‹ Essai sur les vrais principes, relativement à nos connoissances les plus importantesChapitre 41 sur 76 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Principes qui sont liés à Vidée de V ordre , et que la raison nous offre comme autant de règles nécessaires pour nous rapprocher du bonheur.

T. Si la raison , si l'ordre exigent également que je placechaque chose dans sonrsLiïg (ci-dess . , c. vi), que j'assigne à chacune son véritable prix; si d'ailleurs l'expérience nous apprend que nous nous trompons souvent dans nos jugements sur les biens et sur les maux particuliers, ce qui nous jette dans des égarements très préjudiciables, je dois donc établir pour principe qu'il est nécessaire avant tout de bien examiner la nature des uns et des autres, et d'en observer avec soin les diiîérences (i).

li. Ce discernement n'est pas difficile à faire: une légère attention sur ce que nous expérimentons tous les jours nous apprend, premièrement, que l'homme étant un être composé d'un corps et d'une ame , il y a aussi des biens et des maux de deux

(i) Tout ce chapitre est tiré, à peu de chose prés , des Principes du droit naturel, par Burlamaqui. Voy. ire partie, chap. VI.

sortes, spiniucls ou corporels: les premiers sont ceux qui inenncnt de nos seules pensées ; les seconds sont produits par l impression des objets extérieurs sur nos sens (t). Ainsi, le sentiment agréable que cause la découverte d'une vérité importante, ou l'approbation qu'on se donne à soi-même, quand on a agi conformément à la droite raison, sont des biens purement s]Mrituels; comme le cliagrin d'un géomètre qui ne trouve pas une démonstration , ou les remoi-ds que l'on sent jîour avoir mal agi , sont aussi des peines purement spirituelles. A l'égard des biens et des maux corporels , ils sont assez connus : c'est, d'un côté, la santé, la force, la beauté; de l'autre, les maladies, l'afToiblissement , la douleur, etc. Ces deux sortes de biens et de maux intéressent riiomme , et ne peuvent pas être regardés comme inditïérents, parce que l'homme étant composé d'un corps et d'une ame , on voit bien que sa perfection et sa félicité dépendent du bon état de l'une et de l'autre de ces parties.

3. 2° Nous remarquons très souvent que les apparences nous trompent; ce qui nous a d'abord paru un bien , se trouve réellement un mal , tandis qu'un mal apparent cache souvent un très grand bien. Il y a donc une distinction à faire des biens et des maux réels et 'véritables , d'avec ceux qui

(i) Voy. Barheyrac , sur Piifjfencloff , Devoirs de Chomim et (lu ciloyeii , liv. I , cliap. i , § a , notes i" , a»"^ et 3m' .

( l.îl. )

sont Juu.v t'L apparents , ou. cv ([ui rcvloiiL j)rosque au même, le bien est ijuelcjui" Uns pureinciU bien , et le mal parement mal; d'autres fois il y a uu mélange de l'un et de l'autre qui ne laisse pas discerner d'abord quelle partie l'emporte, et si c'est le bien ou le mal qui y domine.

4- Une troisième dillérence regarde la durée des uns et des autres ; à cet égard , les biens et les maux n'ont pas tous la même nature : les uns sont solides et durables, les autres sont passagers et inconstants. A quoi l'on peut ajouter qu'il y a des biens et des maux dont nous sommes, pour ainsi dire^ les maîtres , et qui dépendent tellement de nous, que nous pouvons fixer les uns pour en jouir constamment, et nous délivrer des autres. Mais tous ne sont pas de ce genre : il y a des biens qui nous .échappent malgré nous , et des maux qui nous atteignent, quelque effort que nous fassions pour nous en garantir.

5 . 4" Il y a des biens et des maux présents , c'està-dix*e que nous éprouvons actuellement, et des biens et des maux à venir, c^wi sont l'objet de nos espérances ou de nos craintes.

