‹ Essai sur les vrais principes, relativement à nos connoissances les plus importantesChapitre 64 sur 76 · V. 11. « En séparant ce qui regarde chaque · texte numérisé non relu

V. 11. « En séparant ce qui regarde chaque

« espèce d'êtres en particulier , d'avec ce qui con-

ft cerne l'économie de tous les êtres en général,

« j'entends par la nature des choses, ainsi que

« nous l'avons déjà insinué ( /iV. 1^'" , déf c)) , ce

fc qui se trouve dans leur constitution originaire

a (c'est-à-dire dans celle qui est propre à un être,

« selon les lois communes que suivenl ceux de son

" espèce), et ce qui, par une suite ordinaire de cette

« même constitution , convient à chaque chose ,

« pour en faire dans son genre un tout aussi par-

« fait que le comporte en général sa destination.

YI. 12. « J'entends par une action utile , celle

« qui contribue à l'avantage réel de celui qui la

(t fait , soit qu'elle ait pour fin pi-ochaine et immé-

« diate son propre bien , soit qu'elle tende d'une

« manière plus directe au bien des autres. ^ r.

( ^Sc) )

i3. « Par uac action honnête, j'entends celle " que l'on envisage simplement comme conforme « aux maximes de la droite raison, et convenable '< à la dienité de notre nature.

i4- " Par une action juste, relativement aux « êtres créés, ou, si l'on veut, par une action <( moralement bonne (car on nomme moralité le; " rapport des actions humaines avec la loi qui eu « est la règle) , j'entends celle que l'on considère " tout à la fois comme entièrement conforme aux <c maximes de la droite raison , et à la volonté d'uu « supérieur qui la com.mande. »

Ainsi l'action honnête répond seulement à ro])ligation interne, et l'action juste répond à l'obligation parfaite.

Mais en supposant que toute obligation de raison devienne pour nous une obligation pleine et entière par le concours de la volonté d'un supérieur, alors toute action honnête deviendra en même tems ce que j'appelle une action juste.

i5. « Je fais consister la ^'e/'f^^, considérée par « rapporta nous, dans la force et dans Thabitudede " se servir de sa liberté conformément aux maximes « de la raison et aux lois que nous impose la volonté " d'un supérieur. »

Le 'vice consiste dans une habitude contraire.

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