‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 11 sur 130 · Fol. 5, ve, à col · texte numérisé non relu

Fol. 5, ve, à col

3. Fol. a, ve, 2 col. ; 8, v°, 1r° col. ; 10, r°, 2 col.; v°, 1°° col.

&. Fol. 10, r°, æ col. ; 16, r°, > col. ; 5, r°, 1"° col.

S. Maury, pp. 11, 3%, 32 Trois fées viennent dans la forêt de Bréchéliant doter Brun de la Montagne de grandes vertus. Trois fées font présent d’un beau souhait au fils de Maillefer. Trois fées bâtissent, à trois lieues de Tours, le château des fées. Trois fées apportent les pierres druidiques de Langeac dans le Velay. Près de Sinzheim, en Allemagne, trois demoiselles vont filer à la veillée d’Epfenbach. Dans le pays de Galles, les elfs qui ont tant de ressemblance avec les fées se réunissent par trois.

œuvre isolée, d'un caractère particulier. Toutefois, dans ses détails, l'ouvrage a de nombreux rapports avec les vieilles épopées, chansons de gestes, romans de la Table Ronde que l'on mettait alors en prose. Les romans bretons nomment maintes fois l’Ile d'Avalon, le Northumberland, la Bretagne, l'Irlande, Senaudon ou Signaudon, capitale du pays de Galles, le Sion de Mélusine, la forêt de Brédigand dans le Northumberland qui couvre de ses feuillages la tombe de l’enchanteur Merlin et la fontaine dont l'eau bout, tout en restant plus froide que le marbre. Un bassin d'or attaché à une longue chatne de fer sert à puiser l'eau’. C’est pareillement auprès d’une fontaine, au milieu d'une forêt « d'arbres hauts et droits», qu'Elinas rencontre Presine. Il prend le bassin qui pend sur la fontaine, boit et salue la dame en lui portant le plus grand honneur qu'il peut’. La montagne de Brumblorenlio en Northumberland cache dans une somptueuse salle souterraine, semblable au palais des fées, la tombe d'Elinas?. L'ile d'Avalon où Presine se réfugie est un verger délicieux aux pommes d'or, le jardin des Hespérides*. Morgane, la sœur d'Obéron et d'Arthur, y con-

1. GipeL, Histoire de la littérature française depuis son origine jusqu'a la Renaissance (Paris. 1855), p. 185. — Histoire littéraire de la France, t. XV (Paris. 1869), p. 195, le Roman du chevalier au lion ou les aventures

d’Yvain, fils du roi Urian.

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