6. 5" Il y a des biens et des manx particuliers , c'est-à-dire qui n'affectent que quelques parties d'un même tout, et d'autres qui sont communs et universels , auxquels tous les membres d'un même corps participent. Le bien du tout esl le véritable bien ; celui d'une des parties opposé au bien du

toul n'est qu'uu bien apparent, et par conséquent tiii vrai mal.

7. 6» De toutes ces remarques, nous pouvons conclure enfin que les biens et les maux n'étant pas tous d'une même espèce , si on les compare ensemble, on trouvera qu'il y a des biens plus excellents les uns que les autres, et des maux plus ou vioins fâcheux. Il arrive de même qu'un bien comparé avec un mal peut être ou égal, ou plus grand, ou moindre, ce qui produit encore des différences ou des gradations qui méritent d'être appréciées ( 1 ) .

(i) Tous les hommes, dit Locke, désirent d'être heureux, cela est incontestable ; mais lorsqu'ils sont exempts de douleur, ils sont sujets à prendre le premier plaisir qui leur vient sOus la main , ou que la coutume leur a rendu agréable, et à en

rester satisfaits jusqu'à ce que quelque nouveau désir

les rendant inquiets , vienne troubler cette félicité apparente et leur faire sentir qu'ils ne sont point heureux ; ils ne regardent pas plus loin, leur volonté ne se trouvant déterminée à aucune action qui les porte à la recherche de quelqu'autrc bien

connu , ou apparent Nous ne fixons point nos désirs

sur chaque bien qui paroît le plus excellent, à moins que nous ne le jugions nécessaire à notre bonheur; de sorte que, si nous croyons pouvoir être heureux, sans en jouir, il ne nous touehe pas , et c'est là une occasion avix hommes de mal juger , lorsqu'iis ne regardent pas comme nécessaire à leur bonheur ce qui l'est efîectivement j erreur qui nous séduit , et par rapport au choix du bien que nous avons en vue , et fort souvent par rapport aux moyens que nous employons pour l'obtenir, lorsque c'est un bien éloigné. Mais de quelque manière que nous nous trompions , soit en mettant notre bonheur où dans le fond

Ces JwlaiLs foui bien scalir ruliiitcde noire première règle , cl combien il est essentiel de faire un juste discernement des biens et des maux. Mais ce n'est pas le seul conseil que la raison nous adresse.

II. Je me suis déjà cou vaincu (c/i. V 1,1, nos^etS) que le vrai bonheur ne sauroit consister à mon égard dans des choses incompatibles avec l'excellence de ma nature et avec mon état : je puis donc établir cette vérité comme une seconde règle qu'il est essentiel pour moi de ne jamais perdre de vue; elle est aussi , comme je l'ai observé , l'enfermée nécessairement dans l'idée de l'ordre {ib. w<i. 6).

III. En troisième lieu, le bien et le mal étant les deux opposés, l'effet de l'un détruit l'effet de l'autre; c'est-à-dire que la possession d'un bien qui est accompagné ou suivi d'un plus grand mal, contribue véritablement à nous rendre malheureux , et au contraii'e un mal léger , mais qui nous pro-

il ne sauroit consister, soit eu négligeant d'employer lesjnoyens nécessaires pour nous y conduire, comme s'ils n'y pouvoient servir de rien, il est hors de doute que quiconque manque son principal but, qui est sa propre félicité , doit reconnoître qn'il n'a pas jugé droitement. Ce qui contribue à cette erreur, c'est le désagrément réel ou supposé des actions qui conduisent au bonheur; car les hommes s'-imaginent qu'il est si fort contre l'ordre de se rendre malheureux soi-même pour parvenir au bonheur (ce c/ui peut arriver dans de certains cas], ([u'ils ont

alors beaucoup de peine à s'y résoudre. Locke, Essai sur etc.,

liv. II , chap. XXI , § 68.

( >5. ) cure un bien plus considérable, n'cmpécbepas que nous ne devenions plus beuieux. Ainsi , tout bien compté , le premier doit être évité comme un vrai mal, et le second doit être l'echerché comme un vrai bien.

