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LA COURBURE DE L'ESPACE-TEMPS

transformation de Lorentz, elle donne dans le cas de l’inertie un sens géométrique au ds (1), ce qui nous incline à chercher un sens analogue à toutes les lois, indépendamment de la transformation propre à la Relativité restreinte.

Dans quelle mesure les considérations générales qui sont exposées plus haut ont-elles chance de rester attachées à la théorie de la Relativité et de conserver une valeur ? Il est difficile de le dire, mais il est probable qu’il n'en restera que très peu de chose, peut-être rien. Elles sont plutôt un document pour l’histoire dés sciences qu’une philosophie acceptable de la gravitation. Elles ont une valeur de suggestion et de découverte, mais il ne faut pas y voir sans doute une suite de pensées solides. Sans aller jusqu’à les comparer aux méditations qui ont guidé Kepler vers l’énoncé de ses lois, ou à la philosophie de la mécanique des cartésiens, nous trouvons de nos jours maintes intuitions confuses qui ont inspiré les physiciens et qui sont éliminées ensuite des théories qu’elles ont permis de construire. Mt.ne chez M. Schrôdinger, l’idée ondulatoire au sens de M. de Broglie a aidé les tâtonnerents, les changements de variables par lesquels il est arrivé à son équation fondamentale. Est-ce à dire qu’il faille ne retenir de la Relativité générale que ses formules, et dire qu’elle se réduit à la détermination d'une fonction d'action gravifique à forme géométrique comme on pourra dire que la théo'ie de Schrôdinger se réduit à celle d’une équation de Hamilton à forme ondulatoire? Cela serait excessif. Maïs la philosophie de la Relativité générale doit être tirée, non de ses attendus, mais de son dispositif, que nous allons maintenant considérer.

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