‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 12 sur 130 · Fol. 6, r°, 2 col. ; 143, ve, 1° col · texte numérisé non relu

Fol. 6, r°, 2 col. ; 143, ve, 1° col

4. Aballos ou Aballo en vieux celtique signifie pomme. Cpr. l'allemand Apjel. (HoLoen, Altceltischer Sprachschats. Dorrtin, Manuel de lantiquilé celtique, 2 édition, Paris, 1915, p. 108: La Langut gaaloise, Paris, 1920, p. 88). — Les fées d'Avalon donnent à Arthur une épée magique appelée Calibourne. Une fée emmène Lanval persécuté par Genèvre dans l'Ile d'Avalon (DE LA VILLEMARQUÉ, Contes populaires des anciens Bretons, pp. 23, ss. Les Romans de la Table Ronde, Paris. 1661, p. 6. Maury, pp. 26, 42, 64. Marie de France, Poésies, édition Roquefort, 1, p. 535). — L'Ile d'Avalon serait le village lacustre de Glastonbury, dans le Somerset, au sud du canal de Bristol, et par conséquent dans la partie méridionsle de l'Angleterre. Le village est bâti au milieu d’un marais sur un flot artiticiel. Les pommiers seraient en abondance dans cette région (GIRAUD De CauBRIE, MAURY, p. W; DESAIVRE, P. 314). Cpr. DécHgLetrEe, Manuel d'archéologie celtique (Paris. 1914), P. 976. DOTTIN, p. 44. Mais Glastonbury est loin de l'Ecosse. Avalon, l'ile Perdue, serait plutôt l'Ile Sainte (Holy Island) près de la côte du Northumberland, non loin de l'embouchure de la Tweed.

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duit Arthur pour le guérir de ses blessures. Elle y retient Ogier le Danois. La sœur de Presine est la souveraine de ce paradis. Elle serait donc Morgane.

Un petit fils de Mélusine, Oliphart, renouvelant les exploits d'Arthur, soumet le Danemark, la Norvège et d'autres pays du Nord’. Les géants châtelains Gardon, le tyran du pays de Guérande et du Bas Poitou, Grimault, le gardien du tombeau d'Elinas, bourreau du Nortbumberland, et le géant du Château Tournant, dans le roman de Chrétien de Troyes, sont égaux en méchanceté *. Urian serait le père d’Yvain, le chevalier au lion*. Les anneaux magiques dont Mélusine est prodigue envers les siens ont la vertu des talismans de Morgane et des coupes que viennent offrir les Elfes du Northumberland *.

D'autres épisodes rapprochent Mélusine des chansons de geste. L’itinéraire de Raimondin vers Rome est celui de Charlemagne d'après la Chevalerie Ogier*°. Genffroy à la Grand Dent, brûlant l’abbaye de Maillezais, est un autre Raoul de Cambray. La scène est la même. Les chevaliers qui accompagnent leurs maîtres reculent devant le sacrilège et les bläment. Sous les murs de l'abbaye d'Origny en flammes, Raoul de Cambray fait préparer un festin, mais il renonce à faire bonne chère, il allait oublier le carêéme. A la vue « du dommage qu'il a fait », Geoffroy exprime ses remords avec la même violence qu’il mettait à insulter, l'instant d'avant, les moines réunis en chapitre‘.

1. De LA ViLrzrmARQUÉ, Les Romans de la Table Ronde, p.86. Fol. 103, r°, 1re co.

2. Pol. 6, v°, 1r col. ; 128, ve, 1° col.. ss. : 131, v-, 2° col., 85. : 141, v°, 1" col.

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