‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 18 sur 130 · Fol, 26, r°, x col · texte numérisé non relu

Fol, 26, r°, x col

à. Fol. 48, r°, x col. ; 50, ve, à col.; 51. v°, > col.: 60, v°, 1" col. ; 99. ve, æ col.

6. Fol. 33, r°, 1" col. ; 5:, ve, col. ; 91, r°, 2° col. ; 84, r°,# col. : 95, v°. 1 col. ; 97, ve, + col. ; p8, r°, 1” col.: 123, v°, > col. : 126, v°, 1° col. ; 154, ve, 1® col. ;

bataille de Famagouste, dans les enseignements de Mélusine à ses fils. dans ses adieux à son mari et à son entourage. L'auteur connaît, dans les détails, ce qui concerne le temps où il vit. Il approprie les noms de ses personnages aux pays où il les fait vivre. Le père de Raimondin est Breton, il s'appelle Hervé. Le petit-fils de Raimondin épouse l'héritière du seigneur de Cabrières en Aragon, il se nommera Bernardon.

La langue de la théologie, du droit, du blason, de la guerre, de la marine, de la vénerie est familière à l’auteur ‘. Il emploie avec exactitude les termes de l'art d'établir les chartes « le mieux que on peut faire et deviser ». Raimondin vient d'obtenir du comte de Poitiers la donation de la terre qui portera plus tard le nom de Lusignan. Il requiert une charte du don. « Elle lui fut tantôt faite la plus forte qu’on peut et scellée du grand sceau du comte à la relation du conseil et des pairs du pays qui y pendirent leurs douze sceaux afin d'affirmer que le don était raisonnable, » Le cartel de défi que les six frères de Lusignan envoient aux Allemands avant l'attaque de Fribourg-en-Brisgau et qu'ils scellent de leurs sceaux est dans toutes les règles. Il est conforme aux « défiances » qui nous sont parvenues de cette époque”.

1. Vénerie : les chiens de diverses espèces, la huée, la rassemblée des chiens. (Fol. », v°, ss.).

2. Fol.15,r-,2 col. ; 153, r°, + col. — On relève encore d'autres expressions et des formules qui appartiennent à la langue du droit, de la diplomatique ou de l'administration. « Depuis qu'elle fut fondée, dit Jean d'Arras, la forteresse de Lusignan ne demeura pas trente ans accomplis en la possession d'homme qui ne fût issu de Raiïimondin et de Mélusine, soit qu'il la tint par échange, par acquêt ou par conquêt » (Fol. 164, r”. a col.). — Le roi d’Alsace, prisonnier des enfants de Lusignan, veut traiter de sa rançon. « Sire roi », lui dit Antoine, « nous vous quittons votre prison, moyennant restituer à ma damoiselle tous larcins, pillages et butins de bêtes et de toutes choses, au jugement de prudhommes dignes de foi qui seront élus pour taxer le dommage. De ce vous tivrerez bons ôtages, vous jurerez par votre foi sur saints évangiles d'accomplir et d’entériner tout ce que j'ai dit et vous en ferez bonnes chartes scellées de votre sceau et des sceaux de tous les barons du pays. Et de ceci il vous faut aussi bailler bons pleiges ct garants » (Fol. 88, re, 2 col). — Le roi de Chypre commande au capitaine de Limassol « de mettre la ville au commandement d'Urian et de Guion et de commander à toutes bonnes

Les peintures de Jean d'Arras sont vivantes, soit qu'il nous fasse assister à des scènes militaires, soit qu'il nous montre les opulents bourgeois, fiers et jaloux de leurs libertés, inexpugnables dans leurs bonnes villes solidement fortifiées. Il nous semble voir les rues encourtinées de « riches draps » pour quelque défilé triomphal d'hommes de guerre, les « notables bourgeoises » splendidement parées à leurs fenêtres, et les trompettes, les ménétriers, les joueurs de trompes et de timbales ou naquaires emplissant les carrefours de leurs « très grandes » mélodies.

villes, châteaux, forteresses, ports, passages qu'ils les laissent entrer et qu’ils obéissent à eux » (Fol. 51, r°, 2 col.). Cette formule est à peu pres celle d’un ordre donné par Charles, tils du roi de France, dauphin de Viennois. à tous mareschaulx, capitaines de gens d’armes et de traits et autres gens de guerre, gardes des bonnes villes, pons, pors, passaiges, juridicions et destroiz. La lettre qui renferme cet ordre est de 1419, mais la formule pouvait être en usage antérieurement (Mémoires pour servir à l'Mstoire de France et de Bourgogne, contenant un journal de Paris sous les règnes de Charles VI et de Charles VII, l’histoire du meurtre de Jeansans-Peur, Paris, 7:29).

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