‹ Essai sur quelques caractères des notions d'espace et de tempsChapitre 86 sur 110 · LA FORME D’ENSEMBLE · texte numérisé non relu

LA FORME D’ENSEMBLE

à partir d’une origine par une suite régulière de signaux lumineux, il est possible de comparer les fréquences de deux atomes de même nature, et l’on ne voit pas comment une réciprocité serait possible. Dans le cas du ds? de Schwarzschild, il n’y a aucun inconvénient à ce fait, car l’existence du corps gravifique est une raison suffisante pour que l’espace cesse d’être homogène. Mais dans le vide, cette existence d’un repère absolu semble incompréhensible. C’est iei que se manifeste justement la nature foncièrement distincte de notre intuition et de notre expérience de l’espace et du temps.

Le problème qui se présente iei a un grand intérêt philosophique, parce qu'il nous oblige à préciser le lien des exigences logiques et des exigences physiques. Il n’y à aucune contradiction logique à imaginer une sphère spatio-temporelle, e’est-à-dire où l’une des coordonnées se nomme +, l'autre {. Il n’y en a pas davantage à dire, axiomatiquement : en chaque point de l’univers les événements lointains paraissent ralentis par rapport aux événements proches. On dira qu’il y a un effet de perspective géométrique, qui engendre, par exemple, l'équivalent d’un effet Dôppler. Où donc est la difficulté? C’est d'associer cette notion du temps à l’idée d’une propagation, en particulier d’une propagation lumineuse, qui permet, elle aussi, de définir une certaine espèce de temps, c’est en un mot, iei comme en Relativité restreinte, de concilier la pluralité des temps avec l’action transitive, surtout si l’on admet le caractère statique du ds?,

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