‹ Essai sur Marc-AurèleChapitre 5 sur 16 · SUU BART. BORGHESI XI · texte numérisé non relu

SUU BART. BORGHESI XI

(c fasse rinventaire complet des trésors où se ca- « chent encore tant de vestiges d'un passé qui

phie, étude qui pouvait seule lui révéler Thistoire des légions que Rome envoyait à la conquête du monde. Il se rendit familiers les trésors de la Vaticane, rassembla les livres où se trouvaient des inscriptions militaires , et s'aperçut bientôt que le nombre immense d'ouvrages où sont épars les monuments épigrapbiques oppose de grandes difficultés à tout travail du genre de celui qu'il voulait entreprendre. Ce fut alors qu'il conçut l'idée d'intéresser les gouvernements de TAllemagne à la publication d'un Corpus général des inscriptions latines, et que, pour donner la mesure de ce qu'on pouvait attendre de son zèle^ il publia une savante dissertation sur le corps des Vigiles (Vigilum Romanorum latercula duo cœlimontana magnant partent militix Romande explicayilia, Romœ, 1835). Kellermann reçut, à cçtte occasion, de nombreux encouragements; mais il fit surtout valoir, auprès des corps savants auxquels il s'adressa, l'entière approbation que M. le comte Borghesi avait donnée à son projet. Le célèbre épigraphiste de Saint-Marin lui avait écrit à ce sujet une lettre dans laquelle il résumait, avec l'autorité de sa haute expérience, les raisons qui rendaient manifeste l'immense utilité d'un recueil général de toutes les inscriptions latines. J'ai publié ailleurs ce document (L^^^re à if. Letronne, Paris , 1847) : il prouve une fois de plus la libéralité avec laquelle M. Borghesi mettait sa science, ses collections, ses conseils à la disposition de ceux qui se dévouaient aux études dont il avait fait la constante occupation de sa vie. Accueilli favorablement par les académies de Copenhague, de Berlin, de Munich, Kellermann était revenu à Rome en 1837, et s'y occupait activement des travaux préparatoires nécessaires à son œuvre lorsqu'il fut enlevé par le choléra, qui faisait alors, en Italie, de nombreuses victimes. Il emportait, en succombant, le regret de tous ceux qui l'avaient connu et l'espoir que l'on avait eu de voir accomphr, cette fois, une entreprise dont chaque savant comprenait les immenses avantages.

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