Danorum regum heorumque historia (1° s., pub
200. Les deux ouvrages les plus importants de Gérald de Barri, ou Giraldus Cambrensis (1147-1223), sont l’I#inerarium Cambriæ et la Descriptio Cambriæ. 1/édition qu’on lisait au XVIII® s. était celle d’'Henry Wharton, dans son Anglhia Sacra (1691).
2071. Grotius lui-même était l’auteur d’une Histoire des Goths, des Vandales et des Lombards, 1655.
202. Traité de l'Origine des Francs, cité par Montesquieu, Esprit des Lois, XXVIII, i.
203. Sur ces savants, voir P. Van Tieghem, 0. c. sup. n. 193, pp. 77-90. Ils figurent tous dans le Commonpl. Bk. (cf. CH 166).
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celtisants les suivirent: un Dom Jacques Martin, un Gibert, un Pelloutier, un Bullet, un Duclos. Caylus place les antiquités gauloises à côté des grecques 24, On regarde par-delà les frontières. Tandis que de Guignes préparait son Histoire des Huns, de La Peyrère ou de Ia Martinière parlaient de la Scandinavie en voyageurs, et Desroches en historien #5. Et si Voltaire ne s’inquiéta que superficiellement du monde barbare, Montesquieu, scrupuleux juriste, avait étayé sur de précises enquêtes le livre XXVIII de l'Esprit des Lons. É
Dès les premières années du dix-septième siècle, Richard Rowlands, dit Verstegen, déplorait qu'on se satisfit encore en Angleterre d'aussi puériles inventions que la légende de Brute, et publiait, en 1605, sa Restitution des Antiquités de la Nation anglaise 2%, A l'exception d'Aylett Sammes et de sa fantaisiste Britannia antiqua 1llustrata, ce sont maintenant des universitaires, des philologues qui vont découvrir les Germains. Sous Elizabeth, un William Lisle s'occupait déjà, à Cambridge, de transcrire et de faire imprimer d'anciens manuscrits. Au dix-septième siècle, les Spelman et Abraham Wheelocke fondèrent un enseignement régulier d’anglo-saxon. I/hébraïsant Sheringham, reprenant l’idée de Verstegen sur des données mieux informées, écrivait sa De Anglorum Gentis Origine Disceptatio. Oxford reçut François Junius, oncle d’Isaac Vossius, qui devint lui-même chanoine de Windsor. Junius édite Caedmon et le fameux Codex Argenteus, et compose un glossaire des cinq langues septentrionales. Tes noms de Somner, Nicolson, Gibson, Rawlinson et Thwaites évoquent une filière de savants qui mènent, au seuil du dix-huitième siècle, à George Hickes, auteur du célèbre Thesaurus Linguarum Septentrionalium. Ce dernier marquait une date mémorable. William Wotton, le grand linguiste de Saint John's, l’introduisit à Cambridge par un résumé, qui parut en 1708, et par un commentaire, que Maurice Skelton édita après sa mort 207,
Tout en se proposant d’abord l’étude de l’anglo-saxon, de telles activités contribuèrent à développer la notion de communauté germanique dans l’ordre historique, ethnique et linguistique. Junius était Hollandais. Spelman correspondait avec Wormius; Nicolson, envoyé en mission en Suède, y rencontra Peringskjold. Quant au Thesaurus de Hickes, il n’apportait pas seulement un ensemble de connaissances philologiques et littéraires touchant à tous les Germains; mais son auteur le dédiait solennellement au
204. Recueil d'antiquités égyptiennes, étrusques, grecques, gauloises, 1752-67.
205. On connaît surtout : Isaac de La Peyrère, Relation d'Islande (1663), qui fut publiée en anglais dans les Voyages de Churchill, 1704; J. B. Desroches, Histoire de Dannemarc,
206. Pour cet auteur et les suivants, cf. Farley, o. c. sup. n. 192, pp. 8-18.
207. On trouvera des renseignements sur ces personnages et sur les études septentrionales à en à Cambridge dans C. Wordsworth Scholæ Academice, o. c. sup. I iii n. 33, PP. 155-017