‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 24 sur 130 · IV. — LES SOURCES DE JEAN D'ARRAS · texte numérisé non relu

IV. — LES SOURCES DE JEAN D'ARRAS

Jean d'Arras désigne les sources auxquelles il a puisé. Il a lu. Ïl a « oui dire »'. Il a vu, mais ce qu'il a pu voir est bicn peu au regard des vastes et lointaines contrées où se passent les épisodes de son roman. « Il n'a été guère loin », déclare-t-il?. Cependant il ÿ a de ces choses qu'il expose avec une si grande abondance de détails et tant de conviction, Lusignan, Poitiers, la région de la Meuse, le trajet de Raimondin vers le Montserrat, le Montserrat lui-même, que l'on a peine à croire qu'il les ait connues par les rapports des voyageurs ou par les livres. Il faut qu'il les aît eues sous les yeux. Il à dû suivre ses patrons, Robert de Bar, Jean de Berry dans quelques voyages. Peut-être a-t-il refait ceux de Raimondin en Bretagne et en Aragon. Il a visité à coup sûr les pays de Mélusine, lorsque le duc de Berry les eut enlevés aux Anglais, Niort, Maillezais, ceux que Rabelais nomme dans son Pantagruel à propos de Mélusine : « Visitez Lusignan, Partenay, Voyant, Mervant, et Pouzauges cn Poitou »*. Au château de Mervent on lui a montré l'empreinte du pied” de Mélusine sur la pierre de la fenêtre des adicux. A Maillezais, il s'est arrêté devant l'image taillée de Geoffroy à la Grand Dent *.

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