‹ Essai sur Taine, son uvre et son influenceChapitre 73 sur 85 · Ç)4 ESSAI SUR TAINE · texte numérisé non relu

Ç)4 ESSAI SUR TAINE

supposent Balzac, Saint-Simon ou Swift: avec eux, M. Taine est avec ses pairs. Aussi, comme il les pénètre! Comme il les explique! Quelle puissance dans les définitions dont il les enserre et les dompte! Quelle clarté saisissante dans ses images! — Citation : « Le duc d'Orléans fut emporté... — et après i5o ans, il éblouit encore. » Essayez de mieux dire, avec plus de force et cette fois aussi — tant il est bon d'être chez soi ! — avec une délicatesse plus exquise. Et qui n'a admiré son étude sur Swift? Ce genre d'éloquence particulier à la critique et à l'histoire, qui naît de la profondeur d'un sentiment juste, cette éloquence, la plus difficile, la plus belle de toutes, peut-elle être portée plus loin ? » = a M. Taine, en effet, n'est pas seulement un moraliste et un philosophe. C'est un historien de premier ordre. Personne, depuis longtemps, n'avait creusé si avant dans l'histoire des passions et des idées. Personne n'a plus d'adresse à démêler l'esprit d'une époque et les tendances d'une civilisation. On admire que des principes qu'on juge faux lui soient un guide si sûr à travers le pèlemélo des faits. »

\\ eiss ne peut pas discuter dans l'ensemble les doctrines de Taine. Mais il va des reproches qu'il ne peut admettre. « Je me garderai de croire, par exemple, que ses idées constituent une si grave offense envers le christianisme. 11 a quelquefois manqué de respect à la métaphysique. — que la métaphysique s'en tire comme elle pourra, — jamais à l'Evangile ni à la religion. Quand il n'aurait rendu aux âmes chrétiennes d'autre service que de les délivrer de ces fadaises spiritnalistes, sorte de rhétorique verbeuse, née dans les écoles à l'usage de certaines gens qui veulent être à la fois de beaux esprits indépendants et de très sages fonctionnaires, spécialement agréables à leur chef de bureau, elles lui devraient une reconnaissance infinie. Le christianisme n'a rien à perdre, si parmi les raisonnables il s'en élève un plus sincère (pie les autres ou de plus de vue, qui arrache les voiles menteurs et nous montre sans détour, par la déduction hardie de ses théorèmes, où aboutit la raison toute seule. » = Il venge aussi Taine de l'accusation politique qu'on lui adresse d'être un révolutionnaire, et il montre que sa philosophie même le rend complètement indifférent en politique, et partisan du fait accompli. — « Pour dire toute notre pensée, ceux qui écriront un jour l'histoire des révolutions politiques et morales du xix1' siècle, seront amenés à conclure que le rétablissement de l'Empire dans l'Etat et l'invasion triomphante du système de M. Taine dans le monde intellectuel sont deux faits corrélatifs. L'un aide l'autre. » — Napoléon Ier ne s'y serait pas trompé. — <( 1) fit Yolnev sénateur, sachant ce qu'il faisait; et Volney n'était autre chose que l'aïeul de Taine avec moins d'originalité dans l'érudition et moins de force dans le génie. »

(Revue de l'Instruction publique du 10 décembre i85q.)

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M. J. Lachelier, Fragments d'un article sur Taine.

On a déjà parlé plus haut de cet article, écrit à propos des Philosophes classiques, et de l'Idée de bien, de Garo. Ce serait trahir la volonté formelle de M. Lachelier que de vouloir v chercher sa pensée actuelle sur Taine. Dans une lettre qu'il m'a fait l'honneur de m'écrire, et où se peignent avec une admirable et touchante fidélité les délicats scrupules de la plus parfaite probité intellectuelle, l'éminent philosophe déclare « qu'il serait peiné de figurer » ici, « même rétrospectivement, comme un critique et un adversaire » de Taine. « Il craint d'avoir été '> jadis a superficiel et peut-être même injuste » à son égard. Si, de son propre aveu, il est « resté toujours fort loin de la philosophie de Taine », si, en lisant l'Intelligence, < il en a surtout goûté le style », ces divergences doctrinales ne l'ont pas empêché de << devenir le lecteur et l'admirateur passionné des Origines de la France contemporaine ». Il est donc à présumer que le jugement qu'il porterait aujourd'hui sur l'ensemble de l'œuvre de Taine différerait sensiblement de celui qu'il portait, il v a plus de trente ans, sur les seuls Philosophe* classiques. Néanmoins, les oppositions de doctrines subsisteraient, je crois, toujours, et, d'ailleurs, pour réfuter certaines théories dont Taine semble bien être resté imbu jusqu'à la fin, aujourd'hui encore, on ne trouverait rien de plus fortement et de plus sobrement persuasif que ces pages restées malheureusement enfouies clans une vieille Revue 1 où peu de gens iront

i. La Revue de V Instruction publique du - janvier iSG.'i annonçait de M. Lachelier un livre en préparation, qui eût été intitulé Notions de morale privée et ■publique (chez Hachette), et qui n'a sans doute jamais vu le jour.

