‹ Essai sur les vrais principes, relativement à nos connoissances les plus importantes (volume 3)Chapitre 7 sur 30 · CHAPITRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME

Réflexions qui suivent naturellement de tout ce gui a été dit sur Vimmortalité de l*ame , et sur la loi naturelle.

I. 1 . Toutes les réflexions que nous avons faites, jasqu'ici; tant sur la liaison naturelle et très ordinaire du bien moral et du bien physique , que sur la réalité d'un état & venir ^ ne peuvent que décider i la vertu quiconque voudra prendre la peine d'envisager les suites de sa bonne ou de sa mauvaise conduite : les récompenses et les peines d'une autre vie^ qu^ Dieu a établies pour donner plus de force à ses loiS; sont d'une assez grande importance (dit Locke en parlant des faux jugements (i) que les hommes ont coutume de faire par Toubli de leurs propres principes) pour déterminer noti% choix contre tous les biens ou tous les maux de cette vie, lors même qu'on ne considère le bonheur ou le malheur â venir que comme possible; de quoi personne ne peut douter (a) . Quiconque , dis-je , con-

(i) Essid sur V entendement humain , liv. II , chap. xxi , § 70, tnîducU de M* Goste* (a) C'est encore ce que fait obserrer Leibnitz : Qacad il

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