‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 43 sur 446 · W. C. Sydney, II, 108; GI 90. 42. GL · texte numérisé non relu

W. C. Sydney, II, 108; GI 90. 42. GL

T-iv LE MILIEU 39

par forfanterie : « La carafe faisait le tour; … on s’efforçait de se rendre ivre mutuellement, et chacun s’enorgueillissait de pouvoir résister aux effets de la boisson »4%, En vain, les autorités intervenaient-elles; les mesures prises demeuraient sans lendemain #4

Aux raffinés, ces mœurs semblaient barbares15. Gray se rangea dans la catégorie des mécontents 4.

Il eut des relations. On a pu dire que « vivant longtemps au collège, il n’y mena pas une existence morose, mais entra largement en rapport avec les hommes les plus sages et les plus vertueux de son temps »4. Cette formule conventionnelle et vague demeure vraie en un sens. Il fréquentait les cafés; y buvait son thé avec Walpole, y lisait les revues‘8, y « faisait une apparition » en rentrant de vacances. Il empruntait des livres à la bibliothèque circulante de l’Ayrc-en-Ciel5, S'il fuyait le bruit des tavernes, il se laissait entraîner parfois, dans les appartements du collège, à d’innocents festins. Les registres de Peterhouse rapportent un dîner qui eut lieu le jour de Noël 1755 : six /ellows et cinq fellowcommoners, dont Gray, sont assemblés autour d’un menu de «saumon sauce homard, dinde, gibier et petits pâtés ». La Chandeleur de l’année suivante fut fêtée par un repas semblable, où 14 shillings et 6 pence de « brochets et anguilles » remplaçaient le homard 51.

Il aimait les concerts. Si quelque chanteur ou un exécutant, même médiocre, passait, il ne manquait pas d’aller l'entendre. Les auditions de Parry le ravirent, comme celles de Delaval®2. Nicholls l'avait remarqué, avant de le connaître, aux séances de Joah Bates, qui « l’attiraient jusqu’au fond d’une weille cour »53. Nous le voyons parfois au milieu de cercles aimables réunis dans l’appartement d’un fellow. Le voici chez Lobb, à Peterhouse, à l'heure du thé, écoutant une conversation sur « l'emploi des métaphores audacieuses en poésie »; on cite Milton et Dante; il dresse l'oreille, prend part au débat54 Lorsque Conyers Middleton mourut, Gray déplora la perte de l’ami et regretta « sa maison, qui était le seul endroit où l’on püût parler à son aise »5%5. En 1770, on le rencontre encore « à dîner dans l’appartement de Mr. Oldham »; il y revoit William Cole et y fait la connaissance du Dr. Farmer 5f.

Nombreux furent les universitaires qu’il fréquenta. Si ses rap-

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