‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 365 sur 446 · AB 89-00 (cf. TP · texte numérisé non relu

AB 89-00 (cf. TP

49. AB 90-1. Cf. TP 274-6, et, pour la date, article de Leonard Whibley, o. c. sup. n. 44. so. Cf TP 271; TL II 76-8; Draper, o. c. sup. II ii n. 60, pp. 64-5.

376 LE POÈTE IV-iü

L'Impromptu revient en partie à la satire politique. Il s’agit du domaine où Lord Holland, ie Henry Fox de l’histoire, s’est retiré dans une aisance seigneuriale peu scrupuleusement acquise 51. Gray taille tour à tour l’homme politique compromis et sa résidence ornée de fausses ruines. Malgré le vers fermement frappé, l’ensemble ne retient par aucune qualité saillante.

Toutes ces pièces réunies n'assureraient qu'un mince mérite à la Muse plaisante de Gray, s’il ne restait deux excellents badinages, sans animosité ni trivialité, dont l’un au moins peut se ranger parmi les chefs-d'œuvre de la poésie légère.

C'est l'Ode sur la mort d'une chatte favorite, noyée dans une vasque de poissons d'or %?, caricature d’un type traditionnel de poème funéraire. L/Anthologie pleure la mort de chevaux, de lièvres, de perdrix, de cigales 55. Le lyrisme des dix-septième et dix-huitième siècles a maintes fois repris le thème du passereau de Lesbie : la note peut donc être touchante 51. Mais la gravité même de telles oraisons devient aisément comique, pour peu qu’on y sente une disproportion. Un latiniste peut juger démesuré l’éloge funèbre du perroquet de la maîtresse d’'Ovide ou d’Atedius Melior 55. C’est avec une ironie plus avouée que Gray chante la triste fin de la chatte d’Arlington Street :

Sur la rive escarpée d’un vase

où l’art brillant de Chine a peint des fleurs épanouies,

la timide enfant tabisée,

Sélima, pensive, s'incline 5 vets le miroir du lac.

Sa queue, pour sûr, ressent sa joie.

Visage rond, barbe de neige, et velours de ses pattes, robe aussi moirée que l’écaille, 10 œil d’émeraude, front de jais, la font ronronner d’aise.

Mais voici qu’au milieu des flots glissent deux formes angéliques, les Génies de ces ondes. 15 Leur cuirasse aux couleurs de Tyr, sous la plus éclatante pourpre, reflète un rayon d'or.

sm 1Cf:-0;-40;

52. AB 5-7. On se rappelle qu’il s’agit de la chatte de Walpole. Cf. De et TP 106-7. / 5 e de Walpole. Cf. sup. IV, ii p. 327,

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