IV-iv LES POÈMES LYRIQUES
idle brood (brood=race), pours her throat, in thy Gorgon's terrors clad55; et l’on rencontre quelques métaphores : {he hand of rough mischance, the sunshine of the breast 55.
Grâce à une stricte et dense sobriété qui évite l'encombrement des artifices, grâce à la régularité dominante des ïafnbes, grâce à
l'extension du sens sur deux ou trois vers, la phrase allie la fermeté à la fluidité claire :
And ye, that from the stately brow Of WinDSOR’S heights th'expanse below Of grove, of lawn, of mead survey, Whose turf, whose shade, whose flowers among Wanders the hoary Thames along His silver-winding way. (Ef. 5-10)
Les principaux caractères du style de convention se rassemblent en ces deux tercets : vocables « poétiques », épithètes choisies, figures, inversions. Mais ils sont empreints de puissance et de majesté. Les collines se dressent, le panorama s'étend; l’énumération multiplie la richesse des prairies, des ombrages et des fleurs; et les inversions s’agencent si bien qu'elles descendent sans heurt les méandres du fleuve argenté. De telles impressions ne se communiquent pas seulement par la justesse de la signification, mais par l'âme des sons. Seule une oreille délicate pouvait peindre par des mots les collines escarpées, le vaste panorama, la marche lente de la Tamise. Cet art a pour secret l’onomatopée, dans
l’acception la plus large du terme; le pouvoir d'interpréter le murmure de la brise qui passe dans
Whispering pleasure as they fly, (Sp. 8) de nous harceler du cortège sinistre du malheur dans And black Misfortune’s baleful train, (Ad. 57) ou de faire bondir les jeunes agneaux :
Frisking ply their feeble feet. (PJ. 10) Que l’on prenne le distique le plus suranné :
The Attic warbler pouts her throat, Responsive to the cuckow’s note. (Sp. 5-6)
Comment ne pas percevoir les roulades adoucies du rossignol, et les deux brèves notes du coucou, dans ce dialogue où la réponse est cependant marquée par l'écho de la rime?
La douceur, l'humeur rêveuse, la personnalité entière du poète, entrent dans les souffles de ces consonnes, dans les sonorités assourdies de ces voyelles que, d’une aïle rapide, effleurent à peine les deux ou trois tintements d’un joyeux souvenir :