‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 271 sur 446 · TI, I 40. 127 ICOLINTI20-L · texte numérisé non relu

TI, I 40. 127 ICOLINTI20-L

272 L'ACTIVITÉ INTELLECTUELLE III iii

le retour des Stuarts. Lorsque Hawley fut battu par le jeune prétendant, à Falkirk, il se révolta de l'indifférence de Cambridge : « Nous sommes des gens si extraordinaires ici que nous n'avons pas plus le sens du danger que si le combat avait été livré au lieu et à l’époque de la bataille de Cannes » 1?, Nouvelles craintes avec George III, dont il ne vit pas se développer sans inquiétude l’autoritarisme. Dès 1764, il portait le jugement que retrouvera l’histoire : « N’êtes-vous pas frappé de la ressemblance qu'il y a entre le commencement du règne de Charles Ier et l’époque actuelle? Qui aurait cru cela possible, il y a cinq ans? » 1% I] assista, désolé, au déclin de Pitt, « ce plus sot des grands hommes », dont il appréciait l'énergie et la droiture : « Quand il s’en ira, tout s’en ira » 124.

Il resta whig:; comme Walpole, qui appelait son chien «Tory » 1%5; comme Mason, qui s’enflammait dans son Zsis contre les « ennemis de la liberté » d'Oxford 1%, Ille resta après la confusion inaugurée par Bute, s'amusant de voir Long « ressortir ses vieilles idées tory.… rouillées et désarticulées comme ses sphères et ses planétaires »; déplorant la mort du duc de Devonshire; se félicitant des échecs de la majorité 127, J1 le resta avec intégrité. Recommandant Brown à Walpole, il disait : « Je peux répondre de ses principes de gouvernement comme des miens : ce sont ceux de tout whig authentique et raisonnable » 18, Ceci quant aux principes. Car, dans tous les camps, il haïssait les corrupteurs et les corrompus, les intrigants et les incompétents. À son admiration pour Pitt répondait son profond mépris pour Newcastle 12, Au plus fort des manœuvres de ce dernier, et à la veille de la formation du ministère Devonshire, il désespère de la situation, s'étonne de la nomination de Fox, se « flatte de penser que la nécessité mettra finalement la direction des affaires entre des mains plus capables, sinon plus honnêtes, que de coutume » #0, I] souhaite le retour du vieux parti en la personne du probe Rockingham #1, De toute part, il considérait avec amertume des politiciens sans gloire et sans valeur « se tenant par les oreilles » 1%?, Bien plus, il voyait son pays irrémédiablement voué au mercantilisme, aux appétits d'argent et de domination matérielle. Il se rallia à une partie au moins de l’'Estimate de John Brown, à « sa dissertation contre le commerce; car j'ai toujours dit que ce serait là la ruine de notre nation » :#.

122. TL I 127 (1746). Cf. C. Wordsworth, Social Life, o. c. sup. I iv n. 33, p. 615. 123. TI, III 37. Cf. S. R. Gardiner, History of England, New ed., Londres, 1910, p. 765. 124. TL, III 73, 250.

125. 7. I 41-2, 378. Sur les idées politiques de Walpole, cf. Yvon, o. c. swp. l'itin. 17, PP. 447-560.

126. Cf. €. Wordsworth, Social Life, o. c. sup. I iv n. 33, PD:15, 60316154:

Page 1