‹ Essai sur quelques modes de thérapeutique d'un usage courant chez les indigènes de TunisieChapitre 16 sur 27 · PRESS · texte numérisé non relu

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cisme intervenant on s’est demandé si la guérison que l’on avait vu s’obtenir par l’emploi des révulsifs n’était pas la conséquence de la marche naturelle de la maladie.

Cette objection n’a ni plus ni moins de valeur que lorsqu'il s’agit de telle ou telle autre méthode thérapeutique ou même du degré en certitude de la thérapeutique en général. Pour la réfuter, pour avoir dans un cas donné ce qu’on aurait pu obtenir par l’'abstention pure et simple il faudrait pouvoir à la fois s'abstenir et agir. Ou bien il faudrait rencontrer deux cas et deux malades absolument identiques. Agir chez l’un s'abstenir chez l’autre. Ces conditions étant irréalisables la question pourrait rester éternellement en suspens. Force est donc de, recourir à l’autorité, et ce n’est certainement pas en faire un usage abusif que d’invoquer le consentement général et l'expérience universelle qui dépose en faveur des pratiques de la révulsion.

L'expérience qui résulte de la comparaison raisonnée d’une multitude de cas vaut bien en son genre l’expérimentation qui déduit les conséquences de l’épreuve et de la contre-épreuve. C’est une certitude d’un autre genre, mais équivalente. C’est elle qui convient à la médecine pratique.

Aussi eu égard à tout ceci, avons-nous acquis l'impression que cette vieille méthode a été un peu trop oubliée, et que les médecins pourraient en tirer plus de ressources thérapeutiques qu'ils ne le font actuellement.

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