H. Taine, etc., t. VII, p
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et ¥ =z. = . so i ; APPENDICE IV”. 329
Renan, peu de personnes ont le droit de ne pas croire au
christianisme. » Ce droit, Taine ne l|’a jamais sérieuse-
ment acheté.
C’est qu’a vrai dire la foi nouvelle qu'il a embrassée de toute son ardeur & vingt ans est devenue aussitot en lui une religion véritable. Il faut lire, dans la Correspondance de jeunesse, les lettres Gloquentes qu'il adresse 4
. Paradol pour le convertir & ses croyances ; il faut entende quel ton de tristesse passionnée il gourmande, nouveau Polyeucte, — le rapprochement est de lui, — le mobile et si cher ami qu’il veut sauver du scepticisme, et qu'il surprend en flagrant délit de « nonchalance pour la vérité »: « Regarde, mon ami, combien tu es déja malheureux, combien cette ardeur pour l’action, cette sensualité de désirs, cette fougue irréfléchie qui erre de tous célés, ne sachant ou se prendre et cherchant a se fixer, combien tout cela affaiblit ton corps, ta volonté et ta pensée... Que puis-je, sinon te donner mon exemple?... Je saurai, je croirai! Je sais déja et je crois! Ah! si tu voulais'!\» Et ailleurs : « Avec mon adoration pour les vérités de raison et la confiance absolue que j’ai dans le pouvoir de lintelligence, je ressemble 4 un catholique qui ne sait parler que de I’Eglise et de la foi. Mais, du moins, je puis prouver ce que j’avance®... » Et ailleurs enfin: « Mon bon ami, que tu as raison de trouver la science mystique! La nature est Dieu, le vrai Dieu, et» pourquoi? Parce qwelle est parfaitement belle, éternellement vivante, ab-
solument une et nécessaire. N’est-ce point parce que leur
Dieu est tel, que les chrétiens l’aiment ? Et si nous n’en voulons point, c’est que ses caractéres humains I’avilissent. / jusqu’a en faire un roi, ou un amant... Ceux qui nient - que ce Dieu puisse étre adoré ignorent les ravissements de