‹ Essai sur les variations de l'uréeChapitre 8 sur 70 · ÏU · texte numérisé non relu

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Résumé. — Malgré rélëvation de la température, le chiffre de Furée n'a jamais été considérable; il reste

-raie même jusqu'au vingt et unième jour et descend alors de 21 gi\ à 16 gr. 14 et H gn 15; la température s'abaisse en m;>me temps. Puis, il survient une ascension brusque de l^urée à 19 gr. 43, qui coïncide avec une diurèse abondante, et une amélioration de Tétot général du malade. Aussitôt elle redescend à 14 et 11 gr, et s'y maintient pendant les premiers jours de la convalescence. Quand le malade est sorti de Thôpital, il avait une moyenne d'urée de 20 gr. On voit donc que la fièvre n'a pas fait dépasser de beaucoup le chiffre normal. Le chlore a présenté des oscillations inverses, excepté le jour de la crise urinaire (25* de la maladie). Les urines ont toujours été légèrement alcalines durant la période fébrile.

Obs. !V. — Fièvre typhoïde.

Le nommé X..*, âgé de 2S ans, est malade depuis le 12 octobre 1873. Le début de la maladie ne présente rien de particu** lier. C'est une fièvre typhoïde des mieux caractérisées : taches rosées lenticulaires nombreuses; râles sibilants dans toute la poitrine; épistaxis; rate très-volumineuse; gargouillement et douleurs iliaques, diarrhée assez abondante; nausées; tremblement et sécheresse de la langue et des lèvres; un peu d'affaissement et d*agitation ; céphalalgie, insomnie. 11 y a depuis le début des sueurs abondantes. Entrée à l'hôpital, le 22 octobre.

23 octobre. Traitement : deux pots de limonade vineuse; K Br., 2 gr. à prendre le soir: un verre d*eau de Sedlitz; bouillon et vin de Bordeaux.

Le 25. Amélioration assez prononcée^ pas de diarrhée : lavement émollient.

Le 26. Plus de céphalalgie, ni d'agitation. Sueurs profuses» Râles de bronchite et expectoration abondante; constipation. On supprime le bromure de potassium.

Le 27. La langue est moins sèche. Diarrhée légère. Le malade dit avoir un peu d'appétit et moins de soif.

Le 28, L'amélioration se prononce de plus euplua*

Le 29. Insomnie^ à cause de la toux.

Le 30. La toux diminué. Pas de diarrhée. Langue presque normale.

Le 31. Même état. Appétit plus vif.

3 novembre. Sommeil calme et prolongé. La bronchite a presque disparu. Le malade mange un peu pour la première fois. Les sueurs ont cessé.

Le 4. La première alimentation est facilement digérée (viande ou œuf, potages).

Le 5. Même régime. Le retour des forces est rapide.

Le malade quitte Thôpital le 12 novembre.

Jours

Octobre.

de la maladie

Urée.

Chlore.

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Ifrnov.

Résumé. — Cette observation nous donne encore des chiffres d'urée assez faibles (après le 10® jour). La défervescence thermique et la crise urinaire semblent correspondre au quatorzième jour; mais, dans ce cas, la polyurie est survenue sans augmentation d'urée, il y a même une diminution de 4 gr. (19 au lieu de 23), qui se prononce encore plus le lendemain (9 gr. 24), et persiste jusqu'à la première alimentation. Le vingt-septième jour, on trouve 17 gr. d'urée. Les urines de la période fébrile étaient un peu alcalines.

Obs V. — Fièi^re typhoîdf.

Homme âgé de 18 ans, habitant Paris depuis un mois. Sa maladie a débuté le 9 octobre 1873 par des frissonst de la courbature, de la céphalalgie. Le 12, épistaxis; pas de diarrhée ; purgatif sans effet. Le malade entre à Thôpital le 16 octobre. Sécheresse de la îangiie et des lèvres; soif vive; pas de gargouillement ni de douleur iliaques; taches rosées lenticulaires; insomnie; râles sibilants. Cette fièvre typhoïde a suivi une marche régulière. Le traitement a été trèî^-simpîe : limonade vineuse, extrait de quinquina, julep diacode, vin de Bordeaux, potages, et un verre d'eau de Sedlitz pour entretenir une légère diarrhée.

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