CT II 59-60. 48. CT TICrTS: 49. CT II
50. CT II 186-206. Gray a travaillé aussi pour Walpole au Musée Britannique, #bid. 51. CT II 206-7, 200. 52 CERITETS: 53. CT II 262 et n. x.
54. Pour ces divers faits, cf. inf. IV ii, pp. 326-371. 55. Dobson, o. c. sup. I i n. 36, pp. 163-4.
JII-i LES CONFIDENTS 95
fait un peu son œuvre. Il le stimulait à produire et visait au patronat flatteur de naguère 5%, Sur ce point, il devint susceptible. En 1768, alors qu'il appartenait à un autre monde et que Gray devenait de plus en plus apathique, il se vexa d’avoir été tenu dans l'ignorance d’une édition nouvelle : « C’est très méchant, non seulement d’avoir quitté Londres sans me parler de vos poèmes, sans me les montrer, mais de ne pas m'en dire un mot dans votre lettre. Croyez-vous que ce que vous écrivez me laisse indifférent ? Si j'ai cessé de vous rien demander, c’est parce que depuis longtemps vous refusez de me montrer quoi que ce soit » 57.
Walpole ne comprit jamais exactement que Gray, instruit par l'ineffaçable expérience, portait ailleurs son besoin d'affection. Jamais Gray ne parlait sérieusement de Walpole à ceux qu’il avait maintenant choisis. S'il lui fit connaître Mason, et mena même celui-ci à Strawberry Hill, c’est que Mason écrivait 58, Dira-t-on que l’âge l’attiédissait? Que l’on regarde à côté : Gray avait trouvé d’autres confidents.
Lorsqu'il fut mort, Walpole demanda à Cole : « Quels écrits a-t-il laissés? Qui sont ses exécuteurs? Je désire vivement, s’il destinait quoi que ce soit au public, l’imprimer à ma presse. Cela me ferait honneur et me procurerait l’occasion d'exprimer ce que j'éprouve » 5°, Dans son testament, Gray n'avait accordé à Walpole ni cette occasion, ni cet honneur.
Voici, pendant la période de maturité, trois figures de premier plan.
La plus connue est celle de William Mason. Mason, prêtre pluraliste, aumônier des rois, chanoïne et chantre d’Vorkconvoitant l’inaccessible évêché; Mason, homme de lettres, qui composa d’inévitables odes À la Mémoire, À l'Indépendance et À mon départ du Collège de Saint-John, chaussa le cothurne à des héros barbares, s'essaya au lyrisme didactique dans un Jardin anglais, et acheva sa carrière en exhalant son dépit dans des satires anonymes; Mason, enfin, qui devait recueillir l'héritage littéraire de Gray et ne s’en montra pas toujours digne, est une personnalité discutée °°. D’'esprit médiocre et foncièrement vaniteux, il poursuivit plus d’ambitions que ses dons naturels n’en pouvaient atteindre. On n'aime pas sa manière de forcer son talent, son effronterie à plagier, son ineffable suffisance. Ses flatteries et ses intrigues déplaisent, ses allures de parasite à la voix « nasillarde » 51, ses mesquineries