Relation de Flor. Rapine, p
3 C'est-à-dire, les Franks; le .soin de distinguer ces deux noms est une précaution de la science moderne.
4. Procès-verbal et cahier de la noblesse es étais de Tan 1(15, ms. de la Bibliottièque impériale , fonds de Brienne, no :283, fbl. 52 v*.
Digiti
Savaron chargé encore une fois de porter la parole. L'homme qui avait donné aux ordres privilégiés des leçons de justice et de prudence fut , devant la royauté , l'avocat ému et courageux du pauvre peuple : « Que diriez-vous, Sire , si vous aviez vu dans vos pays de a Guyenne et d'Auvergne , les hommes paître l'herbe à la manière a des bêles? Cette nouveauté et misère inouïe en votre État ne proa duiroit-elle pas dans votre âme royale un désir digne de Votre « Majesté 9 pour subvenir à une calamité si grande? Et cependant ] a cela est tellement véritable, que je confisque à Votre Majesté mon <r bien et mes offices si je suis convaincu de mensonge ^ »
C'est de là que partit Savaron pour demander, avec la réduction des tailles, le retranchement de tous les abus dénoncés dans le mémoire du tiers état , et pour traiter de nouveau, avec une franchise fnordante, les points d'où provenait le désaccord entre le tiers et les deux autres ordres : a Vos officiers, Sire , secondant Tintontion « du clergé et de la noblesse, se sont portés à requérir de Votre Maa jesté la surséance du droit annuel qui a causé un prix si excessif a es offices de votre royaume, qu'il est malaisé qu'autres y soient a jamais reçus que ceux qui auront plus de biens et de richesses , « et bien souvent moins de mérite , suffisance et capacité : coasidétt ration à vrai dire très-plausible , mais qui semble être excogitée « pour donner une atteinte particulière à vos officiers , et non à « dessein de procurer le bien de votre royaume. Car, à quel sujet « demander l'abolition de la paulette , si Votre Majesté ne supprime a de tout point la vénalité des offices?. ••• Ce n'est pas le droit annuel a qui a donné sujet à la noblesse de se priver et retrancher des hona ueiurs de judicature, mais Topinion en laquelle elle a été depuis a longues années que la science et l'étude affoiblissoit le courage, et
a rendoit la générosité lâche et poltronne On vous demande,
« Sire , que vous abolissiez la paulette, que vous retranchiez de vos