‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 115 sur 446 · ET, TITI 287. TA LTITS · texte numérisé non relu

ET, TITI 287. TA LTITS

126. À mon avis, cette désespérance, née du conflit sexuel et conséquence organique de l’auto-punition, a hâté sa fin (Dr. Hesnard).

127 MDaLErE270 128. TI, IIT 270. 129. TL, III 2745. 130. TL, III 282. 131. TL III 283-6. 132, LIL ALE200: 196 LIMIT 200 LC ACEH=T O0! 134. TL, II 280, 288.

122 LES SENTIMENTS II-iv

pour ne pas écrire davantage » #5. Il prépare avec empressement la venue de Nicholls. Il lui écrit avec un regain d’enjouement; se demandant si la robe à cerceaux de Madame pourra passer dans l'escalier tortueux du logement prévu; discutant avec lui, son Linné à la main, le nom de la tisane qu’il vient de boire, celui du papillon que Mr. Foljambe lui rapporte des Indes 1%.

Peu à peu s’apaisa la fièvre, dans l'indifférence qui ronge. A Blundeston, Nicholls, malade, occupe ses jours d’hiver à dépouiller les vieux chroniqueurs, et vient exposer à Gray ses ennuis de propriétaire 197, Il lui reproche de le négliger : « Si vous saviez tout le plaisir que me font vos lettres, vous n’en seriez pas aussi avare » °°. Gray proteste. I1 veut, bien au contraire, « apprendre de lui mille choses ». Mais il écrit froidement, heureux de se retrancher dans ses explications érudites 15%.

En mars 1771, Nicholls reçut une invitation de de Bonstetten. Celui-ci les implorait « à deux genoux » de venir en Suisse. « Allons-y donc, mon cher Monsieur Gray ! » 14 Nicholls s’enflamme. C’est le printemps. I1 a ouvert ses fenêtres tout grand, et le parfum de la terre est entré, avec la clarté du soleil. I1 se sent envie de pie Tu

Gray ne répond pas. Six semaines écoulées, Nicholls renouvelle son appel 14, En mai, Gray a reçu lui aussi un message de Suisse : il en est bouleversé; il y était question d’avoir « un pistolet et du courage ». Il hésite et se résigne enfin devant l’irréalisable. Nicholls partira seul, avec la mission de « réfréner ses divagations » 14. Nicholls craint pour la santé de Gray, pour son moral. Il vient passer quelques jours avec lui à Londres, dans la même maison. Le 21 juin, il s'embarque, et écrit bientôt de Paris : « Pas un mot de vous encore. Allez-vous plus mal ? » 14 I1 lui raconte la route de jadis : Douvres, Calais, Montreuil, Amiens, le Palais-Royal et le musée des Chartreux : « Adieu, mon meilleur ami ! Si vous avez quelque amitié pour moi, prenez soin de vous. Ecrivez-moi que vous allez bien, que vous pensez à moi quelquefois » 145,

Gray se retourna vers les autres, cherchant une présence. Comme il les avait négligés depuis deux ans ! Avec quelle hâte il avait résumé à Wharton son voyage dans l'Ouest 145! Et comme sa pensée était loin d’eux, lorsqu'il écrivait à Mason : « Je suis très bien en ce moment : c’est l'effet de mon expédition d'été. Merci à vous, Messieurs, de vous inquiéter aimablement de moi! » 147 Pendant l'hiver, il avait travaillé pour Walpole. Il lui rendit visite

135. TI, III 283, 290. 136. TI, III 203-4. 137. MW V 122. 138. MW V 121. 139. TI, III 299-300. 140. MW V 130. 141. MW V 131. 142. MW V 135-6. 143 IL TRI?

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