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les chercher sans cloute. D'autre part, M. Lachelier est, comme l'on sait, l'un des cinq ou six grands noms de la philosophie française du xixe siècle, et tout écrit de ce maître est donc un véritable événement philosophique: or, cela est vrai même de ces trois articles sur l'Idée de Dieu qui, indépendamment de leur valeur critique, ont été, si je ne me trompe, la première expression publique de sa pensée métaphysique. Ainsi du moins en jugeait M. Ravaisson qui, dans son mémorable Rapport sur la philosophie en France an A/Ae siècle, eroyaitdevoir leur consacrer quelques lignes. "N oilà, je pense, une autorité que la modestie même de l'auteur du Fondement de l'induction pourrait difficilement récuser, — et qui me dispensera d'insister davantage sur l'importance philosophique et historique des trop courts fragments qu'on va lire.

« Les doctrines qui s'accordent à contester non seulement la personnalité de Dieu, mais la réalité même de son existence... ont été très goûtées du public dans ces dernières années... Le succès de ces doctrines prouve avant tout le talent de leurs auteurs; d'autres causes y ont contribué, l'influence des spéculations germaniques, les résultats acquis ou espérés des sciences positives, et surtout la secrète impatience de beaucoup d'esprits, qui n'attendaient qu'un signal pour secouer le joug du spiritualisme officiel... Le spiritualisme avait besoin d'une revanche et il vient de la prendre... » — Eloge de Caro, de sa méthode et de sa courtoisie; l'accueil que lui a fait le public peut faire espérer « le triomphe définitif de la bonne cause... » = « Le naturalisme de M. Taine oA fondée sur l'idée particulière qu'il se forme des causes. On s'est figuré quelquefois sous ce nom de petits êtres spirituels, cachés derrière les faits et occupés à les produire : M. Taine bannit de la philosophie ces êtres imaginaires, et les relègue honteusement parmi les sylphes et les- gnomes. 11 croit cependant qu'il y a des causes, et il ne désespère pas de les trouver : mais la cause d'un fait est toujours, selon lui, un autre fait dont le premier n'est qu'une transformation. D'où vient, par exemple, qu'une pierre tombe, qu'une rivière coule, que le mercure monte dans le baromètre, et que les ballons s'élèvent dans l'atmosphère ? Mais qu'est-ce que ces quatre faits, sinon les formes variées d'un l'ait unique, celui de la pesanteur ? Et qu'est-ce que découvrir la cause de ces quatre faits, sinon les résoudre dans le fait élémentaire

dont ils dérivent ? L'expérience qui constate les faits, et l'abstraction qui dégage un fait simple de plusieurs faits complexes, voilà, pour M. Tainc, les seules ressources de l'esprit humain et les seuls instruments de ses découvertes. On devine aisément où aboutit ce genre d'explications. Si la cause d'un fait n'est et ne peut être qu'un fait, il est évident qu'il ne faut pas chercher la dernière raison de l'univers dans une pensée distincte de la somme des faits, mais dans un fait primitif, le plus simple et le plus général de tous, qui soit par conséquent le fond commun de tous les autres. Ce fait, que la science n'a pas encore découvert, est vraiment le Dieu de M. Taine : c'est « l'axiome éternel qui se prononce au suprême sommet des choses, au plus haut de l'éthor lumineux et inaccessible » ; c'est « la formule créatrice dont le retentissement prolongé compose, par ses ondulations inépuisables, l'immensité de l'univers ». Que cette façon de concevoir les causes soit la seule qui ait un sens et un usage dans les sciences positives, c'est ce que personne, je crois, ne songe à contester ; et la méthode de M. Taine deviendrait facilement celle de tout le monde s'il la renfermait dans ses bornes légitimes, et si l'explication purement physique qu'il donne de l'univers n'avait la prétention de remplacer celle que l'on a de tout temps été demander à la métaphysique. Il y a cependant un point sur lequel cette méthode si rigoureuse et si exclusive semble tout à coup se retourner contre elle-même et faire éclater à plaisir sa propre insuffisance, .l'entends très bien M. Taine quand il me dit que la cause d'un cylindre est la révolution d'un rectangle autour d'un de ses côtés ; mais je cesse de l'entendre quand il m'assure du même ton, et comme s'il n'y avait aucune différence dans les deux cas, que la cause de la digestion est la nutrition. Cause finale, à la bonne heure, lui répond M. Caro ; mais que viennent faire les causes finales dans ce système? La cause d'un fait, selon vous, est un fait plus simple dans lequel il se résout : la cause de la digestion est donc tout à la fois l'action mécanique qui déplace les aliments dans l'estomac et l'action chimique qui les décompose : voilà bien les deux éléments qui la constituent, les deux facteurs dont elle est le produit ; mais comment voulez-vous qu'elle dérive de la nutrition qui en est au contraire un résultat, et qui ne commence que quand elle est finie? Une cause, dites-vous encore, est un fait dont on peut déduire la nature, les rapports et les changements des autres ; d'où vous concluez que c'est la nutrition qui est la cause de la digestion, puisque la digestion et toutes les fonctions qui s'y rattachent sont toujours combinées de manière à rendre la nutrition possible. Soit ; mais comment ces fonctions et leurs combinaisons diverses se déduisent-elles de la nutrition? Par voie d'identité ou par voie de convenance ? Il n'y a pas à hésiter, et il ne peut être ici question (nie de convenance; mais si M. Taine l'entend ainsi, il avoue

