‹ Essai sur lh́istoire de la formation et des progrès du Tiers État: suivi de deux fragments du (volume 2)Chapitre 28 sur 124 · Belatlon de Flar. Baploef p · texte numérisé non relu

Belatlon de Flar. Baploef p

I. C'est-à-dire, let Franks Le Miii de diftUnguer ces deux noms eit une précauUon de la science moderne.

4. ProcèS'verbal et cahier de la noblesse et étaie de Van MIS» nu. dt la BUilio* tlièque Impériale, fonda de Brlenne, n* i83, fol. sa t*.

DU TIBRS ËTAT. 439

Savaron chaigé encore une fois de porter ht parole. L'homme qui avait domié aux ordres privilégiés des leçons de justice et de prudence fut ) devant la royauté , l'avocat ému et courageux du pauvre peuple : c Que diries-vous , Sire » si vous aviez vu dans vos pays de c Guyenne et d'Auvergne , les hommes paître l'herbe à la manière « des bétes? Cette nouveauté et misère inouïe en votre État ne pro- « duiroit-elle pas dans votre ftme royale un désir digne de Votre ff Majesté, pour subvenir à une calamité si grande? Et cependant , « cela est tellement véritable, que je conOsque à Voire Majesté mon a bien et mes offices si je suis convaincu de mensonge * . »

C'est de là que partit Savaron pour demander, avec la réduction des tailles, le retranchement de tous les abus dénoncés dans le mémoire du tiers état , et pour traiter de nouveau, avec une franchise mordante, les points d'où provenait le désaccord entre le tiers et les deux autres ordres : « Vos officiers. Sire , secondant Fintention a du clergé et de la noblesse, se sont portés à requérir de Votre Mac jesté la surséance du droit annuel qui a causé un prix si excessif c es offices de votre royaume, qu'il est malaisé qu*aufres y soient c jamais reçus que ceux qui auront [dus de biens et de richesses, c et bien souvent moins de mérite , suffisance et capacité : considéc ration à vrai dire très-plausible , mais qui semble être excogitée « pour donner une atteinte particulière à vos officiers , et non à c dessein de procurer le bien de votre royaume. Car, à quel sujet « demander l'abolition de la paulette , si Votre Majesté ne supprime c de tout point la vénalité des offices?.... Ce n'est pas le droit annuel « qui a donné sujet à lanoblesse de se priver et retrancher des hon- « neurs de judicature, mais Topinion ea laquelle elle a été depuis « longues années quels science et l'étude afToiblissoit le courage, et

«rendoit la générosité lâche et poltronne On vous demande,

« Sire , que vous abolissiez la paulette, que vous retranchiez de vos

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