‹ Essai sur Parménide d'EléeChapitre 32 sur 48 · II. CE Qü’iL Y A. DE FAUX DATTS l’ÉLIÉATXSME · texte numérisé non relu

II. CE Qü’iL Y A. DE FAUX DATTS l’ÉLIÉATXSME

Le vrai caractère de cette doctrine est facile à déterminer. C’est l’idéalisme dans la plus rigoureuse acception de ce mot ; mais , c’est l’idéalisme naissant. Il n’a pu encore apercevoir, à la lumière des discussions, les périls dont est semée la route sur laquelle il s’engage ; et cependant il recèle déjà, sous le voile de ses abstractions, les principes qui sont impliqués dans le développement de la raison.

Or, il y a long-temps que la critique philosophique a fait justice de l’idéalisme , et qu’elle en a mis à nu la fausse grandeur. C’est la pyramide orgueilleuse dont parle Bacon ; le sommet est dans les deux ; mais la base ne repose sur rien. L’Éléatisme a cela de particulier, qu’il blesse au suprême degré le sens commun, et qu*en même temps il se fonde sur un enchaînement sévère de généralités, qui se déduisent logiquement les unes des autres. Une fois le témoignage des sens infirmé , et la notion abstraite de l’étre devenue la seule notion vraie , il est difficile d’échapper à la conséquence que formule Parménide. Ce n’est donc pas dans la manière dont il construit son système, mais dans le point d’où il part , qu’il faut chercher le principe des absurdités sous lesquelles ce système succombe.

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