‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 425 sur 446 · II. ii · texte numérisé non relu

II. ii

Forêts qui ondulez sur les hauteurs de Delphes, Iles qui couronnez l’abîme Fgéen, Campagnes que baigne le frais Ilisse, ou que les flots ambrés du Méandre parcourent en nonchalants Labyrinthes, 5 pourquoi vos harmonieux Echos se taisent-ils, ou ne répondent-ils plus qu’à la voix de la Douleur ? Tà-bas, sur les Monts antiques de la poésie, rayonnait alentour l’Inspiration; chaque coin d'ombre, chaque Fontaine sacrée, 10 mutmurait une profonde et grave musique.

Vint l'heure fatale de la Grèce, et les tristes Sœurs Quittèrent leur Parnasse pour les plaines du Latium. Mais elles méprisent aussi l'éclat du Pouvoir tyrannique, et le Vice couard, qui se réjouit dans ses chaînes. 15 Quand le Latium eut perdu son âme altière,

elles choisirent, 6 Albion | ton rivage encerclé par la mer.

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