‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 270 sur 446 · Platon, Banquet, 209. 106. TL, III · texte numérisé non relu

Platon, Banquet, 209. 106. TL, III

107. LI, TUT48, TOC TI ES TO CPP AET 747 LOT: 109. Ex. : TL II 130, 134, 228-37. 110. TI, II 53.

renonce, après Minden, à « s’enorgueillir de longtemps de quelque grande action des nôtres » 111, I] ironise sur les préliminaires de Fontainebleau, y pensant discerner l'annonce d’une paix humiliante et dangereuse 112. La conquête du Canada le tourmente « C'est un moment très critique »; « nous sommes dans de grandes alarmes au sujet de Québec » 113, I1 parle de l'Angleterre comme il parlerait de lui-même; en exprimant, par un mélange d’anxiété et de dérision, sa crainte que le drapeau de l’Union ne flotte pas avec assez de prestige. En 1757, lors des opérations contre Rochefort, il disait : « Notre expédition est extrêmement à l'anglaise. Mais j'ai renoncé à me préoccuper de Î’Angleterre, et je ne me soucie plus que du roi de Prusse » 114,

Simple boutade? Non, car il admirait Frédéric II. Tout faquin qu'on le croie, ce prince sait gouverner son pays et parler au roi de Pologne 115. (C’est un monarque supérieur. Sa noblesse eût dédaigné « le massacre d’un grand troupeau d'esclaves et de sauvages », s’il n'avait été « nécessaire » 16, Réjouissons-nous du succès de ses armes : « L'heure du triomphe est enfin venue; j'entends pour nos alliés » 17.

11 méprisait la France, répétant, avec la majorité des voyageurs anglais contemporains, les mêmes antiennes sur ses sordides misères et ses mesquines grandeurs. Il l’appelait une nation « puérile », et apprenait « comme une bonne nouvelle » la menace de sa banqueroute 48. Echangeant ses impressions avec Walpole, il ne critiquait pas seulement l’athéisme de ses philosophes : « Ce que vous me dites de nos voisins m'a beaucoup amusé. En qualité d’Anglais et d’antigallican, je me réjouis de leur stupidité et de leur obscénité »119, Même attitude à l'égard de l'Italie. Caractéristique est le contraste qu'il souligne entre la Savoie et la république de Genève. D'un côté, « des paysans hâves, déguenillés et pieds nus, avec des enfants extrêmement misérables et malpropres », de l’autre, « plus de pauvreté; pas un mendiant et guère de visage triste; beaucoup de gens bien vêtus. Tout cela concourt à démontrer, à qui n'est pas aveugle, la différence qu’il y a entre les deux gouvernements : car c’est là la cause de l’un et de l’autre spectacles » 120,

Quelques remarques sévères sur l'Irlande, son parlement, l’agitation papiste ou les intrigues de l’archevêque d’Armagh; sur le Portugal et les manœuvres politiques des Jésuites achèveront de définir sa tendance 121, Il déteste les monarchies absolues et les pays catholiques.

Ses vues sur la politique intérieure le confirment. Il appréhende

TT. LIL 64: TI2. TI, AT 269. 113. TL, IL 111, 144-5. Tr4 Ll-1509: TS I 307: TLC NTI:

ELLE TI 04: ITS: CTI LI 280, 22r, 119. CT II 245-6.

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