‹ Essai sur lh́istoire de la formation et des progrès du Tiers État: suivi de deux fragments du (volume 2)Chapitre 32 sur 124 · I. RelaUon de Flor. Rapine, p · texte numérisé non relu

I. RelaUon de Flor. Rapine, p

t. Ibid..p.94S. 3. Ibid.,p.SM-S4S.

44i ESSAI SUR L'HISTOIRE

geoisie*. En compilant son cahier général sur les cahiers provinciaux ^ le tiers état prit dans le cahier de rile-de-France, et plaça en léte de tous les chapitres un article contenant' ce qui suit : a Le roi a sera supplié de faire arrêter en rassemblée des États, pour loi « fondamentale du royaume qui soit inviolable et notoire àtous^ que, u comme il est reconnu souverain en son état , ne tenant sa coua ronne que de Dieu seul^ il n'y a puissance en terre, quelle qu'elle soit, spirituelle ou temporelle, qui ait aucun droit sur son royaume a pour en priver les personnes sacrées de nos rois , ni dispenser ou a absoudre leurs sujets de la fidélité et obéissance qu'ils lui doivent, a pour quelque cause ou prétexte que ce soit. Tous les sujets^ de a quelque qualité et condition quMls soient, tiendront cette loi pour « sainte et véritable , conune conforme à la parole de Dieu , sans a distinction , équivoque ou limitation quelconque , laquelle sera u jurée et signée par tous les députés des états , et dorénavant par (( tous les bénéficiers et officiers du royaume.... Tous précepteurs, «régents, docteurs et prédicateurs seront tenus de renseigner et «publiera»

Ces fermes paroles, dont le sens était profondément national sous une couleur toute monarchique, consacraient le droit de TÉtat dans celui de la royauté, et déclaraient Tafifranchissement de la société civile. Au seul bruit d'une pareille résolution, le clergé fut en alarme ; il fit demander au tiers état et n'obtint de lui qu'avec peine conununication de l'article qui, en même temps, fut conununiqué à la noblesse. Celle-ci , en délaissant la cause commune des laïques et de rÉtat , rendit complaisance pour complaisance à la chambre ecclésiastique; mais les démarches collectives des deux premiers ordres furent inutiles auprès du tiers ; il ne voulut ni retirer ni modifier son article , et repoussa comme elle le méritait la proposition de s'en tenir à une demande de publication du décret du concile de

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