., 39,8,

Le 13. Cette nuit un frisson a été suivi d*une selle sanglante ; dyspnée, insomnie. Râles sonores dans toute la poitrine, bulles fines aux deux bases; pouls à 128, T. A., 38,9.

Traitement. Ventouses sèches dans te dos.

Le 14. Dyspnée moindre, crachats puriformea; mêmes râles, plus abondants à droite qu'à gauche; deux selles très-abondantes avec un peu de sang; pouls h 120, T. A., 38,6.

Le 15. La face s'amaigrit depuis quelques jours ; pommettes rouges, peau chaude et suante, La respiration est un peu fréquente, la toux grasse; crachats muqueux entourés d'une matière hyaline, homogène, et renfermant quelques filets de sang; respiration soufflante du sommet du poumon droit, râles sous-crépi-

tants à la base; à gauche, mèmea signes et rates sonores. Pouls à 126. T, A., 38,8, Traitement. Jutep avec extrait de Mindererus, 4 gr. ; 20 rea-

touses Bèc'hes, 4 scarifiées.

Le 16. La respiration est presque facile; les sommets 8<int libres, il n*y a plus que quelques râles sonores dans les potimons ; mêmes crachats, ventre mou, indolent; 120 pulsations.

Traitement. Esprit de Mîndererus, 4 gr., 1 o^uf.

Soir. Toux franche, crachats blancs, séreux; diarrhée modérée; j La tète est tout à fait dégagée. I

Le 17- Même état; râles ua peu plus nombreux qu'hier; 12Spul^ sations. Œuf, côtelette.

Soir. La malade se trouve bien d'avoir mangé ; la diarrhée diminue, les matière» durcissent ; pouls à 104.

Le 18* Un peu de dyspnée et de fièvre, pouls à 120; <}Uelqu«3 râles aux sommets; pas de diarrhée, It s^cst formé une eschart au sacrum. T. A., 38,8.

Le 19. Bon état, appétit; la diarrhée cesse, mêmes râles; pouls à 128. On supprime tout traitement.

Le 20. Appétit, les forces renaissent, les râles diminuent.

Le 2'A. Convalescence lente^ les râles diminuent.

Le 25. Très-bon état.

Exeat» le 14 juin.

Dans le fait précédent, les hémorrhagies ont eu caractèi^e le plus actif, alternant avec des sueurs actives, ou coïncidant avec une congestion pulmonaire intense ; on voit que les sueurs ont disparu au momeni de rhémorrhagie pour reparaître après, et tel était le caractère congestif de tous les accidents qui ont paru chez cette femme, que ce sont des émissions sanguines qui ont fait disparaître le délire du début et la congestion pulmonaire de la fin. On remarquera le traitement que M. Cornil a institué, et qui est venu en aide aux mouvements morbides, au lieu de les arrêter; en effet, si l'on supprime une hémorrhagie due à une vive congestion de l'intestin, celle-ci bien fréq»

B ment se reporte ailleurs. M. Molland (1) rapporte 4 cas de dothiénentérie hémorrhagique, et il insiste sur ce fait, que le seul enfant qui ait guéri a été celui chez lequel les hémorrhagies ont résisté au traitement dirigé contre elles et ont duré le plus longtemps; dans les trois autres observations, les petits malades sont morts, deux par suite d^accidents pulmonaires, l'autre par suite d'accidents cérébraux qui ont succédé à la suppression de la déperdition sanguine*

Les observations sui%^aptes sunt encore des exemples d*entérorrhagies abondantes, répétées, survenues dans le cours de dothiénentérie^ excessivement graves» et cependant, les malades ont survécu, grâce à la sagesse du traitement institué par notre excellent maître, M. Moissenet, qui noi«s a donné, en traitant ces deux malades devant nous, un enseignement que nous n'ou* blierons i a mais.

Obb. XHI. — Dotliiétienturî« liémorrhag'iqiit'; symplùmes cérébraux; *piataxis; sueQcjcongesUoii ,i'ilmo[nire; hs'morrhrigies iutestinaliîs; épiiàUiJiU THjavelle« ; anémit»; convule^iîi'riçe longue ; durùe : iû jours,

S.i. (Léonard), 24 ans, de la Corrèze, entre, îe 27 septembre 1873» saUe Sainte^ eanne, n" 44, HùteUDieu.

Ce jeune homme a été pris, il y a quinze jours, de céphalalgie et de douleurs lombaires violentes; la fièvre survint rapidement; bourdonnements d*oreille trô^-forLs, pas d'épistaxis; constipation. Il y a cinq jours, il prit un vomkif et, depuis ce temps, il eut de la diarrhée. 11 est à Paris depuis cinq ans, et s'y est toujours bien porté.

Etat aciueL — Le 27. Soin Cest un homme de petite taille, assez maigre; décubitus dorsal, fatigue, prostration. La langue est rouge à la pointe, sale sur le milieu et les bords. La peau est

(t) Mûllaud. TUèse de Pai-iSp 1859^ ii'' i26.

chaude et sèche; le ventre un peu ballonné, iodoleol, porte éruption abondante de taches rosées. Le pouls est fort, ampk dicrote. Bien dans les poumons ni au cceur; pouls k 112 T. 3S,8.

Le 28. Somnolence, surdité, bourdonnements d*oreiUe, cj phologie; pas de selles; soif vive. PouU à 112, T- 39,7. Limooadi bouillons. Le soir, pouU à 104, T, 40,6.

