CINQUIÈME PRINCIPE
tf L'ordre ( chap. vi ) , en tant que je puis le « connoître et m'y attacher dans tout ce qui dé- (( pendra de mon choix , est un principe général « que la raison me présente comme infiniment " projire à contribuer à ma félicité.
« II, De l'idée de l'ordre et des lumières de la « plus pure raison découlent ces nouveaux prince clpes , comme autant de règles subordonnées , « sur lesquelles je dois mesurer mes sentiments et fc ma conduite (i).
(i) Voy. Principes du droit naturel de Burlamaqui , i'''^ part. cliaii. VI , où il renvoie aussi à Barhpyrac.
c< La première rcgle [c/inp. \ ii , I ) osl dv bien t examiner la nature des biens et tles maux , et t (l'en observer avee soin les dillércnces, afin de ' donner à ebatjiie ebose son juste prix. .. ,
« Deuxième règle, hc vrai bonbeur , par rap- <■ ]iort à nous(^ehap. vii,ll), ne sauroit eonsister <■ dans tles choses qui sont incompatibles avec ce <■ qui fait l'excellence propre de la nature de ' l'bomme, et avec son état.
" Troisième ri^gle [chap. \n, III, avec la note ( de Locke ). Le bien et le mal étant les deux t oj:)posés, l'etret de l'un détruit en un sens l'effet « de l'autre : ainsi, pour se procurer, autant qu'on f le peut, un bonheur solide, il ne suffit pas de c faire attention au bien et au mal présent, il f faut encore examiner quelles en seront les suites f naturelles, afin que comparant le pi'ésent avec « l'avenir , et balançant l'un par l'autre, on puisse f connoître d'avance quel en doit être le résultat.
" Quatrième règle. Il est donc contre la raison
< de rechercher un bien qui causera certainement
< un mal plus considérable.
« Cinquième 7'ègle. Mais, au contraire, rien ( n'est plus raisonnable que de se résoudre à souft frir un mal dont il doit certainement nous ref venir un plus grand bien.
tt Sixième l'ègle. Ou doit préférer un plus grand f bien à un moindre ; on doit aspirer toujours
lux biens les plus excellents qui peuvent nous