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thbumberland du géant Grimault, et enfin dans son pèlerinage à Rome et au Montserrat". « Mon ami», dit Geoffroy au nouveau chevalier qui lui a sauvé la vie en Irlande et à la bataille de Damas, « de telles roses fait-il bon mettre à son chapeau. Le seigneur qui a son hôtel garni de telle fleur de chevalerie et de gentillesse, aimant et craignant honneur, doit et peut sûrement reposer »*.
Vassaux et chevaliers placent l'honneur et la franchise au-dessus de leurs sentiments pour leurs maîtres. Geoffroy surprend à Marcilly-le-Chäteau, entouré de ses barons, le comte de Forez dont le faux rapport lui a fait perdre sa mère. 11 l'interpelle, le poursuit jusqu'au sommet de la tour. Il descend, dit aux barons pourquoi il a fait mourir son oncle. Les barons s’apaisent à cause du crime que leur seigneur a commis *.
Geoffroy a fait valoir son droit de vengeance devant les vassaux de Forez. Les vassaux d'Irlande lui rappellent sans ménagement de paroles les obligations du suzerain : « Vous ne nous devez vouloir aücun mal, à nous qui sommes vrais sujets et obéissants de Lusignan, car si aucun nous voulait molester ou injurier, vous nous devriez garder »*.
Lorsque Geoffroy met le feu au couvent de Maillezais, ses dix chevaliers le quittent. « [ls ne veulent pas », lui disent-ils, «être coupables d'un tel forfait que de brûler la maison de Dieu et ses serviteurs. » Et quand Geoffroy, incendiaire et meurtrier, commence à gémir et à plaindre, ils lui disent rudement : « Ha, ha, sire, c'est trop tard de se repentir lorsque la folie est faite. Mais pensez de faire satisfaction à Dieu et au monde »’.
La loyauté de l'ancienne chevalerie est donc toujours en honneur. Un épisode du roman la montre poussée jusqu à l'héroïisme. Certains vassaux de Raimondin en Irlande
1. Fol. 129, r°,2 col. : 135, r°, 1 col. 3; v°, 2 col. : 1346, r°, tre col. : 141, ve, 1re CO. ; 149, r”, re col.