TOME I
3. Mais ce n'est pas seulement Cïi jetant les yeux sur mol-mcme que la vue de l'ordre y excite le seuil meul le plus doux et le plus pur. (J'est sans doute de lui que toute beauié tire son origine , et lorsque je trouve dans ce qui m'environne des marques de régularité , lorsque je m'occupe à les saisir, lorsque j'envisage le rapport des moyens à une fin marquée, la parfaite convenance des parties d'un ouvi'age avec son objet , l'accord de ses parties entre elles et avec le tout, leur suboi'dination à une partie principale qui soit pour elles comme un centre de réunion ; en un mot , lorsque j'aperçois de toutes parts l'ordre, la jn'oportion, je sens qu'alors tout devient propre à faire naître en moi le plaisir, l'amour et la joie ; et , à mesui-e que mon goût s'épure , que mes connoissances s'augmentent, la source des douceurs que j'éprouve s'étend et s'augmente aussi.