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de morts et l'horrible mêlée. « Vrai Dieu », dit-elle, « que fera cette dolente orpheline ? Mieux vaudrait-il que je me fusse noyée ou fait mourir d'autre mort cruelle plutôt que tant de nobles créatures périssent pour mon péché. » Comment peut-elle tout à la fois invoquer Dieu et regretter de ne point s'être donné la mort? Est-il vraisemblable qu'elle s'accuse de son péché quand elle sait, avec tous ses sujets, que l'auteur de la guerre est le roi d'Alsace"?
Le roi d'Alsace a perdu la guerre. Sa puissance est tellement amoindric qu'il ne peut secourir son frère assiégé dans Prague par les Sarrasins. Plus tard, Raimondin, pour avoir élé indiscret, sera menacé de perdre sa femme. Les deux coupables insultent la Fortune, ils le font à peu près dans les mêmes termes. « Ah! ah! Fortune, borgne, aveugle, sûre et amère, comme tu es perverse, envieuse et traîtresse. Bien fol est celui qui en tes dons se fie. Tu hais, tu aimes, tu fais, tu défais, ilnya pas en toi plus de stabilité qu'en un cochet qui tourne au vent. Da haut de La roue tu m'as mis au plus bas. Me voici au plus boueux et sordide lieu de la maison où Jupiter repousse Îles chétifs. douloureux et malheureux mortels. »”. Ne feraient-ils pas mieux de s'en prendre à euxmêmes au lieu de se répandre en extravagances ?
Jean d'Arras est pédant. Son apostrophe au dieu d'armes et à la Fortune en témoignent. Il sent l’université et la justice, la pratique et la scholastique”. C'est un défaut des écrivains d'alors. Il se plaît à citer Aristote et ne l'entend pas toujours‘. 11 se tue à écrire d’obscures