‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 25 sur 130 · Fol. 2, ve, 1r° col · texte numérisé non relu

Fol. 2, ve, 1r° col

3. Pantagruel, IV,38(Ed. Louis Moland), p. 423. 4. Fol. 140, r°, 2° col. ; 159, v-, 1"° col.

anciens livres, grammairiens et philosophes‘. Auteur aux gages d'un prince aimant les livres et frère du roi de France, il avait pu consulter les deux plus belles librairies de l’époque, celle de Charles V et de Charles VI au Louvre, celle de Jean de Berry au château de Meun-sur- Yèvre.

Le plus ancien inventaire de la bibliothèque de Jean de Berry est de 1402, postérieur de neuf années au livre de Jean d'Arras”. Aucun inventaire ne nous renseigne avec certitude sur la composition, d'ailleurs assez variable, de cette bibliothèque au temps où Jean d'Arras écrivait. Mais on discerne dans l'ensemble des inventaires le genre de livres que le duc préférait, les livres que l’on savait lui faire plaisir et que, suivant l'usage du temps, on lui offrait en étrennes. Or. il se trouve, réunies dans cesinventaires, toutes les espèces d'ouvrages dont l'influence est visible dans le livre de Jean d'Arras, bibles et livres de piété, auteurs grecs et latins traduits en français, Aristote dans la version de Nicolas Oresme mort en 1382, Tite Live, César, traité de grammaire ou des sept arts donné au duc par le pape Clément VII en 1385, livres d'astronomie, d'astrologie, de divination ou de magie, auteurs ou voyageurs racontant « les choses étranges et semblant incroyables, merveilles éparses dans les diverses contrées », Gervais de Tilbury et Vincent de Beauvais dans les traductions françaises de Jean du Vignay, livres de chevalerie, voyages d'outremer, Marco Polo, Mandeville, chroniques de France et d'Angleterre en prose et en vers, Guillaume de Machaut, Froissart, enfin peut-être « l'histoire, la vraie histoire », que Jean d'Arras cite à chaque fenillet. « En cette partie. dit l’histoire ; l'histoire nous dit »*°.

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