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IIT-ii LA RÉSURRECTION DU PASSÉ 237
turbations syllabiques qui entraînèrent la transitoire assonance #71. Fort, cependant, des documents à sa portée, et invoquant des éléments de démonstration devenus classiques, il a parcouru les deux chemins inverses qu’on n’a cessé d'explorer depuis, et fait le tour d’un labyrinthe qui garde encore son secret 73.
D'aussi minutieuses recherches ruinaient son travail d'ensemble. Les circonstances achevèrent de disperser son attention.
Le résultat le plus positif, et le plus heureux, de son intérêt pour la poésie galloise, fut la composition du Barde 274, Au même moment, Mason commençait son Caractacus, et, dans l'élaboration de ce « poème dramatique », le secours des amis s’imposa. Tandis que des « critiques de Prior Park » Mason recevait un Pelloutier et de vaines exhortations à supprimer dans sa pièce les sacrifices humains, Gray extirpait « avec sa houe » le chiendent des chœurs bardiques **#5. Cette mise au point dura trois années, au cours desquelles Gray montra une compétence grandissante en matière d’antiquités celtiques 27%. Non seulement il rappelait à Mason qu’'Odin appartenait à l’Olympe scandinave, mais il l’avertissait des insuffisances de Stukeley, de Pelloutier et de Keysler 277. II lui promettait de le suivre sur la cime du Snowdon, de lui envoyer toutes les anecdotes Gruidiques qu’il rencontrerait 28, Il le mettait au courant des travaux de Leipzig et de Paris, et lui disait la supériorité de Tacite sur César pour la connaissance du Nord 2°.
Sur ces entrefaites parut l’Hsstoire de Dannemarc de Paul Henri Mallet ?80, Cet ouvrage capital parvint aussitôt à Gray, et précisa des connaissances à peine indiquées dans l’article Gofhi ?%t. Outre d'utiles références, une documentation ordonnée sur les pays scandinaves, les anciens habitants, leur religion et leurs mœurs, Mallet offrait une anthologie norroise en français, sous une forme infiniment plus claire et maniable que les in-folios des prédécesseurs. Gray put compléter sa bibliographie du sujet **?. Dans quelle mesure étudia-t-il les livres cités par Mallet? Il est impossible de
272. Cf. G. Paris, Esquisse historique de la littérature française au Moyen Age, Paris, 1907, pp. 28-30.
273. Pour les différentes thèses, cf. Zeus, Grammatica Celtica, Berlin, p. 938; Kawczynski, Origine et histoire des rythmes, Paris, 1889, 41-3, 95 et sq. et pass.; Verrier, o. c. sup. n. 263, II, pp. 190-214.