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par cela même qu'un fait peut être la cause d'un autre de deux façons différentes, ou plutôt complètement opposées ; qu'il peut l'engendrer, comme le rectangle engendre le cylindre, ou comme le mouvement se transforme en chaleur, sans cesser d'être au fond identique à lui-même ; et qu'il peut, au contraire, le susciter, comme un but que l'on poursuit suscite la série entière des actes destinés à l'atteindre, sans pour cela se confondre avec aucun d'eux; qu'il y a, en un mot, deux ordres de causes dans l'univers : les causes efficientes et les causes finales. Or, qu'est-ce qu'une cause finale et comment est-elle liée à ses effets? Comment vin fait qui n'est pas encore arrive peut-il déterminer d'autres faits qui serviront à leur tour à le produire ? N'est-ce pas parce que ce premier fait est conçu ou senti d'avance comme un certain degré de perfection à réaliser et que le ressort secret de tous les autres est un désir, éclairé ou aveugle, qui travaille à se rapprocher, comme par autant de degrés successifs, du terme idéal où il aspire ? Qu'est-ce donc que cette perfection qui n'est pas encore réalisée sur un point donné de l'espace et du temps, et dont l'invisible présence suscite, pénètre, anime un groupe entier de faits qui gravitent autour d'elle? Elle existe apparemment puisqu'elle agit; et cependant elle n'a rien de matériel et de sensible: ne serait-elle pas cet être spirituel caché derrière les faits, dont il vaut mieux encore altérer la nature que contester l'existence ? Et de même que la série des explications mécaniques aboutit nécessairement à un premier fait qui est en quelque sorte la matière de tous les autres, qui ne voit que les perfections diverses en voie de se réaliser dans l'univers ne sont que les manifestations inégales d'une perfection souveraine, forme des formes et âme des âmes, présente à tout et distincte de tout, qui détermine du sein de son immobilité absolue l'infatigable mouvement de la nature ? "\ oilà non l'axiome, mais l'acte éternel, non la formule, mais la Pensée créatrice qui resplendit dans le divin éther : voilà le Dieu de la métaphysique qui est en même temps celui du genre humain. — Dans une page mystérieuse où il esquisse à grands traits la philosophie de l'avenir, M. Taine déclare lui-même que la pensée est le terme extrême auquel la nature est tout entière suspendue. Espérons qu'il développera un jour le germe fécond qu'il s'est contenté cette fois d'indiquer, et que, sous le mécanisme de la nature, il saura reconnaître de plus en plus la spontanéité de l'esprit. »

(Revue de l'Instruction publique du iG juin i864.)

APPENDICE III 29g

Ernest Renan, sur l'Intelligence.

« Tout homme de valeur, en quelque ordre que ce soit, à sa philosophie. J'annoncerai une nouvelle sûrement agréable à ceux qui pensent, en leur apprenant que M. Taine va nous donner la sienne. Le livre sera intitulé : De l'Intelligence... Des deux grands problèmes sur lesquels l'esprit humain n'a pas et n'aura peut-être jamais de solution, M. Taine n'en aborde qu'un seul ; mais d'après les communications que je dois à sa bienveillante amitié, je crois qu'il l'attaque avec beaucoup de pénétration et de profondeur. Le monde assurément est plein d'innombrables obscurités ; il n'y a cependant, selon moi, dans la philosophie des réalités, que deux questions totalement mystérieuses ; ces questions sont l'origine de la conscience humaine et le but suprême de l'univers. Gomment se fait-il que, certains faits physiologiques étant posés, un être apparaît qui dit moi, qui veut, qui agit, qui perçoit? Le coup d'ceil rapide que j'ai jeté sur les épreuves du livre de M. Taine me montre qu'il aborde ce problème avec beaucoup de franchise, de savoir et de sincérité. Il fait un grand usage de la physiologie, et il a raison. C'est par l'étude expérimentale de la vie que le mystère de la conscience pourra être éclairci. A. vrai dire, ce problème est bien plus susceptible d'être résolu que le problème de la cause primordiale et finale. Devant celui-ci, la raison sera peut-être frappée d'un éternel vertige. Esprit ferme et positif, M. Taine s'est borné à ce que l'étude des faits nous apprend de plus clair sur ces questions qui sont à la fois notre charme, notre tourment, et, en tout cas, la meilleure marque de notre noblesse. Voici la préface du livre qui donnera une idée de la méthode que notre illustre ami porte dans ces difficiles investigations. Plus tard, je rendrai compte de l'ouvrage avec étendue. » — Suit la Préface de l'Intelligence. (Débats du 28 mars 1870.)

