‹ Essai sur Thomas GrayChapitre 437 sur 446 · IV-iv LES POÈMES LYRIQUES · texte numérisé non relu

IV-iv LES POÈMES LYRIQUES

ne Le nee that visits these sad eyes,

Ses as Fe rade drops that warm my heart. (I ii 12-3) 2 0 0 2

" Les anacrouses sont fréquentes. Elles ne se présentent régulièrement qu'au huitième vers, avec suppression de syllabe, et formation d’un catalectique :

Smear'd with gore, and ghastly pale. (I iii 8) 2 0 2 0 2 0 2

À + elles tendent à se répéter dans la partie rapide du CDUE :

Cold is Cadwallo’s tongue,

M LS 7e moutn in vain 0 2 0 2 Modred, whose magic song. (I ïii I, 4-5)

On remarquera dans cet exemple l’accentuation du balancement par les allitérations. La fréquence relative de ces dernières dans l’ode à pu faire croire que Gray cherchait à reproduire la cynghanedd consonantique 1% C’est aller bien loin. I/Elégie contenait tout autant d’allitérations, et de plus complexes 1%5. Gray n'ignore pas que l’allitération caractérise les poésies primitives 196, et l'utilise naturellement ici dans la bouche d’un barde qui s’accompagne de la harpe. Mais l’allitération se justifie aussi par le sens, en donnant aux imprécations ou aux formules fatidiques le ton de prophétie convenable :

Ruiïn seize thee, ruthless King (I i 1)

From Cambria’s curse, from Cambria’s tears (I i 8) Weave the warp, and weave the woof (II i 1)

The web is wove. The work is done (III i 4)

En revanche, on pourrait appeler aussi bien tentative de cynghanedd vocalique les rimes intérieures

No more I weep. They do not sleep, (I ïii 15) The bristled Boar in infant-gore (II ïii 17), etc.,

qui se reproduisent constamment, et constituent la plus notable innovation métrique du poème.

Par la netteté de sa structure et par la logique de son enchaînement, celui-ci ne le cède en rien au Progrès de la Poésie. Nous sommes aux flancs du Snowdon, dans une vallée profonde et

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