Fol. 6, v°, 1° col
prieurés et d’églises « où l'on dit oraisons et messes et où l'on chante psaumes, vigiles et anniversaires à son intention’ ». Elle na cessé de fonder de « nobles lieux en Poitou, Guyenne, Bretagne et Gascogne ». Le Castrum Julii, comme tant d’autres lieux forts des Romains, était devenu un château seigneurial. Mais, d'après le roman, c'est Mélusine qui l’a fait environner de fortes tours et de gros murs et lui a donné le nom de Châtel Aiïiglon. Elle fait le château et le bourg de Melle, Vouvant, dont le donjon, construit au xin° siècle, s'appelle encore la Tour Mélusine, Mervent, le bourg et la tour de Saint-Muixent, le château et le bourg de Parthenay « si forts et si beaux qu'on ne pourrait voir les pareils », fonde à la Rochelle, le château, les tours de la garde de la mer et commence une partie de la ville. Saintes n'est plus dans le roman, comme dans la légende locale, une cité romaine rétablie par Mélusine, c'est l’une de ses villes neuves. Elle édifie Pons et Mirebeau en Poitou, Talmont en Talmondois et une quantité d'autres villes et forteresses *. Le funeste message qui la rappelle auprès de son mari la trouve à Niort où elle voulait bâtir un fort. A peine finissait-elle la construction des tours jumelles élevées, à vrai dire, au x11° siècle, par les comtes de Poitiers *.
À l'énumération de Jean d'Arras, la légende ajoute la Tour de Guyenne à Béruges, le château Salbart de Niort, les châteaux d'Exoudun et du parc Soubise en Poitou, Marmande en Touraine, Montelier et Sassenage en Dauphiné et même le château du roi des Bretons à Sucinio *.