CT I 326, 345. 109-261 T543, 547: 110. CT I
111. MM II 56. Lire P. Yvon, o. c. sup. I iii n. 17, 51 ét sq.
T12.1CT 10276 119: CTtT302. 114. CT I 206.
Il LA ( QUADRUPLE ALLIANCE » 83
jour augmente l'ironie de Walpole pour les gens qui « se plongent dans les arts libéraux et passent leur matinée à la Galerie » 115, Gray était un compagnon «trop sérieux ». La divergence s’accentue : « Je venais d'échapper aux contraintes de l’Université, et j'avais tout l'argent que je pouvais dépenser. Je voulais me laisser vivre. Gray ne pensait qu'aux antiquités » 116,
Pendant ce temps, à Londres, West et Ashton s’entretiennent des absents et les suivent pas à pas. West « voudrait grimper avec eux les hauteurs de Fourvière » 17, passer comme eux « là où est passé Hannibal » 18, ]1 voudrait s’embarquer à leur suite, « mais tant que je ne serai pas privé de vos lettres, j'aurai quelque plaisir à rester ici » 19, Il les prive souvent des siennes, et leurs reproches le touchent; qu’on veuille se montrer indulgent pour sa paresse, puisque l’amitié demeure 1? En bonne et due forme, il leur adresse un pacte d'alliance rédigé en français, comme il convient aux dipiomates: encore une de ses fantaisies | 121
Walpole s’attribue le privilège de lui écrire : pages alertes, « volumes de bagatelles » 122, d’impressions piquantes. Il lui prodigue son affection désinvolte et condescendante; lui conseille de « prendre soin de sa santé » 123; Jui dit « mon petit » 124 : c'était son mot. Gray joue le rôle obscur; rappelle à Walpole que le jour est venu : « Vraiment, vous devriez écrire à West » 1%5; ajoute quelques lignes de sa main : « Je suis un finisseur de lettres » 16, Si Walpole se trouve mal disposé, il le remplace, et compose alors des descriptions où il met tout son soin. C’est à Gray qu'incombe, au début, la tâche ingrate d’écrire à Ashton : la rédaction est négligée, décousue 1?7.
Au milieu de l’année 1740, un changement se produit. Nous apprenons que Walpole et Ashton correspondent en dehors de Gray. Dans la seule lettre connue 1%, parmi de mystérieuses allusions prouvant qu'il existait entre eux plus d’un secret 1%, Walpole intercale cette phrase : « D’après un énorme volume de Chartes et de Pyramides que j'ai vu à Florence, j'ai cru qu’une publication était imminente. Ses voyages lui ont vraiment fait du bien. Puisse-t-il en être ainsi pour tout le monde! » 1%° Il s’agit clairement de Gray. On voudrait savoir l’origine et le développement de ces confidences. Quelle sombre jalousie poussait donc Ashton et à quelle manœuvre se livrait-il? Pourquoi ce complot
xx5, (CAT SAT-