‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 433 sur 446 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

Sur un roc, dont le front altier surplombe les flots écumeux de l’antique Conway, vêtu de la robe noire de la douleur, les yeux hagards, se dressait le poète.

Sa barbe flottait, et sa chevelure chenue 5 ondoyait comme un météore dans l’air tourmenté. D'une main souveraine, avec la flamme d’un Prophète, il attaqua les profonds chagrins de sa lyre : “Ecoutez les chênes géants, et les antres déserts répondre par leurs sanglots à la voix terrible du torrent dans le ravin ! 10 sur ta tête, Ô Roi ! ils agitent leurs cent bras, ils appellent sur toi la vengeance d’un murmure plus rauque; ils ne font plus écho, depuis le jour fatal de la Cambrie, à la harpe noble de Hoel, au chant suave de Llewellyn. I: it.

Froide est la bouche de Cadwallo, qui fit taire l’océan déchaîné.

Le brave Urien dort sur son lit rocailleux.

Montagnes, vous pleurez en vain

Modred, dont le chant magique 5 courbaït la tête ceinte de nuages de l’énorme Plinlimmon !

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