I. Hémoirei de la Lfgae, 1. 1, p. ISS
S. Ab immensa siernf regii potentla, beato Petro ejoaqae mceeuoribiia tradlta auctoritas omues terrenorum fegum et prinelpumsupereminetpoteBtatea..... i\eoncuBsa profert in omnes judicta, et ne divins maxime leges violentur somma ope pro- ▼idet, et si quos ordinationi Dei resistentes invenit, severiore hos vindicta uldscitur, et quamvis potentiores de solio dejiciens, ?e1aU superbienUs Laciferi miniatros ad inflma terrœ deturbalos prostemit (Sixtl V declaratio, etc., GoldasU, Monarchàa iancii fmperii, t. III, p. iU.)
3. Mémoires de la Ligue, 1. 1, p. 235. — La cour ne peut délibérer plus longuement l'homologation d'une telle bulle, si pernicieuse an bien de toute la chrétienté et à la souveraineté de votre couronne, Jugeant dès à présent qu'elle ne mérite aucune récompense que celle qu'un de vos prédécesseurs nous lit faire à une pareille buUo qu'un prédécesseur de ce pape lui avait envoyée, à savoir» de la Jeter au feu en présence de toute l'Église gallicane. ( Ifritf., p. Si6. )
renoncer à leur culte, et d'abattre ce parti sans une grande effusion de sang. Il déclarait que c'était assez de honte pour lui que d'avoir prêté son ministère à la révocation de tant d'édits solennellement jurés; que son obéissance y pour ne pas devenir stupidité , s'arrêterait là; et il terminait sa jremontrance par ces graves et nobles paroles : c Faites-nous cette grâce , Sire , de reprendre en vos mains € les états dont il a plu à Votre Majesté et aux rois vos prédécesseurs a de nous honorer, afin que vous soyez délivré des importunes difc ficultés que nous sommes contraints de faire sur de tels édits, et « nos consciences déchargées de la malédiction que Dieu prépare c aux mauvais magistrats et conseillers.... Il est plus expédient à c Votre Majesté d'être sans cour de parlement que de l'avoir inutile, c comme nous sommes, et il nous est aussi plus honorable de nous « retirer privés en nos mabons, et de pleurer en notre sein les calftc mités publiques avec le reste de nos concitoyens, que d'asservir « la dignité de nos chaînes aux malheureuses intentions des enncH < mis de votre couronne * • »
Cet avertissement fut inutile au roi comme à la nation ; personne ne savait plus où se reprendre : les uns étaient aveuglés de fanatisme , d'autres séduits par les promesses des ambitieux , d'autres enlacés dans les réseaux d'une association dont la puissance dominait celle de l'État. Vingt-cinq ans de guerre civile n'avaient pas suffi pour briser la fougue des passions, et donner à tous la leçon suprême^ celle de la nécessité. Jamais la cause de la liberté de conscience n'avait paru si complètement perdue ; elle se soutint par Fhéroisme que le désespoir inspira aux bandes protestantes. Leur chef, Henri de Navarre , contraint de combattre pour son droit en même temps que pour sa religion, fit des prodiges de courage et d'habileté dans cette oenvre double qui semblait ne pouvoir aboutir qu'à des situations incompatibles. Modéré autant qu'intrépide, il avait toujours le
4. Mémolr» de la Ligne, 1 1, p. SM et 9S7. — Dans oe iMtfsage et danstos dtationa préeédentei, la tangue da fvi* tièele a été ç& et là un peu r^eanie.
mot de paix à la bouche et dans le cœur; après la victoire la plus complète % il ne demandait rien que le rétablissement des anciens édits de tolérance. De son côté y le chef de la Ligue , aidé de la faveurpopulabe, poursuivait rapidement Texécution du plan hardi qu^il avait conçu : s'emparer des conseils du roi et avoir la main sur sa personne , le garrotter par Fintervention des états généraux, être une sorte de maire du palais jusqu'au moment d'usurper le trône sous ombre de volonté nationale. Henri III ^ tenu en échec par cette fortune grandissant toujours, ne savait qu'hésiter ou plier; le sentiment de sa dignité perdue le torturait parfois , mais ne le relevait pas ; incapable de faire un noble eJDTort , il cédait sans fin', se réser-