‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 299 sur 446 · Essay on Man, I, 197-8. 161. Ibid · texte numérisé non relu

Essay on Man, I, 197-8. 161. Ibid

162. On comparera ces vers à la strophe XIX de l’Elégie (cf. inf. IV iv, p. 416). 163. « Oh! nimium felix !.. » (AB 132-3).

164. « Vah, tenero quodcumque... » (AB 133-4). Cette pièce avait été publiée par David Lewis dans ses Miscellaneous Poems, 1726. Reprise par Percy, Reliques, III, 13. Le sujet est un lieu commun classique, qui permet de douter de son authenticité. On comparera les vers 26-9 à la sixième strophe de l’Elégte, et à ses sources (Cf. TP 139-140, et #nf., p. 416).

308 LE POÈTE IV-i

de l’Ââme éperdue et confiante 1%5. Il traite librement l'original, n’aimant pas le dieu des armées. Le soleil et le bouclier se changent en une lumière pure qui, plus que les joyaux précieux, le faste des tyrans, les joies éphémères du pouvoir, dispense les vraies richesses. C’est le sublime biblique qui s’affaiblit ici, au profit d’un égoïsme qui s’humilie :

O demeures, amour de mon âme douce !

O religion suprême du lieu saint !

De quelle passion sacrée mon inquiétude s’enflamme-t-elle, de quelle bienfaisante ardeur?

Jusqu'où ce fier élan emporte-t-il mes ailes? Vers le sublime seuil je tends mes mains avides, et si mes lèvres sont trop faibles pour prier, mon cœur silencieux clame au-dedans de moi. (1-8) 169

Partout, la personne se manifeste, le sentiment déborde. Le ressort premier est peut-être même le sentiment qui cherche une forme autour de soi.

Dans les trois courtes pièces lyriques, d’une facture plus soignée, qui couronnent cette période, la vraie poésie se réalise. D'abord, une ode saphique 167 envoyée à West à la veille des vacances, en pensant qu'ils se retrouveront au Temple pour étudier le droit :

Toi que je vais revoir dans les temples barbares

habités par Eris qui jamais ne s’apaise;

où retentit bien loin le procès, où s’agite l’armée des toges,

dis-moi qu'il est plus doux, sous la vaste ramure de l’orme hospitalier mollement étendu, aux livres de vouer les heures nonchalantes,

à l’humble Muse aussi !

Car bien souvent je vagabonde, l'esprit libre

d'inquiétude, et, méditant un doux poème,

j'oublie que tombe le serein, ou que la nuit s’est avancée.

En tous lieux où me portent mes pas, il me semble voir en chaque colline un Parnasse couvert de bois, et je retrouve en toutes les fontaines

la fraîcheur d’Aganippe.

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