La nature des cboses humaines exige que je fasse attention à ces principes. Si chacune de nos actions étoit tellement restreinte et déterminée en ellemême, qu'elle n'entraînât après elle aucune conséquence , on ne se méprendi'oitpas si souvent dans le choix, et on seroit pi'esque sûr de saisir le bien(i); mais , instruits comme nous le sommes par l'expérience que les choses ont souvent des effets bien différents de ce qii'elles semblolent promettre, en sorte que les plus agréables ont des suites amères , et qu'au contraire un bien solide et réel coûte à acquérir , la prudence ne permet pas de s'ari'êter uniquement au présent; il faut étendre sa vue sur l'avenir, et considérer également l'un et l'autre, afin de porter un jugement solide qui serve à nous bien déterminer (2).

fi) Voy. Loctc , Essai sur etc. , liv. II , chap. xxi , §-.8.

(1) Quoique la différence et les degrés du plaisir piésc:it et de !a douleur présente soient si sensibles qu'on ne juiisse s'y méprendre, cependant, lorsque nous comparons ce plaisir ou celte douleur iwec un plaisir et une douleur à venir, et c'est pour l'ordinaire sur cela que roulent les plus importantes déterminations de la volonté , nousjciisons souvent de Jaux jugements,

( '53 ) IV. En quatrième lieu, dans de certains cas, la seule possibilllé, et à plus forte raison la vraisemblance, doit nous dclcrmincr eu elVet à regarder géométriquement la proportion que les clioses ont ensemble. Un bien probable, ou même simplement possible, peut surpasser tellement un autre en grandeur, que l'excès qu'a Icplus petit sur le plusgrand par sa certitude , ne puisse jamais égaler le prix de

en ce que nous mesurons ces deux sortes de plaisirs et de douleurs par la différente distance où elles se trouvent à notre ëgard. Comme les objets qui sont près de nous passent aisément pour être plus grands que d'autres d'une plus vaste circonférence , qui sont plus éloignes , de même, à l'égard des biens et des maux, le présent prend ordinairement le dessus ; et dans la comparaison^ ceux qui sont éloignés ont toujours du désavantage. Ainsi la plupart des hommes, semblables à des héritiers prodigues , sont portés à croire qu'un petit bien présent est préférable à de grands biens à venir ; de sorte que, pour la possession jyésente de peu de chose , ils renoncent à un très grand héritage qui ne pourroit leur manquer. Or , que ce soit là \\n Jaux jii^cmetu ^ chacun doit le reconnoître , en quoi que ce soit qu'il fasse consister son plaisir, parce que ce qui est à venir doit certainement devenir présent un jour ; et alors , ayant le même avantage de proximité , il se fera voir dans sa juste grandeur, et mettra dans tout son jour la prévention déraisonnable de celui qui a jugé de son prix par des mesures inégales ( Locke , Essai sur etc. , liv. Il , chap. xxi , § 63). Si la douleur de tête nous venoit avant l'ivresse , nous nous garderions de trop boire , dit Montagne ; mais la volupté , pour nous tromper , marche devant et nous cache sa suite. *

■ Eiiui'i de Jîoiilogrie . \\\. I, cbap. xsiviir.

( »54 ) l'espérance que m'a j)])Orte ce dernier (i). Dlsons-eii de même dans un sens contraire de ce; (fui concerne les maux.

