‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 423 sur 446 · Of Lyric Poetry (Œuvres, éd. Aldine, II, p · texte numérisé non relu

Of Lyric Poetry (Œuvres, éd. Aldine, II, p

148. Dans ses Odes on Several Subjects. Au début, Akenside se plaçait sous l'égide d’'Horace. Mais il montrait aussi son désir de renouveler le lyrisme par l’imitation de Pindare. Cf. On Leaving Holland, On Lyric Poetry. Les odes À Huntingdon (1747) et A Townshend (1750) en fournissent d’autres exemples, dont le premier, à l'exception de la fréquence des rimes plates, se rapproche beaucoup de la formule de Gray.

149. Dans les Odes on Several Descriptive and Allegoric Subjects, où Gray découvrait «une mauvaise oreille » (cf. swp. ii, p. 361). Voir To Fear, To Mercy, To Liberty.

150. Cf. Draper, 0. c. sup. II iii n. 60, p. 148. Le précédent d’Akenside ôte d’ailleurs à Mason son originalité. Les notes manuscrites de Gray sur Pindare se trouvent aujourd'hui au British Museum (Add. 36.817, 4-5). Elles sont datées du 20 mars 1747, et il n’est pas sûr qu’à ce moment-là Gray eût encore rencontré Mason.

151. Cf. Courthope, o. c. sup. n. 141, V, pp. 269-71. Dans sa préface, West reprenait les arguments de Congreve et réclamait « la régularité de la mesure » et « l’unité de la pensée » (Anderson, British Poets, XII, p. 293).

438 LE POÈTE IV-iv

Gray avait-il le droit de se croire spécialement compétent pour tenter une imitation conforme? De la brièveté de ses notes il est délicat de tirer de catégoriques conclusions. Si ces notes constituent tout le fruit de son travail, il se contenta de peu. Du moins apprenons-nous qu’il a étudié et compris le texte, ce qu'on ne saurait affirmer de tous les pindarisants. Nous le voyons particulièrement frappé par la Première Olympique, d'une ordonnance claire à saisir; ému de la resplendissante histoire des Iamides dans la Sixième, de la description du pouvoir de la musique au début de la Première Pythique, « exemple de belle expression et de peinture poétique qui égale ce que j’ai jamais rencontré de plus beau ». I1 dresse une liste de vingt-huit mètres employés par Pindare, et analyse membre par membre la strophe de la Première Olympique. Sa scansion ne coïncide pas toujours avec celle des savants modernes. Mais on voit qu’il acquiert une notion générale exacte de la prosodie de l’auteur, qu’il comprend la distribution des cola en « monomètres », « dimètres » et « trimètres », et sait distinguer les vers réguliers des catalectiques 152.

Quant à son opinion sur le pindarisme anglais, elle demeure obscure. D'une lettre écrite à Wharton peu de temps après la composition du Progrès de la Poésie, il ressort que non seulement la strophe et l’antistrophe semblables lui avaient coûté beaucoup d'efforts, mais qu'il doutait de leur « effet sur l'oreille, qui ne perçoit pas le retour régulier des mètres à une aussi grande distance » 15, I] croyait donc à la valeur des correspondances. Pour qu'elles soient efficaces, il voulait que la strophe et l’antistrophe ne dépassent pas neuf vers. « Pindare a plusieurs de ces odes, » ajoutait-1il 1%, On s'étonne qu'il n’ait pas suivi lui-même cette règle. Mais il rendait ainsi hommage à la formule de Congreve 155, et déclarait par ailleurs « détester surtout la chaîne de strophes irrégulières introduite par Cowley qu'on appelait à tort pindarique, et dont l'extrême facilité d'exécution avait fait naître un grand nombre d’imitateurs misérables » 156, C’était bien 1à le contraire de ce qu’il recherchaïit.

Commencée en 1752, l’ode sur le Progrès de la Poésie fut terminée en 1734 157. On se rappelle que Gray composa cette ode au moment où il entreprenait son Histoire de la Poésie anglaise 15%, Rien de plus naturel. Célébrer une de ces grandes abstractions qui forment la vie morale des hommes en en retraçant l’histoire depuis les origines légendaires, en écrire le « Progrès », ne convenait pas seulement à son penchant, mais lui était suggéré par l'usage Denham a laissé un Progrès de la Science, Prior un Progrès de

152. Mss. sup. n. 150. 153: LIL 267. 154. TL I 261-2. 155. La strophe de Congreve ne comprend que sept vers.

156. MM III 156. Comme ode « sublime », Gray n’acceptait d’ailleurs comme mpl que le Festin d'Alexandre (cf. TP 201). # À FAUee

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