‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 110 sur 446 · MW V 78. 70. MW V · texte numérisé non relu

MW V 78. 70. MW V

116 LÉS SENTIMENTS II-iv

prêté serment » 71 Après quinze jours passés dans le domaine, Nicholls le conduisit sur la route de Cambridge jusqu'à Norwich 7. Il s'était senti encore plus près du jeune homme et des siens. Il lui écrivit pendant tout l’hiver : lettres de conseils, spontanées et affectueuses: lettres familières, où il l’entretient de ses affaires, de la vente de ses maisons; où il lui donne « les nouvelles de Cambridge » quand il n’a « rien de mieux à dire » *%. Gray s'inquiète des retards de courrier et redoute que Nicholls ne soit malade 71, En janvier 1769, Nicholls va venir à Cambridge, accompagné de sa mère. Gray a pris ses dispositions. Le pavillon de Trinity Hall sera libre pour recevoir Nicholls et « Maman ». Il les attend avec impatience #5.

A Blundeston, Nicholls, suivant les instructions du maître, tient son journal de naturaliste et pratique l’horticulture, désespéré du résultat 7, Mi-plaisant, mi-envieux, Gray, qui n’a que ses pots de fleurs 77, s'amuse de le voir « planter, transplanter et se salir » ®. On échange des impressions littéraires **. Nicholls lit les Mémorres de Sully, Robertson; Gray lui parle des Voyages de de Lalande, qu'il vient d'acquérir, et de Shenstone, dont on publie la correspondance %, Ies vacances approchent. Ils voudraient aller ensemble dans les Grisons ou passer l’été en Lombardie. Mais Gray visita le Pays des Lacs et Nicholls se rendit chez l’oncle Auguste, dans le Dorsetshire 81,

En novembre, Nicholls n'avait pas encore quitté le Sud-Ouest. Il écrit à Gray de Bath : il est sans nouvelles de lui depuis longtemps; mais surtout, il veut lui annoncer un visiteur. C’est un jeune Suisse distingué par lui dans la foule des baigneurs. Il vaut mieux que n'importe quel Anglais de son âge. « Je lui ai donné une lettre pour vous; mais je tiens à vous en parler, afin qu’il ne vous arrive pas comme un inconnu » #2,

= nouveau personnage amenait dans le drame le dénouement cruel.

Charles-Victor de Bonstetten est une figure connue de l’histoire littéraire %. I1 devait briller, à Coppet, dans le salon de Mme de Staël et laisser un nom de fin dilettante, auteur d'ouvrages délicats. Il avait alors vingt-quatre ans. On le remarquait. Fils d’un trésorier de Berne, appartenant à l’une des « six familles nobles du pays » #4,

71 TE III 208; Cf CH 97. TR LL ITITES Tr?

73 LTAITIET2, 215 214-5278; 74 LI LE T0; 75. TL III 218-0. Cf. TI, II 280. 76. MW V 88.

77. XX, IIT 225. 78. MW V 90. 79. MW V 90, 96. 80. TL, III 227. 81. MW V 89, 91, 96. TL, III 224.

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