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IV-iv LES POÈMES LYRIQUES

Cette accentuation ne se produit qu’une fois après la coupe, et à la suite d’un ralentissement d’insistance :

Their name, / their years, / /spelt by th’unletter’d Muse. © 2 0 2 2 0 (PER: (] 2

L'accentuation à forme de spondée est exceptionnelle, et, portant sur des monosyllabes, souvent douteuse. Si l’on peut considérer comme marqués

Chill Penury repress’d their noble rage, (51) 2 2

Full many a gem of purest ray serene, (53) 2 2

ou, au milieu du vers, cette marche dans le sang,

Forbad to wade fhrough slaughter to a /hrone, (67) 2 2

ou encore cet attachement désespéré,

On some fond breast the parting soul relies, (89) 2 2

la scansion de l'impératif

Let not Ambition mock their useful toil (20) a) reste indécise, et dépend du sentiment du lecteur. Outre les nombreuses élisions, quelques accentuations d’anapeste jouent un rôle bien déterminé. C’est pour évoquer le sol semé de tertres du cimetière, dans

Where heaves the turf in many a mouid’ring heap, (14) 135 0 2 0 0 2 0 2

ou pour propager l'écho du cor, dans The cock’s shrill clarion, or the echomng hoyn. (19)

020 000 2 Le peu de fréquence des enjambements entraîne la régularité des coupes, qui se placent généralement après le second ou le troisième accent. Très rares après le premier, elles marquent un tournant :

For who | to dumb Forgetfulness a prey. (85) For thee | who mindful of th’unhonour’d Dead. (93) On n’en trouve qu'une après le quatrième accent, pour préparer un rejet : Perhaps in this neglected spot | is laid Some heart... (45-6)

135. Cf. J. Douady, La Prosodie anglaise, Paris, 1928, p. 87. Sur plusieurs passages de l’Elégie, on trouvera dans cet ouvrage d’intéressants commentaires, pp. 66, 69, 101, 233.

432 LE POÈTE IV-iv

Malgré la rareté de ces accidents prosodiques, bien peu de vers pourtant se ressemblent exactement. Les nuances qui les distinguent respectent à la fois le rythme, et le marquent de nuances délicates et inépuisablement variées. Si dans

The curfew tolls the knell | of parting day (1) la coupe est nette, il est difficile d’en placer une dans Save that from yonder ivy-mantl'd tower, (9)

et c’est 1à la première façon de rompre la monotonie. Mais il y a les fréquentes coupes féminines, qui donnent l'impression d’un trochée, sans qu’il y ait trochée, dans

And all that beauty, | all that wealth e’er gave, (34) The pealing anthem | swells the note of praïse, (40)

ou dans ce puissant arrêt, suivi d’une antithèse :

Their lot forbad : | | nor circumscrib’d alone Their growing virtues, | but their crimes confiu’d. (65-6)

Il y a le jeu de l’ictus faible #6 et de l'arsis fort, qui met l’accent sur of dans

And froze the genial current of the soul, (52) 0 s A 0 2

et place free en position faible dans

Beneath those rugged elms, that yew-{ree’s shade, (13) 0 2 2 2

Cet artifice peut simplement permettre d'éviter l’uniformité de la cadence :

Their homely joys and destizy obscure 0 2

02087 0 200: t-2E:0 "EE 2

Nor Grandeur hear with 4 disdainful smile, (30-1)

Mais il réalise des effets d’anapeste sans anapeste, et donne même, avec cinq accents, l'illusion d’un tétramètre :

Oft did the harvest {o fheir sichle yield, (25)

2 0 ) 2 0 1 0 2 0 2 The paths of glory lead but to the grave. (36) 0 2 0 2 0 2 1 0 0 2

D'une part un balancement pareil au va-et-vient de la faucille, puis le geste qui coupe, et la chute du blé; d'autre part, la fierté de la marche ascendante, suivie de la catastrophe.

S'agit-il de faibles allongées? Elles sont aussi solennelles que d’authentiques spondées :

fades the glimmering landscape on the sight. (5) 1(2) 2 Ë

136. L''ictus faible se trouve surtout en troisième ou quatrième place.

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