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Avant tout traitement un sacrifice est offert à Sidi Amara le vénéré marabout de l'endroit qui tient sous sa protection les eaux guérisseuses. L’importance de ce sacrifice est en rapport avec la fortune du malade (coq, mouton, bœuf).
Précédé d’une fiûte, d’une derbouka et d’un dan-
seur le bœuf est promené à travers le village au milieu du concours du peuple, et amené dans l'enceinte du petit cimetière qui entoure la Kouba du saint. Un ouled Sidi Amara l’immole près du figuier sacré. Le sang est répandu sur le sol. Les riches partagent le bœuf immolé avec tout le village. La peau et un quart de la bête forment la part des Ouled Sidi Amara qui ont la garde du tombeau. Cette généreuse coutume est actuellement tombée en désuétude.
Le sacrifice achevé, le nouvel arrivant va trouver un des anciens du village dépositaire de la tradition ‘qui lui explique de quelle manière il doit utiliser les eaux, et lui vend les plantes aromatiques dont il se servira pour la tisane Medback (partie essentielle du traitement).
Les eaux de Korbous sont employées en boisson, bains, étuve, ablutions, et inhalations.
Chaque matin pendant sept jours le maladeboira de deux à huit & haleb » c’est-à-dire de un à quatre litres d’eau à l’une des sources. La plus prisée pour l’'usageinterne est Ain Sbia. Ensuite il alterne pendant sept jours avec la Medbach.
Ces deux médicaments sont donc absorbés à dose
De RE
purgative mais ne déterminent ni faiblesse, ni fatigue ni colique.
La balnéation joue un rôle aussi important que la cure de boisson. Les arabes prennent des bains, et des séances dans l’étuve par séries de sept, qu’ils alternent comme les périodes de-purgation. Ils aiment les bains chauds et supportent très bien 44 degrésen bain générallequel est suivi d’une séance de massage.
L’étuve est avec le bain un mode de thérapeutique puissant à Korbous. La température est d’environ 43 degrés. On y séjourne de dix à quinze minutes.
Après une véritable suffocation, un sentiment de sécheresse générale, fait suite une phase d’évaporation intense, et la sueur ruisselle de tout le corps. Le malade sort de ce bouge cramoisi, absolument mouillé, avec un sentiment de défaillance qui dure peu. On le masse, il se repose, mais la perturbation apportée dans l'organisme semble se prolonger plus longtemps qu'après le bain de piscine.
Les indigènes affectionnent ce moyen thérapeutique. Ils en usent à toute heure, mais le soir de préférence.Il ne se passe pas desaison sans qu’on enregistre des accidents, Certains arabes y restent une demi-heure, une heure même et en ressortent cramoisis, congestionnés, ruisselants d’eau. D’autres tuberculeux avancés ou cardiaques asystoliques y tombent foudroyés. On a cité même le cas d’un arabe décédé dans l’étuve qui y serait resté toute une journée sans que les malades n'aient cessé d'y
À, Chérouvrier 6