Aussi devons -nous convenir (juc la conduite ordinaire des liommes montre assez qu'ils sentent tous la sagesse et la nécessité de ce ]n'incipe. En elï'et, à quoi tendent tous les travaux qu'ils entreprennent, toutes les peines et les fatigues qu'ils endurent, tous les périls auxquels ils s'exposent? Leur vue est de se procurer certains avantages qu'ils ne croient pas acheter trop cher, quoique ces avantages ne soient ni présents, ni aussi certains que les sacrifices qu'il faut faire pour les obtenir; et cette manière d'agir est très conforme au principe que je me suis fait. La raison veut qu'au défaut de la certitude nous prenions la probabilité pour règle de nos jugements et de nos déterminations (/zV. 1, c. XII, 8me princ, et c. v, III), puisqu'elle est alors l'unique lumière, le seul guide que nous ayons. Elle veut même , comme nous ve-

(i) Que dans vingt billets, à 5 sols chacun, il y ait, par supposition, un lot de 20,000 fr., et qu'on ne me permette de prendre qu'un seul billet, il n'est pas probable que je tomberai sur ce lot, puisqu'il y a dix-neuf à parier contre un que cela ne sera pas; cependant la possibilité qui se rencontre à ce que cela soit, me feroit sans doute regarder comme déraisonnable , si , ayant besoin de 20,000 fr. , et n'ayant pas grand besoin de 5 sols, je ue sacriQois pas ceux-ci , quoique ce soit un Ijien certain , dans la seule espérance d'acquérir ceux-là.

lions tlo nous eu convaincre, que dans de certains cas la seule possibilité sulHse [)ouv nous déterminer. Y. Il ne suilit pas d'avoir éclairé l'esprit sur la nature des biens et des maux qui peuvent contribuer à notre bonheur ou à notice malheur, il faut encore rendre ces principes actifs et efîlcaces, eu formant la volonté use déterminer, par goût et jjar habitude, conformément aux conseils d'une raison éclairée; et ne croyons pas qu'il soit impossible de changer les inclinations ou de réformer les goûts. Il en est du goût de l'esprit comme de celui du palais. L'expérience montre que l'on peut changer l'un et l'autre , et faire en sorte que nous trouvions enfin du plaisir dans les choses qui d'abord nous étoient désagi'éables (i). On commence à faire une

(i) C'est une erreur de s'imaginer , dit Locke , que les hommes ne sauroient changer leurs inclinations jusqu'à trouver du plaisir dans des actions pour lesquelles ils ont du dégoût et de l'indifférence, s'ils veulent s'y appliquer de tout leur pouvoir. En certains cas, un juste examen de la chose produira ce changement; et dans la plupart la pratique , l'application et la coutume feront le même effet. Quoiqu'on ait oui dire c/iie de certaines boissons , ou que de certains aliments sont utiles à la santé, on peut eu négliger l'usage à cause de l'indifférence ou du dégoût qu'on a pour ces deux choses ; mais la raison et lu réflexion venant à nous les rendre rccommandables , on commence à en faire l'épreuve, et l'usage ou la coutume vous les fait trouver agréables. Il est certain qu'il en est de même à l'égard de la vertu. Les actions sont agréables ou désagréables, considérées eu elles-mêmes , ou comme dcb moyens pour arriver

chose avec j)cino cl j)av un elîorL de raison , ensuite ou se Tauiiliarise peu à peu avec elle; des actes réi-

à une fin plus excellente et plus désirable. Qu'un homme mange d'une viande bien assaisonnée , et tout-à-fait à son goût , son ame peut être touchée du plaisir même qu'il trouve en mangeant, sans avoir égard à aucune autre fin; mais la considération du plaisir que donne la santé du corps, à quoi cette viande contribue , peut y ajouter un nouveau goût , et qui seroil capable de nous l'aire avaler une potion fort désagréable. A ce dernier égard, une action ne devient plus ou moins désagréable que par la considération de la fin qu'on se propose , et par la persuasion plus ou moins forte où l'on est que cette action y conduit, ou qu'elle a une liaison nécessaire avec elle. Pour ce qui est du plaisir qui se trouve dans l'action même , il s'acquiert ou s'augmente beaucoup plus par l'usage et par la pratique. En effet , l'expérience nous rend souvent agréable ce que nous regardions de loin avec aversion , et nous fait aimer, par la répétition des mêmes actes, ce qui peut-être nous avoit déplu au premier essai. Les habitudes sont de puissants charmes , et attachent un si grand plaisir à ce que nous nous accoutumons de faire, que nous ne saurions nous en abstenir, ou du moins omettre sans iiKpiiéliule , les actions qu'une pratique habituelle nous a rendues propres et familières, et parla même recominandables. Quoique cela soit de la dernière évidence, continue toujours Locke, et que chacun soit convaincu par sa propre expérience, qu'il en peut venir là, c'est néanmoins un devoir que les hommes négligent si fort , dans la conduite qu'ils tiennent par rapport au bonheur, qu'on regardera peut-être comme un paradoxe, si je dis que les hommes peuvent faire que des choses ou des actions leur soient plus ou moins agréables, et par là remédier à cette disposition d'esprit à laquelle on pevxt justement attribuer une partie de leurs égarements. Essai sur l'cnlenclcmciu hiiiiiuiii , liv. II , chap. xxi , § (t().