M. Emile Boutmy, Hippolyte Taine (fragments).

L'admirable étude que M. Boutmy a écrite sur Taine au lendemain de sa mort est un pur et émouvant chef-

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d'œuvrc. Des trois oraisons funèbres laïques qui ont été composées pour rendre hommage à cette noble mémoire, — les deux autres sont celles de M. E.-M. de Vogué et de M. Albert Sorel, — celle de M. Boutmy n'est ni la moins belle, ni la moins touchante. Il est telle page sur le style de Taine où l'on croirait entendre ïaine lui-même, dans sa langue de poète-logicien, nous livrer son propre secret. L'homme, le penseur et l'écrivain, ainsi évoqués par cette voix qui leur fut connue, revivent pleinement à travers ces lignes. Et à entendre cette voix si juste, si déchirante et si discrète, on se prend a penser que c'est bien ainsi que ïaine eût aimé à être loué.

L'article de M. Boutmy étant aujourd'hui recueilli en volume, je ne veux en détacher que la page à laquelle je viens de faire allusion. Je ne saurais mieux clore que par l'extrait qui va suivre cette série de « pièces justificatives » où j'ai essayé de rassembler tout ce qui pourrait servir à compléter ce livre — ou ;i le refaire.

« ...De là ce style qui n'est qu'à lui. Sous une riche diversité, sous une décoration changeante, la structure en est invariable et rigide. Le lecteur en reçoit une impression singulière, il a comme l'hallucination de voir monter autour de lui les murs d'une prison dialectique. D'abord une suite de blocs réguliers, exactement alignés. C'est le théorème sous forme abstraite par lequel s'ouvre l'alinéa. Sur cette première assise, l'auteur entasse une épaisseur énorme de petits matériaux nuancés qu'il noie, mélange, relie, comprime dans un moule puissant avec un mortier indestructible. Ce sont les laits particuliers et sensibles. A cette masse hétérogène, il donne la consistance, la densité, la solidité d'un mur romain. A la crête, une autre ligne de superbes blocs équarris reproduit le bandeau d'un bas, masque définitivement l'horizon. C'est le théorème qui reparaît en conclusion, revêtu des magnificences d'une image qui a parfois l'ampleur d'une allégorie. La clôture logique monte ainsi sur les quatre côtés, massive, compacte, d'avance séculaire, sans une ouverture sur le dehors, sans une fissure dans l'appareil présageant une ruine ou une déhiscenec. Le lecteur contemple ; un moment encore, il sait qu'il sera enfermé pour jamais ; mais il est comme fasciné par ce travail fait largement et d'une main si sûre ; il en veut voir la fin ;

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il en ressent la fatigue, qui n'atteint pas le robuste architecte ; il demeure là immobile, déjà captif, et quand la dernière issue est close, il s'oublie encore à admirer tant d'art et de magie.

Taine n'était pas seulement un raisonneur puissant. 11 avait la vision d un peintre et l'imagination d'un poète. Si ce don et cette vocation ne lui ont pas été comptés au même degré que les autres, c'est que l'artiste qu'il était s'astreignait à ne travailler que sur la commande du psychologue et dans les cadres fournis par le logicien... A y bien regarder néanmoins, on distingue un courant d'images qui circule, abondant et caché, sous la bande unie et serrée de la démonstration. L'image afileure çà et là, se trahi dans un mot abstrait par un reste de couleur, dans la phrase par une métaphore étroitement condensée ; elle se déploie à la fin de l'argument en une comparaison plus ample qui le traduit par les sens. La poésie est là comme une nappe souterraine prête a sourdre par toutes les fissures. Ce n'est que par exception que la source s'étale un peu largement, mais alors avec quelle splendeur sombre, quel bleu intense d'eau profonde ! Je ne connais aucun poème plus émouvant que les premières pages de l'article sur Sainte-Odile...; aucun ne témoigne d'une àme plus naturellement et plus profondément ouverte sur l'au-delà. »

(Annales de l'École libre des Sciences politique, avril i8g3).

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