Fol.1,r°, 1" col. ; 164, r°, r'° col. ; 165, v°, 1"° col
2. Guirrrey, Incentfaires de Jean de Berry, 1101-1416 (Paris. 1891). Léopold Druisce, Recherches sur la librairie de Charles V (Paris. 1905). La seconde partie renferme un inventaire général des livres ayant appartenu à Jean de France, duc de Berry (PP. 219-326).
3. ARISTOTK (n° 150-154). Tire-Live (233-236 bis). César. Un grand livre
Gette source inépuisable, on ne l’a pas encore retrouvée. Aussi soupçonne-t-on Jean d'Arras d’avoir usé d’une supercherie assez commune chez les romanciers du moyen âge. L'un des auteurs de Maitre Renart avait trouvé « l'histoire » dans une armoire secrète‘. Froissart dans sa Méliador alléguait le « livre » ou « l'écriture »*.
Il se pourrait toutefois que Jean d'Arras ait dit vrai et qu'un manuscrit perdu apparaisse quelque jour. Plusieurs choses surprennent chez lui. Il dit qu'il a mis son histoire en prose. Si cela ne signifie point qu'il ne l’a pas écrite en vers, c'est dire qu'il a tourné en prose une rédaction primitive qui était en vers. De son côté Couldrette repousse les éloges que son travail pourrait lui attirer. Il n'en a aucun mérite ; un autre l'avait fait autrefois. Mais il ajoute « comme on le conte ». S'il y a eu vraiment un ancien poème qui aurait été le modèle des compositions de Jean d'Arras et de Couldrette, il est étrange qu'il ne soit resté aucun souvenir ni de l’œuvre, ni de son auteur. Cependant il aurait été assez répandu ; Jean d'Arras à Paris et Couldrette au fond du Poitou l'ont connu, et le livre de Jean d'Arras ne l'aurait pas fait oublier puisque plusieurs années après son apparition, Couldrette en faisait mention.
qui se commence. « Cy en droit monstre le traictié de l'histoire comment Jalius Cesar gouverna l’Empire (237). — Un grand livre des sept arts en latin et commence au livre de Priscian de l'art de la grammaire (25). Cpr.la Bataille des sept arts dans la librairie de Charles V (1091). — Astronomie, etc. Images du ciel et du monde (173). Espère du ciel et du monde (195-156). Astrologie (179). Divination (1:8). Magique (159). Les sept planètes (180). Vincent DE BRAUVAIS (200-203). — Marco Poco. Un petit livre appelé Marc Pol, du Devisement du monde, escript en français (195). Ce pourrait être le « livre de Marcho Polo » que Jcan 1”, roi d'Aragon, envoya au duc de Berry, comme nous l'apprend une lettre du 13 août 1343 (P. 105). — MaANDpEviLLe (108) et librairie de Charles V et de Charles VI (877, 858, 11v8). -- Chronique de France (338, 252, 244). — Chronique d'Angleterre « en mauvais françois » (251). — MACHAUT (282, 283). — FROISSART, donné au duc de Berry en 140: (243).
L. Paulin Paris. Les Aventures de maître Renart et d'Y'sengrin son compére (Paris, 1861), p. 1.
2. Méliador par Jean FroïssanT, roman comprenaut les poésies lyriques de Wenceslas de Bohème, duc de Luxembourg et de Brabant, publié pour 11 premiére fois par Auguste Longnou (Paris 1895), introd., p. LHI, n 1.
Le récit de Jean d'Arras renferme quelques dates précises qui conviennent à des annales, mais qui sont déplacées dans une œuvre de fantaisie. Les noces de Raimondin se font un lundi, Raimondin et ses cousins partent de Guéménéguingant pour se rendre à Nantes où le roi des Bretons les attend, le mardi avant la veille de la Pentecôte. Urian passe la revue de ses troupes en Chypre un jeudi. C'est un jeudi que les frères de Lusignan viennent camper devant Prague. La bourse de peau de cerf renfermant les trente pièces d'argent doit être placée sous le pommeau de la Tour Poitevine le dernier jour d'août'. D'autre part où Jean d'Arras a-t-il pu trouver que Saintes s'appelait anciennement Linges et Marcilly-le-Château Jalensi” ©? Enfin plusieurs expressions ont une physionomie latine ; « régnant en grande audition, relenqui, escripsi, escrisi, rescripsi, abecondit, spacier, depriant »*. Ce seraient des restes d’une rédaction latine. Il est peu probable que Jean d'Arras en soit l'auteur. Les expressions que l'on vient de citer paraissent être la preuve du contraire. Il n'est pas admissible que Jean d'Arras n'ait pas su traduire en français ce qu'il aurait écrit lui-même en latin. L'histoire de Lusignan serait donc l'œuvre d’un autre *.
1, Fol. 15,7, 2° col. ; à7, ve 1 col. : 95, v° 2 col. ; 158, v° 1° col.