Lettre inédite
gprs politique. Son’ sdéal, a cet égard, autant qu 7on en
peut juger par des notes datées de 1869, était fort modeste ?
et se ramenait a fort peu de chose.
. Les libertés iocales ou municipales comme aujourd’hui en Bel-
-gique, en Hollande, en Angleterre, aboutissant & une représen- tation centrale. Mais la vie politique locale est contre la constitu- tution de la propriété et de la société en France. Rien a faire, -sinon 4 adoucir Ja centralisation excessive, 4 persuader au gou- yernement dans son propre intérét, de hisae un peu parlert.
‘Dans ces dispositions d’esprif, fort peu belliqueuses, et qui semblent avoir daté d’assez loin, il avait quelque mérite, en 1851, 4 refuser, « l’air retentissant de menaces de destitetion: » son approbation au coup d’Etat. « Je n’ai pas voulu, écrivait-il & sa mére, je n’ai pas voulu -commencer ma carriére de professeur par une lacheté et un mensonge. Chargé d’enseigner le respect de la loi, la
. fidélité aux serments, le culte ‘i Droit éternel, j’aurais eu,
honte d’approuver un parjure, une usurpation, des assas— ‘sinats?. » Ce fut avec la méme bravoure tranquille et -candide qu'il s’exposa aprés la guerre aux injures et aux clameurs des partis: il s’agissait pour lui de « payer sa dette et d’étre utile autant qu’il le pouvait*®; » il se mit 4 courageusement 4 ]’ceuvre sans se faire aucune illusion sur le sort qui l’attendait : « Mon prochain livre, — écrivaitila sa femme dés 1872, en parlant de |’ Ancien Régime, — mon prochain livre sera singulier, trés anticlérical et trés anti-révolutionnaire; on va me tomber dessus des deux
cotés ; mais j’ai bon dos‘... » Les lettres qui remplissent
les deux derniers volumes de la Correspondance nous -montrent I’historien presque tout entier absorbé par son énorme labeur qui s’allonge sans cesse devantdui, a l’affixt