Id., ibid:, p
ces textes ne satisferont pas enticrement sans doute ceux qui, sous l’auteur, aiment 4 découvrir !homme. Est-ce > a dire pourtant que ceux-la aussi ne trouveront rien glaner dans la Correspondance ? Pour peu qu’ils sachent lire entre les lignes, ils sauront bien reconnaitre le fond de sensibilité délicate et ardente qui, en dépit des précautions prises et des retranchements opérés, perce plus d’une fois 4 travers les lettres de Taine. On pouvait du reste s’y attendre: la sécheresse de cceur s'accommode mal d’une pudeur aussi ombrageuse que celle dont l’auteur de I’ Jntelligence nous a donné tant de preuves; il faut avoir quelque chosea dérober aux regards banals ou indiscrets, pour tenir a le leur dérober. Qu’on se rappelle aussi mainte page des muvres dhistoire ou de critique ou !’émotion se trahit et s’échappe, d’autant plus vive qu'elle a été plus longtemps contenue : l'article sur Franz Weepke, l'étude sur Marcelin, les pages sur Musset, sur Byron et sur Beethoven. Voyez ici la maniére dont Taine parle de sa mere qui « pendant quarante ans a été son’ unique amie, » et qui, ensuite, avec sa femme et ses enfans, « a toujours eu la premictre place dans son ceur'. » Son beau-pére devient trés vite pour lui « lami le meilleur, le ceeur le plus chaud qu'il edt jamais rencontré?. » Quand il fut élu & l’Académie, il disait: « Si j’ai désiré réussir, c'est principalement a cause du plaisir que cela devait faire a deux personnes : ma mére et mon beau-pére*. » Leur mort presque simultanée a tous deux lui fut un coup terrible, et dont il mit longtemps Ase relever. Ses amitiés passionnées et un peu jalouses pour Paradol et pour Edouard de Suckau ne sont pas moins significatives. « L’amitié est un mariage‘, » écrivait-ilau premier. Et au second : « Je suis fou
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