lércs nous la rcuclcnl plus facile; la répugnance cesse, on voit la chose d'un autre œil qu'on ne la voyoit , et l'usage enfui nous l'ait aimer ce que nous regardions auparavant avec aversion. Tel est l'efTet des habitudes; elles font trouver insensiblement tantdecommoditéet tant d'attrait, qu'on a ensuite de la peine à s'en abstenir (i).

(i ) Quiconcfuc réfléchit sur soi-ni(''me , trouvera bientôt que le cîésiv est un état d'inf/uiétude , une sorte de mèsaise , de défaut de tranquillité dans l'ame ; car qui est-ce qui n'a pas senti dans le désir ce que le sage dit de Vespérance, qui n'est pas fort différente du désir , qii' étant différée elle fait languir le cœur , et cela d'une manière proportionnée ù la grandeur du désir ( Locke, Essai sur e\.c., 1. II, ch. xxi , § 32 , et ch. xx , § 6, note de M. Costc ). Or , l'expérience semble nous apprendre que le premier moyen de faire naître cette espèce d'inquiétude par rapport à un bien qui est réellement propre à procurer notre bonheur , c'est de fixer notre esprit avec beaucoup d'attention sur son excellence, c'est de s'en pénétrer vivement; et lorsqu'on ne se sent pas porté absolument à le chercher, je croirois volontiers que cela naît en grande partie de ce qu'on ne s'est pas encore arrêté suffisamment à considérer ce bien réel, et sa liaison nécessaire avec notre bonheur; on le regarde du moins comme quelque chose de trop éloigné , ou qu'on sera toujours à temps de retrouver : eu un mot , il manque une certaine persuasion qu'on doit alors travailler à faire naître en soi , si l'on conçoit que l'objet puisse être de nature à la mériter. Il faut convenir aussi qu'on peut se trouver véritablement entraîné par une habitude contraire; et alors , si l'entendement nous eu a suffisamment représenté les suites funestes, comme , par exemple , lorsqu'on éprouve une trop grande passion pour le vin , il s'agira moins de s'en occuper de nouveau , ce qui pourroit n'être

c|u'iinp illusion do la volonté , qiic de se faire pendant un certain temps un genre d'occupation, ou même d'amusement, qui puisse nous distraire de ce dc'sir, de cette im^uiclude fjui nous porte habituellement à tel objet dangereux ; et si l'on n'a pas d'occasion pour cela , ce qui est bien difficile , il faut alors , par un effort de raison , savoir se lier les mains ù soi-même, et saisir à cet effet tous les moyens qu'une ingénieuse sagesse ou les conseils d'un ami prudent et éclairé pourront nous suggérer.

( '^9 ) CHAPITRE milTIÈME.

Principes et corollaires.

I. Pour ne pas nous écarter de la méthode que nous avons déjà obsen'ée , reprenons en peu de mots les objets importants qui ont fait la matière de ces dernières réflexions, et joignons à ces principes ceux qui en découlent nécessairement.

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