Le 29. Même état; constipation; pouls à 104, T. 39,4^ Un vent d*eau de Sedlitz* Le soir, pouls h 100, T. 40",

Le aO. Surdité, abattement, carphologic. L*éruptioD est trè>»j abondante, les taches sr^nt nombreuses dans le do» et inênie si les membres; six selles depuis hier* Pouls dicrate, à 100» T* 'àé, Le soir, pouls dicrote, à 108, T. 39,8.

l"' octobre, Subdêlirium et somnolence; violenta soubresauti des tendons; langue grillée, fuliginosîtés; la face s*amaigrit, le nei se pince; ventre ballonné» douloureux; selles peu abundantew La peau est sèche; il n*y a pas de râles. Pouls k 100, T, 39,2. U soir, pouls à 104, T. 39*.

Le 2. La diarrhée est plus abondante^ la langue est humide et très-sale; râles sonores dans toute la poitrine, et su us- crépi tant* à la base droite. Pouls à 100, T. 39,4. Le soir, le pouls dJcrote est remarquable par sa sécheresse, sa dureté, à 104, T, 39,5.

Le 3. Epiâtaxis abondante ^.iOO gr.) ; sudamina, sueur. Mèmet râles; amaigrissement; pouls à 100, T. 39,8. Le soir, sueurs trè^ abondantes; pouls ù lOi, T. 39,4,

Le 4- Délire assez violent pendant la nuit; la carphologie i disparu, la langue est humide; la surdilé et rabattement per*i*tent ; diarrhée modérée ; râles sous-crépitants aux deux buses: pouls à 104, T. 39,1. Le soir, pouls dicrote à 104, T. 39,3.

Le 5. Délire actif; la face est teireuse, très-amaigrie; la langue est blanche et humide; sueur modérée ; mêmes râles, l*oul» à 104, T. mju Le soir, pouls dicrote à 104, T. 39,6.

Le 6. Dùlire violent. Deux fois les alèzes ont été retirées couvertes de sang rendu par le rectum ; il y a des grumeaux noirâtres mêlés aux matières diarrhéiques, mais il y a aussi beaucoup de sang liquide, brun^ qui s'est étendu jusqu*à roreiUer; l'hémorrhagie est donc très-abondante. Le malade e5.t pâle, somnolent, la face est squelettique, les lèvres sont fuligineuses. Peau sèche; carphologie, mêmes râles. Le pouls est dicrote et faible, à 112, T. 39,2. Rhum 60 grammes; vingt ventouses sèches. I^e soir, le pouls très-dicrote est sec et très-dur, ce qui fait croire à la reproduction de rhémorrhûgie, à 10S°, T. 40",

Le 7. Hier soir, épistaiis, «t, cette nuit, on a trouvé du sang dans toutes les selles; délire et somnolence comateuseï faiblesse extrême. La face est bUnche et squelettique; râles sous*crépitantâ dans toute la hauteur des deux poumons; pouls dicrotc, à 108^ T. !iD". Quarante ventouses sèches sur le ventre et la poitrine, rhum et vin de quinquina. Le soir, pouls plus faible, à 106, T. 39,6.

Le 8, Il n'y a pas eu d'hémorrhag:ie nouvelle; le délire a diminué; le ventre est très-ballonné; souftle au sommet droit, mêmes râles; pouls faible, toujours dicrote, à 108, T. 38,8. On augniente ïa dose des toniques; ving^l ventuuses. Le soir, on conatatc des selles diorrhéiques assez abondantes» ne renfermant pas de sang; pouls à 112, T. 39".

Le 9. Pas de délire; sueur sur la face, sudamina sur le ventre; le malade semble moins fatigué; les pommettes se colorent; le pouls est mou, à 116» T. 38^4. On augmente encore la dose des toniques, 120 grammes de chaque. Soir, pouls à 112, T. 39"*

Le 10. Délire; sueur de la face et du ventre; diarrhée abondante et fétide; le souffle a disparu, il y a des râles aous-crépitants seulement aux deux bases. Pouls modéré, sans dicrotisme, à 96, T. 38,8. On ne donne que 60 grammes de rhum* Le soir, pouls à 104, T. 39".

Le IL Mêmes symptômes, sauf la sueur qui a disparu. Les seïles sont verte> et infectes; pouls h 116, T. 39,5. Le soir, la peau et la langue sont sèches; pouls h 136, T. 40".

Le 12. Même état; le malade n*a plus la force de cracher, et les mucosités restent dans sa bouche. Pouls à 112, T. 38,6. Le soir, pouls à 120, T. 40^-

Le 13. Le malade semble se réveiller; le ventre s'affaisse; même état du reste; pouls à 96, T. 39**; le soir, pouls à 116, T. 39,4.

Le 14. Même état; pouls à 118, T. 38,6; aoir, ptjuls 108, T. 38-.

Le 15. Même état, sueurs; ventouse» sèches; pouls à 104, T. 38,4; soir, pouls â 116, T. .38,4.

Le 16. Un peu moins de somnolence: le ventre s'aplatit; pouls à 120, T, 38,4; soir, pouls à 108, T. 38.

Le 17. Sueurs abondantes; la surdité disparaît, le malade répond bien aux questions ; eschares au sacrum et aux trochanters, peu étendues ; même diarrhée, mêmes râles ; pouls & 104, T. 37,8; soir, pouls â 108, T. 37°.

Le 18. Appétit; persistance de la diarrhée et des râles; pouls 96, T. 36,8; soir, pouls à 108, T. 38,4»

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