‹ Essai sur Marc-AurèleChapitre 3 sur 16 · VIII NOTICE · texte numérisé non relu

VIII NOTICE

mensité pouvait effrayer au premier aspect , dut être facilitée par le concours de tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'antiquité. L'Italie, terre féconde en souvenirs, s'offrait la première à des recherches qui avaient pour but l'histoire générale, la portée politique et la connaissance intime des institutions romaines. Je fus chargé, par la bienveillante confiance du ministre, du soin d'organiser, dans la Péninsule, les travaux qui devaient réunir entre les mains de la commission les documents nécessaires à son œuvre. Telle a été la cause de mon premier voyage à Saint-Marin, où depuis vingt-cinq ans M. Borghesi avait cherché, dans l'isolement le plus complet, le calme nécessaire à ses constantes études (i).

France et à Pétranger, à Peffet de transmettre, soit d'après les publications récentes, soit à la suite d'investigations nouvelles^ les trésors de Pépigraphie épars dans les contrées qui avaient formé l'ancien monde romain. M. Borghesi promit alors à M. Didot, qui alla le visiter à Saint-Marin, les inscriptions sur terre cuite antérieures à la mort d'Auguste, promesse qu'il se hâta d'accomplir en envoyant cette précieuse collection à la commission d'épigraphie latine.

(1) Bartoloméo Borghesi est né le il juillet 1781, dans la petite ville de Savignano, placée sur la voie Ëmilienne, entre Césène et Rimini, en Romagne. Son père, Pietro Borghesi^ s'était fait connaître comme un des numismates les plus distingués

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